X-MEN : APOCALYPSE de Bryan Singer (2016)

Affiche du film X-Men Apocalypse
Le plus ancien et le plus puissant des mutants se réveille d’un long sommeil et décide de reprendre le contrôle de la Terre, aidé par quatre des siens dont le redoutable Magnéto.
Seul le Professeur Xavier, et son équipe de jeunes X-Men, semble en mesure de s’opposer à son envie de dominer le monde.
Bryan Singer remet le couvert après le très réussi X-Men : Days of Future Past et abandonne définitivement les anciens X-Men qu’il avait contribué à lancer en 2000 pour la jeune génération concoctée par Matthew Vaughn dans X-Men : Le commencement.
Si X-Men : Apocalypse sait se montrer divertissant et parfois assez sombre (comme le montre le destin tragique de la famille de l’un des mutants), il déçoit dans sa manière de recycler sans ingéniosité une thématique utilisée depuis cinq film, à savoir l’incompréhension entre mutants et humains, et de réutiliser – certes en le peaufinant – un effet déjà vu dans le précédent film : les exploits supersoniques et musicaux de Vif-Argent.
Dommage également que le méchant, malgré son titre de mutant originel, soit si peu effrayant et que certains des X-Men soient au service des acteurs qui les interprètent plutôt que l’inverse. Mystique se retrouve avec un rôle surévalué par rapport au reste du groupe pour cause de Jennifer Lawrence et Jean Grey se récupère la momolle Sophie Turner pour cause de succès du Trône de fer. Sa prestation est pourtant loin d’être aussi convaincante que celle de Famke Janssen.
Ni déshonorant, ni vraiment séduisant, ce produit hybride montre qu’il est peut-être temps que Bryan Singer passe lui aussi la main, histoire d’apporter un peu de sang neuf à la tête de cette saga qui a du mal à sortir les griffes sans la présence de Wolverine.

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YOUNG ONES de Jake Paltrow (2014)

Affiche du film Young Ones
Dans un avenir proche, la planète manque d’eau et les hommes se disputent les derniers puits.
Un fermier et ses deux adolescents tentent de survivre sur leur propriété desséchée avec l’espoir de faire revenir le précieux liquide sur des terres qu’ils croient encore fertiles. Mais leur exploitation suscite bien des convoitises…
Film d’anticipation plus proche de The Rover que de Mad Max, Young Ones intrigue par son atmosphère étouffante et une description plausible de notre futur. Jake Paltrow a, en outre, la bonne idée d’user avec parcimonie des effets spéciaux pour se concentrer sur ses personnages et son récit.
Mais malgré ses comédiens plutôt convaincants, l’intrigue (découpée en trois actes qui cherchent à lui donner des airs de tragédie familiale mâtinée de western) se cantonne finalement à une prévisible histoire de vengeance qui peine à susciter l’intérêt.
Faute d’avoir assez creusé ses idées, le cinéaste épuise rapidement un filon pourtant prometteur.

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MAD MAX : FURY ROAD de George Miller (2015)

Affiche du film Mad Max : Fury Road
Dans un monde post-apocalyptique, un guerrier solitaire prend la défense des précieux occupants d’un camion militaire blindé contre les hordes déchaînées et motorisées d’un seigneur de guerre.
C’est pied au plancher que Max revient, 30 ans après ses derniers exploits dans Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre.
Pour l’occasion, George Miller nous offre un divertissement spectaculaire et virtuose qui va crescendo jusqu’à son dénouement et dont il soigne tout particulièrement l’esthétique.
Tout en reprenant le style tape à l’œil de ses guerriers de la route, il développe sur leurs parcours un univers cohérent où se succèdent tempête de sable et marais peuplé d’étranges créatures.
Mais si le monde créé par Miller s’élargit vers de nouveaux horizon, son film ressemble, une nouvelle fois, à une fuite en avant et reste trop souvent au ras de la piste oubliant de développer les rapports entre les personnages, ici réduits à leur plus simple expression.
Le cinéaste se contente donc de nous resservir pendant presque deux heures (avec plus de moyens et d’effets spéciaux que dans les trois premiers opus) le même ressort dramatique westernien de la diligence poursuivie par les indiens.
Le souci, c’est qu’au milieu du fracas des explosions et des tôles broyées, Miller oublie de retravailler le côté « mythologique » de son personnage (pourtant très bien mis en place au début de Mad Max 2 grâce au récit en voix off) comme si celui-ci l’intéressait moins qu’auparavant. Le Max interprété par Tom Hardy, sans démériter, semble avoir troqué sa folie pour un côté bougon qui en devient presque sympathique. C’est peu dire que la présence animale et le regard fou de Mel Gibson manque cruellement à cette nouvelle équipée qui en devient presque aseptisée par rapport à celles des années 80. Aseptisée ou dans l’air du temps…
Photo Charlize Theron dans Mad Max : Fury Road Ce n’est certes pas à Fade Max auquel on assiste, loin de là, mais le centre d’intérêt du réalisateur semble s’être déplacé vers un autre personnage.
Car au fur et à mesure que le film progresse, il devient évident que, pour Miller, la vraie héroïne de son récit est Furiosa, à laquelle Charlize Theron, parfaite, apporte rage et énergie.
Ni œuvre visionnaire, ni pamphlet écologique ou féministe comme certains tentent de nous le vendre, Mad Max : Fury Road est juste un spectacle plein de bruit et de fureur parfaitement maîtrisé et réalisé. Ce n’est déjà pas si mal.

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X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST de Bryan Singer (2014)

Affiche du film X-Men : Days of Future Past
Par peur des mutants et de leurs pouvoirs, les humains ont créé Les sentinelles : robots capables de s’adapter aux différentes attaques de leurs ennemis et de les retourner contre eux. La guerre qui a suivi a ravagé la planète et quasiment décimé les mutants qui n’ont d’autres choix que d’envoyer l’un des leurs dans le passé pour tenter d’empêcher que tout ne commence.
Dans la lignée de X-Men 2 et X-Men : Le commencement, X-Men : Days of Future Past est une bonne surprise.
Il relance la franchise Marvel dédiée aux mutants et fait oublier le mauvais souvenir laissé par X-Men 3 : L’affrontement final, tout en réhabilitant le personnage de Wolverine (et l’image de son acteur Hugh Jackman) mis en pièce par les deux films calamiteux qui lui ont été consacrés :X-Men Origins : Wolverine et Wolverine : Le combat de l’immortel.
Le retour de Bryan Singer aux commandes de la saga et la présence de Matthew Vaughn à la production ne sont certainement pas pour rien dans ce revirement inespéré qui soigne tout autant les scènes d’action (virtuoses et aériennes, comme cette intervention de Vif Argent pendant l’évasion de Magnéto) que la psychologie des personnages.
Un habile dosage initié par le film de Vaughn sur les débuts des X-Men et que Singer reprend à son compte en même temps que ses principaux acteurs : les convaincants Michael Fassbender et James McAvoy dans les rôles de Magnéto et du Professeur Xavier.
Mais si X-Men : Days of Future Past séduit, c’est surtout grâce à son scénario malin, à base de voyage dans le temps, qui permet de réunir dans le même film les jeunes et les anciens X-Men, avec le personnage de Wolverine comme fil rouge.
Une habile manière de lancer également, sans en avoir l’air, une remise à plat de la franchise.
Et même si tout n’est pas parfait (le récit ne s’embarrasse guère de cohérence quand il s’agit de relier entre eux les différents films : l’intrigue fait notamment l’impasse sur la manière dont le Professeur Xavier, mort dans X-Men 3, a pu revenir à la vie), la qualité de l’interprétation, de la réalisation (Bryan Singer se remet en selle après plusieurs films navrants) ainsi qu’un constant mélange entre humour et noirceur font de ce X-Men : Days of Future Past un agréable divertissement et l’un des meilleurs opus de la série.

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JACK LE CHASSEUR DE GÉANTS de Bryan Singer (2013)

Affiche du film Jack le chasseur de géant
Jack, jeune paysan sans le sou, récupère par hasard quelques graines de haricots dotées d’étranges pouvoirs. Une fois mouillées, elles poussent rapidement en direction du ciel où, derrière les nuages, se cache le pays des géants amateurs de chairs fraîches.
Ce qu’il y a de plus effrayant dans la modernisation des contes de fées entreprit ces derniers temps par Hollywood, c’est le nivellement par le bas quasi systématique de ces récits soudain privés de leur contenu symbolique et/ou poétique au profit d’effets numériques tape-à-l’œil.
Jack le chasseur de géants ne fait pas exception à la règle avec son Moyen Âge d’opérettes (les costumes et les décors sont affreusement kitsch) et ses géants laids et demeurés qui rotent, pètent et mangent leurs crottes de nez.
Ici, peu de suspense mais un récit balourd (à l’image de ce ridicule affrontement au tir à la corde (!!!) entre humains et géants pour franchir le pont levis) destiné à mettre en avant des effets spéciaux corrects mais dénués de toute poésie.
Les acteurs eux-mêmes ne semblent guère passionnés par le sujet.
Stanley Tucci cabotine dans son énième rôle de méchant, tandis qu’Ewan McGregor fait dans le second degré : sans doute conscient d’avoir, encore une fois, misé sur le mauvais film. Quant à Nicholas Hoult, s’il avait fait illusion en zombie dans le récent Warm Bodies, son interprétation de Jack se révèle être aussi fade que ses aventures.
Mais le plus intriguant dans l’affaire reste le cas de Bryan Singer, réalisateur surestimé depuis le succès (mérité) de son second film : Usual Suspects, qui s’échine à vouloir faire du cinéma à grand spectacle alors que ce n’est visiblement pas son truc : X-Men, Superman Returns, Walkyrie
Si vous cherchez, en ce moment, un peu d’émerveillement au cinéma, suivez plutôt la route de briques jaunes du Monde fantastique d’Oz. Sam Raimi y a su redonner un peu de couleurs à un cinéma de divertissement bien mal en point à force d’être formaté.

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WARM BODIES de Jonathan Levine (2013)

Affiche du film Warm Bodies
Imaginez un Roméo et Juliette où l’amoureux transi serait un zombie et l’élue de son cœur – mort – une blondinette mignonne… à croquer. Dans un monde où les zombies se délectent du cerveau de leur victime où ils puisent pendant quelques minutes les émotions dont ils sont désormais dépourvus, l’amour serait peut être l’antidote pour leur redonner des couleurs. Du moins, avant qu’ils ne perdent tout semblant d’humanité et ne se transforment définitivement en « osseux ».
Les premières minutes de Warm Bodies sont un brillant mélange d’humour et de dérision où le héros zombie se lamente, en voix off, de son état calamiteux et de sa fringale permanente qui l’oblige à bouffer les humains… même s’il culpabilise.
Malheureusement, seule la première séquence vaut le détour.
Le film sombre ensuite, malgré quelques soubresauts drolatiques, en pleine bluette niaise et sans saveur ponctuée d’une compilation de chansons romantiques aussi guimauves que l’idylle entre les deux tourtereaux. (Et ne comptez pas sur John Malkovich pour donner un peu de mordant à l’aventure, il y fait une apparition fantomatique).
Un changement de ton incompréhensible, à moins qu’à la troisième page de son scénario l’auteur/réalisateur ne se soit fait bouffer le cerveau par une adolescente aux neurones nécrosés par un excès de Twilight
A trop jouer la carte du romantisme horrifique et consensuel en vogue dans le cinéma pour adolescents, ces corps chauds finissent vraiment par se désincarner là où on avait espéré qu’ils nous fassent mourir… de rire.

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X-MEN : LE COMMENCEMENT de Matthew Vaughn (2011)

X-Men Le commencement
Après nous avoir laissé sur un X-Men 3 assez peu convaincant, l’annonce d’un nouveau film sur les X-Men racontant la genèse de cette équipe de héros mutants avait de quoi laisser perplexe.
C’était sans compter sur la présence derrière la caméra de Matthew Vaughn qui apporte son solide savoir-faire à ces nouvelles aventures. Malheureusement, et malgré tout son talent, il ne parvient qu’en de rares occasions à se libérer du carcan de la superproduction qu’il est en train de réaliser.
On ne retrouve donc jamais la noirceur de Layer Cake, ni la fantaisie de Stardust et encore moins l’humour ravageur qui faisait tout le sel de son autre film de super-héros : Kick Ass.
Pour remplacer Patrick Stewart et Ian McKellen dans les rôles du Professeur Charles Xavier et de Magnéto, le choix de James McAvoy et de Michael Fassbender se révèle tout à fait judicieux, ainsi que celui de Kevin Bacon pour incarner l’ignoble Sebastian Shaw. Dommage que les autres acteurs manquent de charisme et soient relégués au second plan ou aux rôles de faire-valoir.
Quoi qu’il en soit, X-Men : Le commencement ne pourra que décevoir les fans de la BD. Les scénaristes (certainement des petits comics) ne semblent toujours pas avoir lu les œuvres originales et poursuivent leur incohérent mélange de personnages déjà entamé dans les films précédents. Que viennent faire Le Hurleur et Havok dans cette première équipe ? Où sont passés Angel et Iceberg ?
Même les fans de la trilogie X-Men au cinéma risquent d’en avoir les griffes qui tombent en découvrant que le Professeur X et Magnéto avaient tenté de recruter Logan (alias Wolverine) en 1962, alors que dans X-Men Origins : Wolverine, il semblait que celui-ci n’avait été découvert qu’au moment de la guerre du Vietnam. Va comprendre, Charles ! (Xavier).
En dépit de ses nombreuses incohérences, X-Men : Le commencement reste un agréable divertissement que l’on aurait aimé juste un peu moins impersonnel.

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