TOUS EN SCÈNE de Garth Jennings (2017)

Affiche du film Tous en scène
Directeur d’un illustre théâtre aujourd’hui décrépi, Buster Moon est un koala sympa aux abois car criblé de dettes. Pour se sortir de cette mauvaise passe, et renouer avec le succès, il décide d’organiser un grand concours de chant.
On connait la chanson. Surfant sur la mode des télé-crochets, la nostalgie des vieux tubes remis au goût du jour et le rêve de devenir une « star », Tous en scène offre un spectacle convenu qui ne va guère plus loin que son propos de base.
Un film d’animation, plus commercial que créatif, qui formate le goût des enfants sur un type de musique tout en jouant la sérénade à leurs parents sur des airs connus.
Bref, une partition bien rodée agrémentée de quelques gags (pour faire bonne mesure ?) pour un résultat qui, s’il n’est pas désagréable, n’a vraiment rien d’original. La seule expérimentation (ratée !) se limitant à transformer une souris blanche (de laboratoire ?) à la voix de crooner en un personnage antipathique de bout en bout. Un test en forme de couac qui gâche, en partie, la fin de ce prévisible tour de chant.

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GHOST IN THE SHELL de Rupert Sanders (2017)

Affiche du film Ghost in the shell
Dans le futur, les hommes sont réparés et améliorés grâce aux progrès de la robotique.
Une jeune femme, le Major, dont le cerveau a pu être sauvé à la suite d’un grave accident, est la première à bénéficier d’un corps entièrement cybernétique qui lui permet de lutter plus efficacement contre la criminalité. Jusqu’à ce qu’un nouvel ennemi, capable de pirater les esprits des êtres modifiés, vienne remettre en cause ses certitudes.
Avec ses effets spéciaux et son esthétique qui doivent énormément à Blade Runner, son héroïne intrépide et flingueuse qui doit beaucoup à Selene de Underworld, Rupert Sanders (le tâcheron à l’origine de l’improbable rencontre entre Blanche-Neige et un bûcheron dans Blanche-Neige et le chasseur) continue son travail de recyclage et tente une nouvelle hybridation cinématographique. Après les frères Grimm, c’est le manga de Masamune Shirow qui en fait les frais pour un résultat aussi tape à l’œil que simpliste d’un point de vue narratif.
Un produit de consommation sans âme aussi vite vu qu’effacé de la mémoire.

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CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR de Anthony Russo et Joe Russo (2016)

Affiche du film Captain America : Civil War
Suite aux nombreux dégâts collatéraux qu’ont provoqués les Avengers lors de leurs dernières missions, l’ONU les rappelle à l’ordre et souhaite maintenant diriger leurs actions.
Si Tony Stark/Iron Man et une partie de l’équipe acceptent de se soumettre à la volonté des états, Steve Rogers/Captain America s’y oppose, souhaitant garder sa liberté d’agir.
Après le décevant Avengers 2 : l’ère d’Ultron, ce Captain America : Civil War est plutôt une bonne surprise.
Pourtant c’était loin d’être gagné.
Les frères Russo, qui ont rempilé derrière la caméra après Captain America : Le soldat de l’hiver, continuant de confondre vitesse et agitation, tant au niveau de la mise en scène que du montage.
Heureusement, ils se rattrapent, cette fois, en développant convenablement le lien qui unit Steve Rogers à son ancien ami Bucky Barnes et en faisant de Captain America un personnage un peu plus complexe que dans ses précédents films. Dommage qu’Iron Man, depuis Avengers 2, persiste dans le registre tête à claques.
Pour le reste, tout le baratin géopolitique n’a pour seul et unique but que d’amener nos super-héros à se castagner. Ce qu’ils font bien, là aussi, avec un sens de la réplique qui fait souvent mouche, notamment chez les nouvelles recrues : Ant-Man et Spiderman.
Grâce à eux, l’affrontement prend une plaisante tournure humoristique qui fait oublier le sinistre règlement de compte de leurs concurrents : Batman v Superman : L’aube de la justice et impose la suprématie de l’écurie Marvel dans le domaine super héroïque. Sans trop forcer, cela dit, malgré une révélation surprise en fin de film.
Pas de quoi bouder son plaisir devant ce spectacle calibré mais divertissant.

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AVENGERS 2 : L’ÈRE D’ULTRON de Joss Whedon (2015)

Affiche du film Avengers 2 : l'ère d'Ultron
Pour maintenir la paix sur la planète et protéger l’humanité en cas de nouvelles attaques extraterrestres, Tony Stark décide de créer Ultron : une intelligence artificielle supérieure capable notamment de contrôler la légion des Iron Man.
Mais Ultron se retourne contre son créateur en décidant que les humains sont la première menace à éliminer sur terre.
Face à cette entité aux pouvoirs exponentiels, les Avengers risquent d’être rapidement dépassés. A moins que des nouveaux venus…
La barre était haute à franchir pour Joss Whedon après le succès planétaire de son Avengers et grande devait être la tentation de reproduire la même formule gagnante pour ne pas décevoir les fans. Mais, en oubliant d’insister sur les fêlures et les gros conflits d’égo de ses personnages pour ne se concentrer que sur les nombreuses batailles, le réalisateur s’est hélas fourvoyé dans le dosage de ses ingrédients.
Alors, pendant 2h20, le spectateur voit se succéder de longues bouillies guerrières (les actions vont si vites – et sont si mal filmés – qu’on les devine plus qu’on ne les voit vraiment) et de courtes bouillies romantiques (l’improbable vie de famille d’Œil de Faucon et l’idylle entre Bruce Banner et Natasha Romanoff) pour un brouet qui devient vite indigeste et aussi lourd que le marteau de Thor.
Il faut dire qu’Ultron est loin d’avoir le charme de Loki et qu’il finit par rendre les affrontements à son image : terriblement mécaniques, désincarnés et chiants !
Heureusement qu’un peu d’humour subsiste çà et là – merci Robert Downey Jr – et que l’apparition de nouveaux personnages, Vision notamment, permettent de capter un peu l’attention ailleurs que sur ces répétitifs combats destinés à savoir qui aura la plus grosse… explosion.
En parlant de destruction, saluons tout de même Joss Whedon dont la principale réussite, avec ses deux Avengers, sera d’être parvenu à mettre au point des films de guerre « propre » où des villes entières sont pulvérisées sans qu’il n’y ait jamais de pertes humaines – du moins visible à l’écran – et sans que cela ne choque personne.
Une guerre à l’échelle planétaire aussi insipide qu’un jeu vidéo pour enfants, vous en rêviez ?
Marvel l’a fait.

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LUCY de Luc Besson (2014)

Affiche du film Lucy
Une étudiante est contrainte de transporter une nouvelle drogue de synthèse dans son abdomen pour le compte d’un effrayant trafiquant coréen.
Mais un mauvais coup va répandre l’étrange substance bleue dans son organisme et développer les possibilités de son cerveau de manière exponentielle.
Finalement, The Lady n’a été qu’une erreur de parcours dans la filmographie de Luc Besson puisqu’il revient en trombe à ses « P » (qui a dit : pets ?) préférés : P’tite pépée, pistolets, poursuites et pastiche.
Avec Lucy, le cinéaste semble avoir voulu faire son The tree of life mais à la sauce action. Autant dire que si la métaphysique à la Malick avait du mal à passer, la recette concoctée ici est encore plus indigeste et sans saveur.
Et puis, qui peut avoir envie de voir son cerveau évoluer lorsque l’on constate qu’à 20% de ses capacités, Lucy mange et boit comme un porc, tue des gens sans remord mais oublie (!!!) de tuer l’ordure qui lui a fait du tort !
Le bon sens ne ferait donc pas partie de l’intelligence ?
Tout ça pour à 100% se transformer en étron, certes intelligent mais étron quand même…
Morgan Freeman en a le souffle coupé et cesse alors de débiter ses fadaises…
« La vie nous a été donnée il y a un milliard d’années. Maintenant, vous savez quoi en faire ! » nous dit Lucy avant de s’évaporer. Bin non, désolé !
Ah mais c’est vrai, je ne suis pas fichu de comprendre cette phrase ni de critiquer ce film, puisque, comme le dit l’affiche, je n’utilise que 10% de mes capacités cérébrales !
CQFD !

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CAPTAIN AMERICA : LE SOLDAT DE L’HIVER de Anthony Russo et Joe Russo (2014)

Affiche du film Captain America : Le soldat de l'hiver
Alors que Steve Rogers, alias Captain America, s’adapte lentement aux mœurs du XXIème siècle, le S.H.I.E.L.D. devient le centre d’une dangereuse conspiration tandis qu’un surprenant ennemi se dresse devant le super soldat.
C’est sous le signe de la perte des repères que se déroulent les nouvelles aventures du super héros patriote.
Avec le départ de Joe Johnston à la mise en scène, le « type bien » décrit dans Captain America : First Avenger est dépossédé de tout ce qui faisait son charme : un second degré bienvenu et une ambiance rétro nostalgique.
Avec l’arrivée des frères Russo derrière la caméra, le pauvre Captain met les deux pieds et le bouclier dans la modernité et se trouve habillé pour l’hiver, entre humour balourd et scènes d’action filmées avec les pieds. L’attaque du navire au début du film est d’ailleurs emblématique de ces nouveaux réalisateurs qui pensent pouvoir filmer une scène d’action – à grand renfort d’images de synthèse – sans la chorégraphier, juste en agitant la caméra et en masquant les faux raccords par un montage épileptique.
XXIème siècle oblige, les deux apprentis cinéastes plongent leur héros falot dans un monde sans valeurs morales où l’on ne peut plus se fier à personne. Belle idée sur le papier, mais leur petite tentative de thriller politique – que cautionne la présence d’un Robert Redford fatigué – fait là aussi long feu rattrapée par les coups de feu, bastons et poursuites inhérents à ce genre de productions. A tel point qu’ils en oublient le principal, ce fameux soldat de l’hiver et le lien si particulier qui l’unit à notre héros au bouclier étoilé. On imagine ce que Joe Johnston aurait pu tirer d’une telle confrontation, ainsi que des retrouvailles de Steve Rogers avec son amour d’antan. Hélas, nos deux Russo leurs préfèrent le charme faussement slave d’une fade veuve noire à la moue boudeuse et les envolées poussives d’un faucon déplumé.
Après un lancer prometteur, le retour de bouclier du Captain Amérique assure le spectacle mais a vraiment de quoi laisser sceptique.

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AVENGERS de Joss Whedon (2012)

Affiche du film Avengers
Une attaque extraterrestre menace la terre et rien ne semble pouvoir l’arrêter.
Sauf, peut-être, Nick Fury qui a l’idée de mettre sur pied un groupe de justiciers pour contenir l’invasion imminente.
Pari risqué. L’association de tous ces héros pouvant se révéler tout aussi explosive.
Si le pari est effectivement risqué pour le célèbre agent du S.H.I.E.L.D., il l’est tout autant pour Joss Whedon en charge du film de super-héros le plus attendu par tous les fans de comics. LE film qui doit réunir plusieurs héros de la Marvel dont les aventures ont été jusque là portées à l’écran de manière indépendante, avec plus (Iron Man, Captain America) ou moins (Hulk, Thor) de succès.
C’est qu’avec tous ces super-pouvoirs réunis, il y avait matière à un film super-indigeste enchaînant bêtement les super-combats et les prouesses technologiques jusqu’à l’écœurement.
Super ! Il n’en est rien et le choix de Joss Whedon s’avère particulièrement judicieux. Réalisateur presque novice au cinéma mais qui a fait ses armes à la télé en créant la série Buffy contre les vampires, il applique pour Avengers les recettes de sa série (recettes qui sont finalement assez proches de celles qui ont fait le succès de la Marvel) et prend le temps, le film dure 2h20, de mettre l’accent sur les personnalités et les fêlures de ses personnages ainsi que sur les conflits d’égo surdimensionnés que provoque ce regroupement de Vengeurs.
Il faut dire qu’ils sont tous un brin caractériel et particulièrement asociaux.
Normal. Imaginez ce que peut donner la rencontre entre un dieu nordique, un industriel de génie : fêtard, cynique et imbu de lui-même, un scientifique qui a peur de se transformer en géant vert et un super soldat de la seconde guerre mondiale fraîchement décongelé mais un peu rigide et droit dans ses rangers.
Leur réunion ne peut-être qu’explosive et… divertissante ! C’est ce dernier point qu’à particulièrement bien compris le réalisateur et c’est là l’autre réussite de Avengers : avoir su injecter une bonne dose d’humour aux situations conflictuelles entre ses héros.
Si Tony Stark, alias Iron Man, remporte la palme de l’ironie (mention spéciale à Robert Downey Jr), un personnage – jusqu’alors sacrifié par deux films un peu lourdingues – s’attire enfin la sympathie des spectateurs par des gags qui semblent tout droit sortis d’un dessin animé. Redonner à Hulk (car c’est de lui qu’il s’agit) une certaine forme de légèreté n’est pas un mince exploit. Même si au passage l’excellent Edward Norton à laissé sa place, dans le rôle du Dr Banner, au beaucoup plus falot Mark Ruffalo.
Pour le reste, que les amateurs de combats titanesques se rassurent. Le film réserve aussi son lot de bagarres truffées d’effets spéciaux plutôt convaincants. Même si l’on peut se demander pourquoi les méchants extraterrestres s’obstinent à venir se faire mettre minable dans le quartier fréquenté par nos héros alors qu’une ville toute entière s’ouvre à eux !
Quoi qu’il en soit, Avengers est vraiment un pari gagné pour Joss Whedon et son groupe de super-héros mal embouchés.
Vivement la suite !

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