FAST & FURIOUS 8 de F. Gary Gray (2017)

Affiche du film Fast & Furious 8
Fa(s)t Dom entraîne les siens dans une nouvelle mission impossible motorisée avant de les trahir. Son équipe, incrédule et vraiment Furious, se lance à sa poursuite, bien décidée à comprendre la raison qui l’a poussé à quitter la famille.
Avec son début à Cuba à base de culasses et de culs haut perchés sous des mini-jupes, ce huitième épisode fait d’abord craindre le pire. Mais, plus réussi que Fast & Furious 7 qui frôlait la sortie de route pour tenter de rendre cohérent l’hommage au défunt Paul Walker, cette huitième aventure renoue avec l’esprit feuilletonnesque qui faisait le charme de Fast & Furious 6 tout en continuant d’enchaîner les cascades délirantes à la manière d’un dessin animé.
L’évasion musclée d’une prison ou la folle échappée de voitures zombies dans les rues de New York comptent parmi les meilleurs moments d’un récit un peu indigeste lorsqu’il nous gratifie des assommantes considérations familiales de chacun des protagonistes.
Heureusement que le casting continue de s’étoffer et que les acteurs ont visiblement l’air de s’amuser. Du moins quand Vin n’est pas là. Dwayne Johnson (dont c’est vraisemblablement le dernier tour de piste) ne s’adresse d’ailleurs jamais à lui, hormis lors d’un bref échange téléphonique. Il faut dire que monsieur Diesel, à défaut de mouiller sa chemise comme le reste de ses compagnons, préfère mettre les gaz bien calé au fond de son auto ou discuter pépère de ses affres de père en compagnie de la perverse Charlize Theron. Un manque de vélocité qui laisse à penser que les grâces qu’il impose avant chaque banquet familial lui sont aussi tombées sur le ventre. Ventre qui commence à s’arrondir sous le marcel.
Pas de quoi mettre à la casse cette franchise qui semble en avoir encore sous le capot.

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LE LABYRINTHE : LA TERRE BRÛLÉE de Wes Ball (2015)

Affiche du film Le labyrinthe La terre brûlée
Thomas et quelques-uns de ses compagnons sont parvenus s’échapper du labyrinthe.
Dehors, ils découvrent un monde aride en proie à une effrayante épidémie dont ils semblent être l’unique remède.
Malgré son titre, il n’y a plus de labyrinthe dans cette suite qui, si elle n’égale pas le premier film, parvient tout de même au résultat escompté : celui de divertir.
Le casting continue de faire la force de cette franchise. Les jeunes acteurs, toujours aussi bons, sont cette fois rejoints par des acteurs plus chevronnés et tout aussi convaincants. De Aidan Gillen (le fourbe Lord Baelish du Trône de fer), en passant par Lili Taylor et Barry Pepper.
Le scénario, qui s’ouvre sur l’extérieur, à la bonne idée de garder présente la notion de « course permanente» qui faisait tout le sel du premier opus. Les jeunes héros passent, en effet, leur temps à fuir d’un lieu à l’autre, empêchant sans doute à l’intrigue de se fixer mais donnant une certaine cohérence à cette franchise destinée aux adolescents. Une franchise qui bénéficie, en outre, d’impeccables effets visuels.
Dommage que le réalisateur doive en passer par la mode des zombies – qui envahit actuellement films, séries, jeux vidéo et bande dessinée – sans parvenir à y apporter la moindre plus-value.
Une sensation de déjà-vu un peu gênante s’installe alors, gâchant parfois le spectacle de cet épisode de transition qui, comme Le Labyrinthe, laisse le spectateur sur sa faim. En attendant le final que l’on espère, de nouveau, beaucoup plus tortueux et labyrinthique.

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FAST & FURIOUS 7 de James Wan (2015)

Affiche du film Fast & Furious 7
Dom et sa bande doivent affronter le grand frère du méchant de Fast & Furious 6 qui a juré leur perte…
On allait voir ce qu’on allait voir, le générique de fin du précédent opus – plutôt réussi – ayant révélé l’identité du futur gros bras devant affronter Vin Diesel et Dwayne Johnson : l’impayable Jason Statham et sa trogne de mal embouché.
Malheureusement, les moteurs ont beau rugir et Statham tout tataner, James Wan n’a rien d’un as du volant pour ce qui est de mettre en scène poursuites et bastons.
Si habile à nous faire peur dans Conjuring : Les dossiers Warren, le réalisateur parvient seulement à nous effrayer avec un montage surgonflé et des courses au radar, nous faisant regretter celles élaborées par Justin Lin (qui en avait un peu plus dans la culasse).
Un petit stage chez les réalisateurs de John Wick aurait certainement apporté un peu plus de fluidité à l’ensemble et permis l’antipatinage de cette nouvelle ode aux grosses caisses de destruction massive.
Bricolé sur un coin d’établi, le scénario semble uniquement conçu pour customiser ce qui était prévu comme le premier épisode d’une nouvelle trilogie en un film hommage à un de ses acteurs principaux – Paul Walker – disparu pendant le tournage.
Résultat, Dwayne Johnson et Jordana Brewster n’ont plus rien à se mettre sous la pédale et la série doit abandonner le côté feuilletonnant des trois derniers épisodes pour revenir aux interminables distributions de bourre-pifs et autres concours pour savoir qui aura la plus grosse bielle, histoire de permettre au beau gosse d’être une dernière fois de tous les plans, même lorsque c’est inutile.
Bref, avec sa recette approximative, Fast & Furious 7 finit rapidement par patiner dans l’huile. Car, plutôt que de choisir entre Igol ou Motul, James Wan a préféré forcé sur l’huile Puget ! (Les apparitions numériques de Paul Walker sont, par moment, aussi pathétiques que celles de Fernandel dans la publicité).
Autant dire qu’il va falloir un sérieux correcteur de trajectoire pour remettre la licence sur la bonne route.

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