LIFE : ORIGINE INCONNUE de Daniel Espinosa (2017)

Affiche du film Life origine inconnue
Une sonde revenant de Mars est récupérée par une Station Spatiale Internationale en orbite autour de la terre. Les six membres d’équipage découvrent parmi les prélèvements effectués une forme de vie extraterrestre que leurs expériences vont réveiller.
Daniel Espinosa confirme le manque d’originalité qu’il traîne de film en film. Si Sécurité rapprochée faisait illusion, Enfant 44 fut loin de convaincre.
Ce Life : Origine inconnue confirme cet état de fait. Un plan séquence en préambule comme dans Gravity, un tentaculaire extraterrestre qui se cache au milieu de l’équipage et les supprime un à un comme dans The Thing ou Alien.
Hormis le réveil intrigant de la créature dont l’apparence frêle cache une force monstrueuse, nous sommes en terrain connu et le scénario ne cherche jamais à sortir des sentiers rebattus de la science-fiction horrifique. Même le rebondissement final est prévisible pour qui a vu passer nombre de ce type de films depuis des années.
Quant aux acteurs, ils semblent s’ennuyer ferme dans leur boîte de conserve et alternent, sans surprise, séquences de parlotes sentimentales et scènes d’action en apesanteur avec un entrain qui n’a rien de « poulpitant ».
Sur un thème similaire, mieux vaut revoir le passionnant et plus plausible Mystère Andromède de Robert Wise.
Circulez, y’Alien à voir !

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GHOST IN THE SHELL de Rupert Sanders (2017)

Affiche du film Ghost in the shell
Dans le futur, les hommes sont réparés et améliorés grâce aux progrès de la robotique.
Une jeune femme, le Major, dont le cerveau a pu être sauvé à la suite d’un grave accident, est la première à bénéficier d’un corps entièrement cybernétique qui lui permet de lutter plus efficacement contre la criminalité. Jusqu’à ce qu’un nouvel ennemi, capable de pirater les esprits des êtres modifiés, vienne remettre en cause ses certitudes.
Avec ses effets spéciaux et son esthétique qui doivent énormément à Blade Runner, son héroïne intrépide et flingueuse qui doit beaucoup à Selene de Underworld, Rupert Sanders (le tâcheron à l’origine de l’improbable rencontre entre Blanche-Neige et un bûcheron dans Blanche-Neige et le chasseur) continue son travail de recyclage et tente une nouvelle hybridation cinématographique. Après les frères Grimm, c’est le manga de Masamune Shirow qui en fait les frais pour un résultat aussi tape à l’œil que simpliste d’un point de vue narratif.
Un produit de consommation sans âme aussi vite vu qu’effacé de la mémoire.

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SPECTRAL de Nic Mathieu (2016)

Affiche du film Spectral
Un scientifique travaillant pour le département de la Défense des États-Unis est envoyé en Moldavie où règne une violente guerre civile. Il doit tenter de percer le mystère de la mort de plusieurs soldats américains attaqués par des entités invisibles et invincibles.
Avec son impressionnant décor de ville en ruine, ses effets spéciaux convaincants et ses combats plutôt bien menés, Nic Mathieu compose un intéressant mélange entre film de guerre et science-fiction. Malheureusement, s’il parvient à créer une atmosphère intrigante et glauque plutôt crédible, il peine à faire décoller son sujet en raison de personnages sans nuances qui cumulent les poncifs.
Comment croire à ce MacGyver scientifique capable, en quelques heures seulement, de comprendre de quoi il retourne et de fabriquer des prototypes d’armes futuristes avec trois bouts de ficelle ? Ou de s’intéresser aux bidasses stéréotypés qui l’entourent ? C’est sans doute pour cela que le film n’a pas trouvé le chemin des salles, tout en faisant le bonheur de Netflix qui en a racheté les droits.
Une fois encore, la preuve est faite qu’un thème original et des moyens conséquents ne sont rien si la psychologie des protagonistes reste fantomatique.

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THE THING de Matthijs van Heijningen (2011)

Affiche du film The Thing
1982. Une paléontologue est discrètement contactée par une équipe de scientifiques norvégiens qui a fait une fabuleuse découverte en Antarctique : un vaisseau extraterrestre et son occupant prisonniers dans la glace depuis 100 000 ans. Mais un malencontreux prélèvement redonne vie à la créature qui s’attaque aux chercheurs et commence à cloner ses victimes…
Comment appeler cette chose ? Une suite, un remake ?
Non, une préquelle ! Ou, pour parler plus élégamment, un prélude à l’histoire relatée dans le film homonyme de John Carpenter. A la manière d’un puzzle, Matthijs van Heijningen reconstitue les évènements qui se sont déroulés dans la station de recherche norvégienne en se servant des éléments découverts dans le film de 1982, lors de la visite du médecin et du pilote d’hélicoptère américain (interprété par Kurt Russell) dans la base calcinée.
Une intéressante idée de départ qui ne parvient jamais à faire abstraction des péripéties du film original (même tempête qui s’approche, même personnages, même paranoïa galopante en milieu clos, même utilisation du lance flamme…) ni à faire preuve d’innovations, si ce n’est dans le choix d’une femme pour incarner le personnage principal : Mary Elizabeth Winstead plutôt convaincante.
Cet hommage respectueux a heureusement le bon goût de reprendre les abominations visuelles créées par Rob Bottin sans chercher à les numériser.
Dommage que le film finisse par se fourvoyer à l’intérieur de la soucoupe volante pour aboutir à un épilogue ouvert et sans grand intérêt – si ce n’est de permettre une possible suite en cas de succès ? – avant que le réalisateur ne raccroche artificiellement les wagons avec le film original pendant le générique de fin.
Un exercice de style qui se laisse regarder sans déplaisir et à, au moins, une indéniable qualité : il donne envie de (re)voir The Thing de Carpenter.

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PREMIER CONTACT de Denis Villeneuve (2016)

Affiche du film Premier contact
Douze vaisseaux gigantesques apparaissent en différents endroits de la planète (à l’exception de la France qui ne fait pas partie du « cercle » des initiés, sans doute à cause de la réputation de ses habitants : râleurs indécrottables aimant jouer sur les mots).
Une linguiste et un physicien sont appelés à la rescousse par l’armée américaine pour tenter de résoudre la quadrature du cercle posée par leurs surprenants visiteurs : les heptapodes.
Roulant sur les traces du Christopher Nolan d’Interstellar, mais avec moins de moyens, Denis Villeneuve tente de nous laisser comme deux ronds de flanc en se lançant dans la grande ronde de la science-fiction intemporelle où l’intime et l’universel sont étroitement imbriqués.
Un film rondement mené et plutôt futé (puisqu’il pose plus de questions qu’il ne donne de réponses) qui devrait diviser autant le public que l’humanité dans le film.
Plaisant pour tous les spectateurs avides d’extrapolations scientifiques, Premier contact risque fort de faire ronfler tous ceux qui ont du mal à s’exciter devant une partie de mots croisés qui tourne en rond.
Car oui, il est permis de préférer le fascinant langage visuel d’un long doigt noueux tendu vers la lune au son de « téléphone maison » plutôt que les jets d’encre de ces deux êtres tentaculaires qui semblent imiter le chant des baleines à l’aide d’une trompe tibétaine et peinent à se bouger la rondelle pour faire passer leur message.
A chacun de voir la forme du Premier contact qu’il préfère.

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ROGUE ONE : A STAR WARS STORY de Gareth Edwards (2016)

Affiche du film Rogue One
Une jeune femme s’allie à la Rébellion pour dérober à l’Empire les plans de l’Étoile Noire que son père a élaboré.
Situé entre La revanche des Sith et Un nouvel espoir (les épisodes 3 et 4 de Star Wars) Rogue One est une bonne surprise qui s’inscrit parfaitement dans la continuité de la saga, mieux d’ailleurs que les épisodes 1 à 3 qui peinaient à raccrocher les wagons avec la trilogie originelle.
Si la fin du récit est connue d’avance, Gareth Edwards a le mérite de proposer un univers étendu cohérent par rapport à celui imaginé par George Lucas, des personnages matures et une action plus sombre orientée film de guerre. Sans pour autant oublier de créer, comme dans tout bon Star Wars, un robot attachant (K-2SO) qui en remontre à ses partenaires humains.
Alors, même si le personnage de Forest Whitaker (invité de luxe) est sous-exploité et que les membres du commando rebelle auraient pu être beaucoup plus charismatiques, Rogue One tient ses promesses – avec son riche bestiaire, ses nombreux vaisseaux – et offre un final épatant qui fait oublier les faiblesses qui parsèment le récit.
Plus réussi que Star Wars 7 : Le réveil de la force, il reste à espérer que ce nouvel opus montre la voie à suivre aux prochains films de la franchise.

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STAR TREK SANS LIMITES de Justin Lin (2016)

Affiche du film Star Trek Sans Limites
Sollicité pour un sauvetage dans une contrée inexplorée de l’espace, l’équipage de l’USS Enterprise tombe dans un piège…
Après avoir brillamment relancé (avec Star Trek et Star Trek Into Darkness) une série devenue aussi poussiéreuse que ses acteurs, J.J. Abrams a décidé de passer la main pour se consacrer à une galaxie lointaine, très lointaine.
Il a malheureusement eu la mauvaise idée de laisser les clefs du vaisseau à Justin Lin, le tâcheron en charge d’un grand nombre de Fast & Furious. Devant sa caméra, les scènes d’action – trop sombres et filmées avec les pieds – deviennent vite incompréhensibles et se transforment en une exaspérante bouillie visuelle.
Heureusement que les acteurs s’imposent définitivement dans leurs rôles et que le scénario, co-écrit par Simon Pegg, fait preuve de pas mal d’humour tout en renouant avec la mission première de l’équipage : l’exploration de mondes inconnus.
Seule faute de goût, l’utilisation du Rock’n’roll comme d’un medium forcément rebelle capable de détruire une flotte ennemie ! Un cliché qui semble aussi sans limites, même dans ce futur lointain.
Les petits malins du marketing l’ont compris, Star Trek et le Rock’n’roll c’est avant tout « Longue vie et prospérité » pour le tiroir-caisse…

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