HÔTEL TRANSYLVANIE 2 de Genndy Tartakovsky (2015)

Affiche du film Hôtel Transylvanie 2
Tout va pour le mieux à l’Hôtel Transylvanie depuis que les humains y sont les bienvenus.
Mavis, la fille de Dracula, et Johnny, un simple mortel, se sont mariés et ont donné naissance à un petit garçon : Dennis.
Un petit fils un peu trop à croquer pour le comte Dracula, qui va tout faire pour le transformer en un véritable vampire.
Il faut vraiment avoir les canines limées pour s’amuser devant ce dessin animé à l’humour aussi exsangue et formaté que le premier Hôtel Transylvanie.
Sur une trame plus fine qu’une aile de chauve-souris, les gags gentiment lourdauds et les lieux communs sur les monstres de cinéma finissent tous par s’engluer dans un sentimentalisme gnangnan.
De quoi prendre un coup de sang devant cette bande de monstres pathétiques et connectés (ils abusent du téléphone portable et de Facebook !) à côté desquels les membres de La famille Adams passeraient presque pour de dangereux psychopathes de la comédie enfantine.

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ONLY LOVERS LEFT ALIVE de Jim Jarmusch (2014)

Affiche du film Only Lovers Left Alive
Il s’appelle Adam.
Elle s’appelle Eve.
Il est musicien.
Elle aime la littérature.
Il vit à Detroit.
Elle vit à Tanger.
Ils s’aiment depuis des siècles.
Ce sont des vampires.
Avec Only Lovers Left Alive, Jim Jarmusch redonne un peu de sang frais à des vampires devenus exsangues tellement le cinéma et la télé s’en sont abreuvés depuis une dizaine d’années. Ici pas de vampires guerriers façon Blade ou Underworld, ni de buveurs de sang « fleur bleue » comme dans Twilight.
Êtres séculaires, les vampires selon Jarmusch sont des gens cultivés (ils aiment l’art sous toutes ses formes) et mélancoliques (ils sont les témoins de la dégénérescence du monde qui les entoure). Une vision du vampire qui renoue avec la tradition romantique britannique du XIXème siècle, celle de Byron et de Shelley auxquels le film se réfère.
Dès les premières minutes, on retrouve le goût du cinéaste pour la musique, les scènes nocturnes et les plans esthétisants auxquels il donne un aspect gothique grâce à l’utilisation judicieuse des rues de Detroit. De la vieille maison, lugubre et fascinante, d’Adam isolée dans une rue à l’abandon au vieux théâtre du début du XXème siècle transformé en parking. Du concert dans une boîte à la mode aux balades au milieu des quartiers déserts et des usines désaffectées.
Dans ce monde qui part en morceaux, les vampires sont les seuls qui tournent encore en rond comme le laisse suggérer la belle séquence d’ouverture d’Only Lovers Left Alive où le mouvement d’un 45 tours sur une platine s’accorde au mouvement de la caméra tournant autour d’Adam et Eve. A l’inverse, les humains, ou zombies comme les vampires les appellent, passent leur temps à détruire tout ce qui les entoure.
« Ils ont contaminé l’eau et ont même réussi à contaminer leur sang » comme le fait remarquer un Adam en proie à la mélancolie. Une nostalgie, récurrente dans tous les films de Jarmusch, que porte avec conviction Tom Hiddleston, parfait en séduisant rockeur dandy. Face à lui, Tilda Swinton est une nouvelle fois fascinante avec sa chevelure blanche et son visage éthéré. A chacune de ses apparitions, elle vampirise littéralement l’écran. A eux deux, ils font oublier les langueurs du film et un scénario plein de zones d’ombre qui ne développe pas assez les pistes qu’il amorce. Le personnage de la sœur, notamment, qui est sous exploité.
Ces réserves faites, voilà bien longtemps que l’on n’avait pas eu l’occasion de se mettre sous la dent un film de vampires aussi planant et romantique sans ajout d’effets de synthèse.
Alors, bon sang, ne manquez pas ce voyage musical de Detroit à Tanger et allez vous y abreuver.

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HÔTEL TRANSYLVANIE de Genndy Tartakovsky (2013)

Affiche du film Hôtel Transylvanie
Pour protéger sa fille, Mavis, des humains, Dracula a fait construire un hôtel inaccessible où les monstres de tout poil se retrouvent chaque année pour se reposer et faire la fête.
Mais lorsqu’un jeune humain débarque par hasard à l’hôtel le jour des 118 ans de Mavis, les réjouissances préparées par le comte prennent du plomb dans l’aile (de chauve souris).
Les auteurs de dessins animés américains semblent vraiment être en panne d’inspiration.
Après L’âge de glaces 4 et Rebelle, Hôtel Transylvanie nous sert à son tour les affres d’une adolescente mal dans sa peau et d’un père un brin sur les nerfs.
Si l’animation est à la hauteur, ce n’est pas le cas du scénario qui ne va guère plus loin que son concept de base, se contentant d’une accumulation de gags plus ou moins drôles et d’un hommage moqueur aux films de monstres (le loup garou, la momie, l’homme invisible et la pauvre créature que l’on confond encore une fois avec son créateur : Frankenstein).
Comme Madagascar 3, Hôtel Transylvanie confond invention avec précipitation (trop de gags – dans un même plan – tuent le gag), confirme que les français ne sont pas en odeur de sainteté de l’autre côté de l’Atlantique (Quasimodo, le méchant de service, s’est reconverti dans… la cuisine) et matraque les enfants à coups de musique rap dans un final abrutissant et vite torché.
Vous aimez vraiment les histoires de monstres, l’humour et la poésie ?
Alors mieux vaut (re)découvrir L’étrange noël de monsieur Jack ou encore l’excellent Monstres & Cie qui sauront vraiment vous faire hurler…de plaisir.

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ABRAHAM LINCOLN : CHASSEUR DE VAMPIRES de Timur Bekmambetov (2012)

Affiche du film : Abraham Lincoln chasseur de vampires
Saviez-vous que le 16ème président des États-Unis débuta sa carrière en traquant les vampires ?
Et que les batailles qu’il lança contre le sud durant la guerre de Sécession n’étaient pas seulement pour l’abolition de l’esclavage mais aussi pour détruire les bandes de vampires esclavagistes qui infestaient les États confédérés.
Avec un sujet aussi « dentesque » et barré, il fallait un réalisateur avec les dents longues et une véritable « gnaque » !
Le choix de Timur Bekmambetov – réalisateur de l’ébouriffant Wanted : Choisis ton destin – s’avérait donc un bon choix pour narrer les improbables aventures d’un président aussi prompt à démembrer ses adversaires, avec une hache dotée d’une lame en argent, qu’à séduire les foules par ses discours enflammés.
Dommage que les vampires du cinéaste russe aient la dent creuse et gâtent un peu le plaisir coupable des spectateurs.
Est-ce dû à la présence de Tim Burton en tant que producteur ? On retrouve, en effet, dans Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires la même tendance à se noyer dans les ambiances brumeuses esthétisantes d’un fantastique consensuel déjà à l’œuvre dans les derniers films du réalisateur de Dark Shadows. Sans parler des anachronismes et autres fioritures dignes des clips de Mylène Farmer réalisés par Laurent Boutonnat.
Bien sûr, Timur Bekmambetov n’a pas perdu la main quand il s’agit de tourner des scènes d’action déchaînées. Mais sa maestria retombe dans les travers foutraques qui desservaient Night Watch et sa suite. Si la course poursuite au milieu d’un troupeau de chevaux sauvages ou l’attaque d’un train par une horde de vampires comptent parmi les scènes les plus spectaculaires de ce film, elles sont visuellement laides et manquent d’intensité dramatique.
La faute à un scénario qui, passé son mordant postulat de départ, ne sait plus quoi faire de son héros dès qu’il acquiert de l’envergure politique. On sombre alors dans les clichés avec les sermons du père de la nation sur la grandeur de l’Amérique : terre de liberté et le courage de son épouse qui ne s’en laisse pas conter, même dans l’adversité.
La faute aussi à un acteur principal sans charisme (Benjamin Walker, sorte de jeune clone de Liam Neeson, est particulièrement insipide) et à des vampires sans relief.
Il n’empêche, si Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires fait recette, Hollywood va pouvoir décliner des suites jusqu’à son 44ème président actuel.
Imaginez un peu George W. Bush combattant le QI du monstre de Frankenstein ou encore Bill Clinton débitant les Cénobites (tranquilles) d’Hellraiser à l’aide de ses cigares vibrants …
Du Z au X, voilà des idées cauchemardesques qu’il vaudrait mieux ne pas souffler aux oreilles de Robert Rodriguez ou de Marc Dorcel.
Quoique…

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DARK SHADOWS de Tim Burton (2012)

Affiche du film Dark Shadows
18ème siècle. Côte Est des Etats-Unis.
Pour avoir eu le malheur de séduire puis d’éconduire une jeune sorcière travaillant à son service, Barnabas – un riche et séduisant héritier d’une conserverie de poissons – voit tous ceux qu’il aime périr avant d’être, lui-même, transformé en vampire et enterré vivant. Deux siècles plus tard, les ouvriers d’un chantier tombent par hasard sur le cercueil enseveli…
Après une série de films allant du décevant au navrant (La planète des singes, Alice au Pays des Merveilles…) Dark Shadows peut se voir comme un retour de Tim Burton aux sources de son inspiration la plus noire et la plus échevelée. Et, de fait, le magnifique prologue tient toutes ses promesses renouant avec l’esprit de Sleepy Hollow et son 18ème siècle baroque, ainsi qu’avec Edward aux mains d’argent : le « monstre » et sa famille vivant dans un manoir isolé situé au sommet d’une colline, à l’écart de la ville.
Mais passée cette belle introduction et les apparitions vraiment frissonnantes d’une défunte (faisant d’autant plus regretter que Tim Burton ne s’attèle pas à un projet fantastique moins familial et plus ambitieux), le film finit par retomber dans une variante de La Famille Addams, en moins drôle et en beaucoup plus tiède. Même la fameuse scène de cul, entre Johnny Depp et Eva Green, censée faire grimper au rideau (au propre comme au figuré) le vampire et sa sorcière manque de légèreté et n’est pas très excitante. Le scénario est à l’avenant, s’agitant lui aussi dans tous les sens avec pour seul enjeu dramatique celui d’aligner quelques gags au rythme de tubes des années 70 qui s’enchaînent comme dans un juke-box. Comble de la promotion, Alice Cooper a même le droit à un mini concert, un peu longuet, en plein milieu du film sans doute en échange de deux vannes plutôt amusantes sur son prénom et son physique.
C’est d’autant plus rageant que le casting est alléchant et fait la part belle aux femmes de tous âges. Michelle Pfeiffer, Helena Bonham Carter, Eva Green, Bella Heathcote et Chloe Moretz, la révélation de Kick Ass, sont vraiment épatantes.
Du côté des hommes, il n’y a pas grand monde pour faire de l’ombre à Johnny Depp, toujours à son aise (et à sa place) dans l’univers du cinéaste. Même s’il lasse un peu avec son sempiternel jeu décalé et ses airs étonnés qu’il a peaufiné jusqu’à l’excès dans les quatre Pirates des Caraïbes.
Heureusement que cette nouvelle virée chez les monstres « gentils » – mais incompris – se termine par une scène qui retrouve, in fine, l’esprit qui imprègnait le début du film. Elle permet à Dark Shadows de se clore honorablement à défaut d’être l’écrin parfait pour les idées folles de son cinéaste et le talent de ses comédiennes.

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UNDERWORLD 4 : NOUVELLE ERE de Måns Mårlind et Björn Stein (2012)

Affiche du film Underworld Nouvelle ère
Vampires et Lycans sont en voie d’extinction depuis que les humains leur ont déclaré la guerre. Faite prisonnière et cryogénisée, Sélène, la plus célèbre des guerrières vampires, sert maintenant de cobaye pour de mystérieuses études scientifiques. Mais un incident va la sortir de son long coma artificiel…
Après la parenthèse Underworld 3 : Le soulèvement des Lycans, sympathique mais inutile préquelle racontant le début de la guerre entre vampires et loups-garous au moyen-âge, voici le retour de Kate Beckinsale à la tête de la franchise qui a fait son succès. Toujours aussi sexy dans la combinaison noire moulante de Sélène, la belle sort les crocs dans une aventure qui tient maintenant plus du film d’action survitaminé que du fantastique horrifique des débuts.
Si l’esthétique bleu nuit de la série est toujours bien présente, l’ambiance gothique des deux premiers films a laissé place aux décors modernes d’une mégalopole futuriste. Mais que les fans se rassurent, en remplaçant Len Wiseman à la réalisation, Måns Mårlind et Björn Stein ne déméritent pas, bien au contraire. Car si les combats entre Vampires et Lycans sont bien présents et toujours aussi spectaculaires, les deux réalisateurs apportent un peu de sang frais à une série qui avait commencé à s’essouffler dès Underworld : Evolution, le second épisode de la saga. En introduisant le paramètre humain dans l’équation Vampire-Lycans, ils permettent à l’intrigue de rebondir tout en ménageant quelques petites surprises bienvenues. Le personnage de Sélène y gagne en humanité et le spectateur en intérêt.
Distrayant, malgré sa 3D sans relief, Underworld : Nouvelle ère ouvre clairement la voie à un cinquième opus qui, on l’espère, terminera en beauté une franchise qui avait un peu pris du plomb (d’argent) dans l’aile.

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LESBIAN VAMPIRE KILLERS de Phil Claydon (2009)

Lesbian vampire killers : Affiche
Pour oublier qu’il vient de se faire larguer par sa petite amie, un nigaud décide de partir en randonnée avec son meilleur ami : un gros abruti élevé à la bière.
Par chance, leurs pas croisent la route d’un minibus Volkswagen rempli de jolies filles sexy très délurées.
Pas de chance, ils décident tous de passer la nuit dans un cottage au milieu des bois où rodent des vampires lesbiennes prêtent à tout pour les sucer…
Pompez une bonne rasade de Shaun of the dead pour les deux héros un peu demeurés.
Aspirez une gorgée de Evil Dead pour la cabane forestière encerclée par des forces démoniaques.
Et agrémentez le tout de quelques vampires en jupettes plutôt portées sur les galipettes entre fillettes.
Mélangez le tout et vous obtenez un breuvage dont le goût se rapproche plus de l’ail que du bloody mary.
Les deux comédiens principaux sont loin de faire des étincelles, Mathew Horne et James Corden n’ayant pas vraiment l’abattage comique de Simon Pegg et Nick Frost.
Quant au réalisateur, une fois posés son décor et ses personnages, il se contente de filmer mollement des aventures qui auraient pu être beaucoup plus mordantes.
Pourtant, Lesbian vampire killers avait de quoi séduire avec sa tripotée de jolies filles pas farouches, quelques répliques bien troussées et deux ou trois gags gore d’un doux goûteux pour les uns et d’un goût douteux pour les autres, à l’image de ces vampires lesbiennes rendant leur dernier souffle dans des giclées spermatiques du plus bel effet.
Dommage que la réalisation de cette petite comédie d’horreur n’ait pas été confiée à la personne en charge de la bande annonce. Une fois n’est pas coutume, elle se révèle plus incisive et rythmée que l’ensemble du film.
Une bande annonce plus drôle que le long métrage qu’elle est censée vanter, avouez qu’il y a là de quoi prendre son pieu et se le mordre, non ?

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