INSAISISSABLES 2 de John M. Chu (2016)

Affiche du film Insaisissables 2
Un an après leurs premières et Insaisissables aventures, les quatre cavaliers – célèbres magiciens redresseurs de torts – affrontent cette fois… Harry Potter !
Ou, plutôt, un ersatz barbant et ridicule, pieds nus dans ses mocassins.
Insaisissables 2 tente, une nouvelle fois, de nous mettre le doigt dans l’Oeil en nous faisant passer pour de la magie de simples tours de cinéma mêlant effets de montage, effets spéciaux, ellipses bienvenues, tours improbables non explicités, hypnose tirée du chapeau pour retourner la situation d’un claquement de doigts et beaucoup de baratins pour assommer le spectateur et l’empêcher de réfléchir. Rien de magique en somme, juste un piètre tour d’enfumage cinématographique.
« Ils reviennent pour un incroyable braquage » nous dit l’accroche.
Vu la tête des comédiens sur l’affiche, il fallait s’attendre à un tour de con.

Cliquez ici pour voir la bande annonce.

Haut de la page d’accueuil

LA CHUTE DE LONDRES de Babak Najafi (2016)

Affiche du film La chute de Londres
Après le très patriotique et réactionnaire La chute de la Maison-Blanche, Mike Banning (le garde du corps préféré du président des États-Unis, un homme fait de « bourbon et d’erreurs de jugement » !) est de retour pour donner des leçons en matière de sécurité au Vieux Continent en général et au Royaume-Uni en particulier.
Londres accueille, en effet, un grand rassemblement de chefs d’état pour les funérailles du Premier ministre.
Un évènement que de sanguinaires terroristes, forcément basanés, vont mettre à profit pour semer le chaos.
Que l’on se rassure, l’Oncle Sam veille et les USA sont là pour remettre de l’ordre et renvoyer les terroristes dans leur « Bordelistan » !
Que dire devant tant de bêtise, sinon laisser la parole au film lui-même.
Un bref échange entre le président des États-Unis et son garde du corps, qui vient d’achever avec sadisme l’un de leurs adversaires, résume assez bien l’utilité de cette suite :
– C’était vraiment nécessaire ?
– Non !

Cliquez ici pour voir la bande annonce.

Haut de la page d’accueil

LAST KNIGHTS de Kazuaki Kiriya (2015)

Affiche du film Last Knights
Pour avoir refusé de se soumettre au racket imposé par l’un des plus influents ministres de l’Empereur, Bartok, un seigneur de guerre intègre obéissant aux anciens codes de l’honneur chevaleresque, est condamné à mort. Son royaume est aussitôt démantelé et sa troupe de chevaliers d’élite, menée par le loyal commandant Raiden, dissoute.
Inquiet pour sa sécurité, le ministre ordonne de surveiller les agissements du commandant qui, peu à peu, sombre dans l’alcool…
Inspirée d’une légende japonaise – et déjà victime d’une adaptation ratée façon jeu vidéo : 47 Ronin avec Keanu Reeves – cette nouvelle transposition de la vendetta d’un groupe de guerriers se déroule cette fois dans un improbable moyen-âge où se côtoient différentes ethnies. Étrange salmigondis médiéval qui ne s’avère ni crédible, ni passionnant malgré les présences de Clive Owen et Morgan Freeman qui se contentent, hélas, du minimum syndical. Sans doute pour être en règle, eux aussi, avec leurs impôts.
Le réalisateur du gloubi-boulga visuel Casshern a beau tenter de nous éblouir avec ses effets visuels, rien n’y fait. Paysages, châteaux, costumes : tout paraît complètement anachronique.
Les combats, qui se voudraient épiques, ne valent guère mieux. Filmés avec lourdeur et montés à l’excès, ils tentent une ridicule synthèse entre le film de cape et d’épée et le film de sabre sans jamais parvenir à trouver le bon dosage.
Aussi sérieux et dénué d’humour que son héros, Last Knights devrait logiquement lancer sa dernière charge directement en vidéo sans passer par le grand écran.
Un destin mérité pour ce seppuku cinématographique et artistique.

Cliquez ici pour voir la bande annonce.

Haut de la page d’accueil

LUCY de Luc Besson (2014)

Affiche du film Lucy
Une étudiante est contrainte de transporter une nouvelle drogue de synthèse dans son abdomen pour le compte d’un effrayant trafiquant coréen.
Mais un mauvais coup va répandre l’étrange substance bleue dans son organisme et développer les possibilités de son cerveau de manière exponentielle.
Finalement, The Lady n’a été qu’une erreur de parcours dans la filmographie de Luc Besson puisqu’il revient en trombe à ses « P » (qui a dit : pets ?) préférés : P’tite pépée, pistolets, poursuites et pastiche.
Avec Lucy, le cinéaste semble avoir voulu faire son The tree of life mais à la sauce action. Autant dire que si la métaphysique à la Malick avait du mal à passer, la recette concoctée ici est encore plus indigeste et sans saveur.
Et puis, qui peut avoir envie de voir son cerveau évoluer lorsque l’on constate qu’à 20% de ses capacités, Lucy mange et boit comme un porc, tue des gens sans remord mais oublie (!!!) de tuer l’ordure qui lui a fait du tort !
Le bon sens ne ferait donc pas partie de l’intelligence ?
Tout ça pour à 100% se transformer en étron, certes intelligent mais étron quand même…
Morgan Freeman en a le souffle coupé et cesse alors de débiter ses fadaises…
« La vie nous a été donnée il y a un milliard d’années. Maintenant, vous savez quoi en faire ! » nous dit Lucy avant de s’évaporer. Bin non, désolé !
Ah mais c’est vrai, je ne suis pas fichu de comprendre cette phrase ni de critiquer ce film, puisque, comme le dit l’affiche, je n’utilise que 10% de mes capacités cérébrales !
CQFD !

Cliquez ici pour voir la bande annonce.

Haut de la page d’accueil

MOLL FLANDERS OU LES MÉMOIRES D’UNE COURTISANE de Pen Densham (1998)

Affiche du film Moll Flanders ou les mémoires d'une courtisane
Irlande. 18ème siècle.
Une fillette, tirée de son orphelinat par un mystérieux inconnu qui dit avoir connu sa mère, est emmenée chez une femme riche qui désire l’adopter. Mais la dame habite le Nouveau Monde. L’homme profite du long périple pour lire à la petite les mémoires de sa mère, Moll Flanders. Une femme libre qui, d’un couvent à une maison close, lutta toute sa vie contre les inégalités entre les hommes et les femmes tout en cherchant à quitter sa condition misérable.
Inspiré d’une œuvre de Daniel Defoe, le récit des aventures de Miss Flanders, qui n’était pas folle de la messe et vraiment pas Moll de la fesse, méritait mieux que ce beau livre d’images compassées et sans saveur. Si la reconstitution d’époque s’avère plutôt jolie, la mise en scène sage et paresseuse de Pen Densham et l’enchaînement rapide des péripéties empêchent de compatir aux nombreux déboires de la pauvre courtisane. Et n’espérez pas trouver une quelconque scène sulfureuse pour vous consoler, car c’est à de la maison close pour bibliothèque rose auquel le réalisateur nous convie.
Seule la prestation de Robin Wright permet de tenir jusqu’à la fin, prévisible, de cette histoire. Présente dans presque tous les plans, elle campe une magnifique et convaincante Moll Flanders mais se démène, en vain, pour un réalisateur qui n’a visiblement pas son talent.

Cliquez ici pour voir la bande annonce en v.o. non sous titrée.

Haut de la page d’accueil

INSAISISSABLES de Louis Leterrier (2013)

Affiche du film Insaisissables
La police n’en croit pas ses yeux.
Comment arrêter quatre insaisissables magiciens qui organisent un casse à l’autre bout du monde ou détournent des fonds pendant leurs spectacles ?
Quelles sont leurs motivations ?
Comment s’y prennent-ils ?
C’est sur un rythme abrutissant que Louis Leterrier nous entraîne dans son histoire de magiciens. Images, montage, musique : tout est tonitruant, sans doute pour tenter de masquer la vacuité de son récit.
D’ailleurs, la magie n’est pas le cœur de son spectacle. Elle en est juste l’artifice, destiné à justifier les invraisemblances de scénario les plus énormes. Tout comme le casting prestigieux, à qui le réalisateur donne des rôles aussi volatiles que le papier flash (papier qui s’enflamme instantanément sans laisser de traces) utilisé par les quatre héros.
Le plus insaisissable dans cette histoire, c’est que le réalisateur multiplie les mauvais tours :
– En se concentrant sur les amourettes d’un flic américain avec une française d’Interpol – Mélanie Laurent dans un rôle improbable – plutôt que sur les relations au sein de l’équipe de magiciens.
– En offrant à Michael Caine un simple rôle de faire-valoir.
– En agitant sa caméra à tout propos mais, hélas, sans à-propos.
– En offrant un épilogue prévisible et une explication simpliste qui donnent l’impression d’avoir assister à beaucoup de bruit pour rien.
Au final, seul le numéro de mentaliste de Woody Harrelson parvient à tirer quelques sourires…
Un conseil si vous aimez les magiciens, (re)découvrez plutôt Le Prestige de Christopher Nolan et surtout le merveilleux Illusionniste de Neil Burger, plutôt que ce film artificiel sur la magie qui ne fait pas longtemps illusion.

Cliquez ici pour voir la bande annonce.

Haut de la page d’accueil

OBLIVION de Joseph Kosinski (2013)

Affiche du film Oblivion
2077.
Suite à une attaque extraterrestre la terre est devenue en partie inhabitable et ses habitants ont dû être évacués vers Titan, une lune de Saturne.
Il ne reste plus qu’un couple, chargé de surveiller l’extraction des dernières ressources de la planète afin de permettre la survie de l’humanité.
Guidé par Vika, depuis leur appartement tour de contrôle situé dans les nuages, Jack à en charge les drones qui veillent à la bonne marche des opérations et à l’élimination des dernières poches de résistance aliens.
Une vie bien réglée soudain chamboulée par le crash d’un mystérieux vaisseau spatial qui va remettre en cause bien des certitudes…
Avec ses décors époustouflants de la terre après l’apocalypse (buildings à moitié enterrés et énormes navires échoués dans un paysage désertique) la première partie du film de Joseph Kosinski séduit et intrigue, du moins jusqu’à ce que le scénario nous fasse découvrir la cabane cachée de Jack au milieu d’une végétation luxuriante (pour rappel, la terre est mourante) qui ferait pâlir d’envie les télétubbies. Là, allongé dans l’herbe verte, sa casquette de baseball vissée sur la tête, Tom Cruise écoute de vieux standards américains sur un électrophone (le fin du fin, même si on se demande comment il parvient à le faire fonctionner) tout en se rappelant, en noir et blanc, comment c’était mieux avant. Du temps où la bannière étoilée volait au vent, au sommet de l’Empire State Building.
Dès lors, le film de SF contemplatif ne tient plus ses promesses et prend les chemins convenus d’un fantastique formaté qui recycle des thèmes déjà exploités ailleurs ces cinquante dernières années, de La planète des singes (avec la flamme de la statue de la liberté enfouie dans le sol) à Star Wars Épisode 1 (la course poursuite dans un canyon) en passant par Matrix
Rien ne nous est épargné et l’on se prend à trouver le temps long, d’autant que le récit réserve bien peu de surprises et que les quelques seconds rôles n’ont pas grand-chose à jouer face à la star qui monopolise l’écran, jusqu’à l’écœurement.
Après Tron, l’héritage, Joseph Kosinski confirme son goût pour les jolis paquets cadeaux dépourvus de contenu.
Voilà ce qui arrive quand on va chercher d’anciens publicitaires pour faire du cinéma, il y a forcément risque de tromperie sur la marchandise.
À Oblivier…

Cliquez ici pour voir la bande annonce.
(A éviter si vous ne voulez pas vous gâcher les quelques éléments de surprise du film)

Haut de la page d’accueil

Previous Older Entries