POUIC-POUIC de Jean Girault (1963)

Affiche du film Pouic-Pouic
Pour l’anniversaire de son mari Léonard, boursicoteur né, Cynthia Monestier achète à un escroc une concession pétrolière sans valeur en Amérique du sud. Pour éviter la ruine, Léonard décide de vendre son cadeau, au prix fort, à un homme fortuné qui courtise sa fille Patricia. Problème, la jeune femme vient de s’adjoindre les services d’un faux mari pour décourager son riche soupirant.
Pourquoi Pouic-Pouic ?
Et quel rapport avec cette histoire d’escroquerie en famille recomposée ?
Pouic-Pouic n’est, en fait, qu’un titre prétexte et hypocoristique (si, si. Sortez vos dictionnaires !). Une technique linguistique censée donner un côté familier, voire un peu péjoratif, au nom du bêbête gallinacé que la cucul Madame Monestier promène comme un toutou dans sa propriété alors que ledit volatile n’a pas de lien avec le sujet.
Une manière de plumer le spectateur ou d’en faire le dindon d’une farce aux rebondissements poussifs et théâtraux (on peut y voir les prémices d’Oscar avec ses quiproquos à la chaîne et son festival de portes qui claquent) qui ne vaut que pour le numéro de Fu-Fu qui peaufine ici son personnage de bourgeois grimaçant et atrabilaire. Et il ne ménage pas sa peine face à une troupe de comédiens sympathiques mais au jeu un peu trop sage où seule Jacqueline Maillan, en bibiche aussi fantasque que godiche, se montre finalement à la hauteur de sa performance. Quant à Jean Girault, pour sa première collaboration avec Louis de Funès, il se contente de mettre en boîte de manière pépère cette guéguerre banqueroutière.
Alors, Pouic- Pouic ? Bof-Bof !

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LES VISITEURS 2 – LES COULOIRS DU TEMPS de Jean-Marie Poiré (1998)

Affiche du film Les visiteurs 2 Les couloirs du temps
Godefroy de Montmirail retourne chercher Jacquouille au 20ème siècle ainsi qu’une relique que le fourbe écuyer a larciné.
Sans quoi le comte ne pourra pas épouser sa promise, dame Frénégonde.
Mais qu’est-ce que c’est que ce binz ?
La bonne souplette s’est transformée en un infâme brouet, Jean-Marie Poiré et Christian Clavier n’ayant, apparemment, pas fini de vider leurs morvines.
Suite opportuniste des Visiteurs, cette infâme vinasse ne nous permet même pas d’ouïr la doulce de voix de Valérie Lemercier, remplacée par Muriel Robin qui nous estourbit d’un numéro de plagiat qui empeste le cul de nonne.
Et ce n’est pas le grossier placement produit pour « Crunch » qui vient donner du croustillant à l’ensemble, le film allant jusqu’à chercher l’inspiration dans certains gags de La Party de Blake Edwards, notamment lors de la garden-party des noces.
A court d’idées, ce nouvel opus, qui semble avoir été confectionné par un monteur pressé atteint de colique, serait donc de la merdasse ? Certes !
Apparemment, « on fait ces choses-là, mais on ne le dit point » comme l’affirme si bien Godefroy dans un éclair de lucidité.

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