INSAISISSABLES 2 de John M. Chu (2016)

Affiche du film Insaisissables 2
Un an après leurs premières et Insaisissables aventures, les quatre cavaliers – célèbres magiciens redresseurs de torts – affrontent cette fois… Harry Potter !
Ou, plutôt, un ersatz barbant et ridicule, pieds nus dans ses mocassins.
Insaisissables 2 tente, une nouvelle fois, de nous mettre le doigt dans l’Oeil en nous faisant passer pour de la magie de simples tours de cinéma mêlant effets de montage, effets spéciaux, ellipses bienvenues, tours improbables non explicités, hypnose tirée du chapeau pour retourner la situation d’un claquement de doigts et beaucoup de baratins pour assommer le spectateur et l’empêcher de réfléchir. Rien de magique en somme, juste un piètre tour d’enfumage cinématographique.
« Ils reviennent pour un incroyable braquage » nous dit l’accroche.
Vu la tête des comédiens sur l’affiche, il fallait s’attendre à un tour de con.

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TRIPLE 9 de John Hillcoat (2016)

Affiche du film Triple 9
Une bande de flics ripoux travaillant pour l’impitoyable Irina Vlaslov, patronne de la mafia russo-israélienne, doit effectuer un braquage à haut risque.
Pour gagner un peu de temps et détourner l’attention de tous les policiers de la ville, ils décident de déclencher un code 999 en abattant un de leur collègue.
Rien à dire, John Hillcoat – Des hommes sans loi – connaît son travail et la mécanique de son Triple 9 est plutôt bien huilée. Mais aussi maîtrisée soit-il, son polar ne parvient jamais à faire exister des personnages dont le destin peine à émouvoir. Le réalisateur préférant soigner ses ambiances et miser sur les différents numéros d’acteurs de sa somptueuse distribution.
Casey Affleck crispe la mâchoire tout en mâchouillant avec une agaçante application son chewing-gum, Kate Winslet, méconnaissable, fait peur avec sa grande tignasse peroxydée, Gal Gadot hérite du rôle de la bombe écervelée anorexique et Woody Harrelson joue bien, mais pour la centième fois au moins, son personnage de flic toxicomane.
Un spectacle ronflant et un peu vain au goût de déjà-vu.

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HUNGER GAMES : LA RÉVOLTE partie 2 de Francis Lawrence (2015)

Affiche du film Hunger Games La révolte partie 2
Après maints atermoiements, bouderies et pleurnicheries, Katniss se décide – enfin – à aller faire la peau au président Snow.
Il en va des idées comme de la confiture, moins on en a et plus on l’étale.
Obligé de réaliser deux films à partir du dernier roman de la trilogie de Suzanne Collins pour des raisons que l’on suppose essentiellement commerciales, Francis Lawrence peine à clôturer sa saga de science-fiction qu’il fait inconsidérément traîner en longueur.
Les acteurs, qui n’ont plus rien à jouer, en sont réduits à cabotiner pour occuper l’espace. Et l’on se moque comme d’une guigne de la disparition de tel ou tel protagoniste, la mise en scène ne parvenant jamais à faire passer la moindre émotion, ni même un semblant de frisson lors des rares scènes d’action filmées en dépit du bon sens.
Et que dire de l’amour que ressent Katniss pour Peeta, sinon qu’il ressemble à celui d’une sœur pour son petit frère plutôt qu’à une véritable passion, finissant d’ôter toute crédibilité à un interminable épilogue.
L’accroche de l’affiche a raison : « Rien ne vous a préparé à ce dénouement » et la révolte, promise par un geai décidément très moqueur, s’avère aussi explosive qu’un pétard mouillé.

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LES BRASIERS DE LA COLÈRE de Scott Cooper (2014)

Affiche du film Les brasiers de la colère
Dans une ville ouvrière américaine durement touchée par le chômage, deux frères tentent de survivre au jour le jour. Russell, l’aîné, travaille dans la dernière usine de sidérurgie ouverte tandis que son frère, ancien soldat marqué physiquement et psychologiquement par plusieurs séjours en Irak, participe à des combats clandestins. Mais un accident et la disparition de son jeune frère vont remettre en question l’équilibre précaire qu’était parvenu à trouver Russell.
En traduisant Out of the Furnace par Les Brasiers de la colère, le distributeur français a visiblement lorgné sur une autre crise, celle de 1929, et pensé à d’autres laissés pour compte.
Malheureusement, si la colère – et la résignation – sont sans doute les mêmes que dans l’œuvre de Steinbeck, les raisins ont laissé place à un brasier artificiel tant il cumule les poncifs.
De sa ville abandonnée par l’État, à ses habitants qui vivent de petits boulots. Des dernières usines qui ferment aux truands qui font leur beurre sur la misère des gens. Le décor est posé mais reste à l’état de décor, le réalisateur préférant s’appesantir sur une histoire de vengeance familiale vue cent fois ailleurs, en mieux.
Le tout interprété par une ribambelle d’acteurs connus dans des rôles stéréotypés qu’ils ont déjà, plus ou moins, incarnés par le passé.
Christian Bale, toujours obligé de se déguiser pour masquer son inexpressivité, donne dans le prolo tatoué, aux cheveux longs et à la barbe taillée en bouc pour se donner le côté plouc qui va bien.
Zoé Saldana se la joue sans maquillage pour faire peuple.
Woody Harrelson nous refait le coup du dangereux psychopathe défoncé et bas du front.
Willem Dafoe avec sa tronche patibulaire compose encore une fois un truand sympathique.
Forest Whitaker réendosse son personnage de flic sympa et débonnaire.
Quant à Sam Shepard il semble désormais cantonné aux rôles de patriarche.
Seul Casey Affleck est vraiment convaincant, dommage qu’il n’ait pas grand-chose à jouer.
Et la mise en scène dans tout cela ?
Certains vont parler de Cimino et de Voyage au bout de l’enfer parce que deux types chassent le cerf dans une forêt. D’autres vont penser à Charles Laughton et à La nuit du chasseur parce que le méchant a tatoué Fuck et You sur ses mains.
C’est faire trop d’honneur au réalisateur dont le talent n’arrive pas à la cheville de ses aînés. Car, non contente d’enfoncer des portes ouvertes, son intrigue est prévisible et plutôt soporifique. Le spectateur en est pour ses frais et se languit en attendant des rebondissements qui ne viendront même pas.
Bref, Les brasiers de la colère est le type de produit sans âme parfaitement calibré pour les oscars.

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HUNGER GAMES : LA RÉVOLTE partie 1 de Francis Lawrence (2014)

Affiche du film Hunger Games : La révolte partie 1
Katniss Everdeen a trouvé refuge auprès des rebelles du district 13 qui avaient été soi-disant entièrement annihilés par les troupes du Capitole. Mais ceux-ci n’ont pas réussi à récupérer le piteux Peeta, toujours entre les mains du président Snow.
Pour sauver son ami et redonner espoir à tous les opprimés, Katniss accepte de devenir le symbole de la rébellion.
Il faut, en effet, se révolter contre cette mode Hollywoodienne, lancée avec Harry Potter et les reliques de la mort, qui consiste à tirer deux films du dernier roman d’une série. Surtout, comme c’est le cas pour Hunger Games, s’il n’y a pas matière pour le faire.
Pendant près de deux heures, la fameuse révolte annoncée dans le titre ne fait que gronder tandis que la production se contente d’exploser le budget oignons (la pauvre Katniss chiale à tout bout de champ) et gravats (principal décor du film) pour nous en mettre plein les mirettes. C’est peu, que l’on ait un cœur d’artichaut ou un cœur de pierre.
Certes, il y a toujours une petite critique du pouvoir de l’image et de son utilisation dans la manipulation des masses (après les travers de la télé réalité ce sont ceux de l’information propagande qui sont sommairement abordés) mais cela ne va pas bien loin, d’autant que la psychologie des personnages est toujours aussi sommairement traitée.
La pauvre Jennifer Lawrence alterne regards déterminés et regards mouillés (mention spéciale pour son effroi au sortir d’un cauchemar, aussi risible que la mort de Marion Cotillard dans The Dark Knight Rises), tout en tentant de nous faire croire que son personnage tient enfin à Peeta. Quant aux autres comédiens, ils semblent n’avoir d’existence que par leur apparence : on retient surtout la coiffure et les yeux étranges de Julianne Moore plutôt que sa fade interprétation de la présidente du 13ème district. Et que dire des apparitions du pauvre Philip Seymour Hoffman dont c’est le dernier rôle…
Du moins nous épargne-t-on, pendant une grande partie du film, le jeu Peetayable de Josh Hutcherson.
Avec ce ridicule début de révolte, le geai moqueur s’est bien joué de son public en s’amusant à le laisser sur sa faim.

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HUNGER GAMES : L’EMBRASEMENT de Francis Lawrence (2013)

Affiche du film Hunger Games : L'Embrasement
Katniss et son compagnon Peeta sont rentrés dans leur district après avoir gagné la 74ème édition des Hunger Games. Mais le Capitole n’en a pas fini avec eux, d’autant que la révolte gronde. Non content de les faire participer à une tournée de la victoire dans les autres districts, le Président Snow décide d’organiser un nouvel Hunger Games avec les vainqueurs des anciennes éditions dans l’espoir, cette fois, de les faire définitivement disparaître.
Même si le nouveau réalisateur essaye de donner un peu plus de tenue aux scènes d’action (adieu les hypocrites hors-champ destinés à atténuer la violence) et tente de développer une vague critique sur les méthodes douteuses de la télé réalité, les nouvelles aventures de Katniss sont toujours aussi superficielles et convenues.
Malgré sa durée, excessive, le film ne parvient pas à exploiter ses maigres atouts et préfère se complaire dans les clichés faciles de son tournoi répétitif. Le monde de la jolie Katniss sonne creux et on a du mal à croire un seul instant à cette société où les riches semblent tout droit sorti d’une Gay Pride et les pauvres d’un roman de Dickens.
Les personnages que croisent l’héroïne n’ont d’ailleurs quasiment pas d’épaisseur. Difficile, dans ces conditions, de faire naitre l’émotion et de s’attacher à eux. Mais c’est, sans doute, le prix à payer pour les faire disparaître ensuite sans choquer.
Plus que de viser une dystopie avec un sous-texte politique à destination des adolescents, Hunger Games : L’embrasement se contente au final de lisser son public dans le sens du poil et de lui resservir la vieille recette des amours contrariés entre une jeune fille et ses nombreux prétendants, façon Twilight.
Jennifer Lawrence a beau se démener, l’embrasement annoncé n’est rien de plus qu’un feu de paille.

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INSAISISSABLES de Louis Leterrier (2013)

Affiche du film Insaisissables
La police n’en croit pas ses yeux.
Comment arrêter quatre insaisissables magiciens qui organisent un casse à l’autre bout du monde ou détournent des fonds pendant leurs spectacles ?
Quelles sont leurs motivations ?
Comment s’y prennent-ils ?
C’est sur un rythme abrutissant que Louis Leterrier nous entraîne dans son histoire de magiciens. Images, montage, musique : tout est tonitruant, sans doute pour tenter de masquer la vacuité de son récit.
D’ailleurs, la magie n’est pas le cœur de son spectacle. Elle en est juste l’artifice, destiné à justifier les invraisemblances de scénario les plus énormes. Tout comme le casting prestigieux, à qui le réalisateur donne des rôles aussi volatiles que le papier flash (papier qui s’enflamme instantanément sans laisser de traces) utilisé par les quatre héros.
Le plus insaisissable dans cette histoire, c’est que le réalisateur multiplie les mauvais tours :
– En se concentrant sur les amourettes d’un flic américain avec une française d’Interpol – Mélanie Laurent dans un rôle improbable – plutôt que sur les relations au sein de l’équipe de magiciens.
– En offrant à Michael Caine un simple rôle de faire-valoir.
– En agitant sa caméra à tout propos mais, hélas, sans à-propos.
– En offrant un épilogue prévisible et une explication simpliste qui donnent l’impression d’avoir assister à beaucoup de bruit pour rien.
Au final, seul le numéro de mentaliste de Woody Harrelson parvient à tirer quelques sourires…
Un conseil si vous aimez les magiciens, (re)découvrez plutôt Le Prestige de Christopher Nolan et surtout le merveilleux Illusionniste de Neil Burger, plutôt que ce film artificiel sur la magie qui ne fait pas longtemps illusion.

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