L’APPARTEMENT DES FILLES de Michel Deville (1963)

Affiche du film L'appartement des filles
Un charmant trafiquant est chargé de séduire des hôtesses de l’air afin qu’elles acceptent de faire passer de l’or à Bombay. Son choix se porte sur la belle Elena, une jeune femme frivole qui partage un grand appartement avec deux autres ravissantes hôtesses : Lolotte et Mélanie.
Mais c’est sans compter sur les jeux de l’amour et du hasard…
D’un film de commande proposé par Mylène Demongeot, avec qui ils venaient de tourner A cause, à cause d’une femme, Michel Deville et Nina Companeez composent une comédie policière qui, bien que mineure, surprend par sa fantaisie et cela dès la première séquence où, dans un hall d’aéroport, le générique est annoncé au micro par la voix suave d’une hôtesse d’accueil.
Plus qu’au polar, cet exercice de style frivole et léger rend hommage aux comédies américaines dont Michel Deville retrouve ici la vivacité des dialogues sans pour autant délaisser ce ton si particulier qui est le sien.
Les jeunes femmes délurées et gentiment manipulatrices sont une nouvelle fois mises en valeur, tandis que le goût du cinéaste pour le théâtre se retrouve dans la première partie du film qui se déroule presque exclusivement dans l’appartement, grande pièce unique où les chambres des filles sont séparées par trois grands rideaux. Des alcôves où elles s’amusent à recevoir, à comploter et à mettre leur vie en scène en attendant que leurs amants les rejoignent par un balcon aux allures de coulisse.
Photo des trois filles
Loin d’être bridé par cet espace clos, Deville en joue pour mieux s’en affranchir grâce à une mise en scène fluide, des déplacements d’acteurs parfaitement chorégraphiés, une musique qui fait des va-et-vient de la fosse à l’écran et un montage rythmé qui enchaîne raccords dans le mouvement et répliques à cheval sur deux scènes. Une ébauche de ce que sera son style cinématographique dans les films suivants.
Bizarrement, c’est lorsque le cinéaste quitte L’appartement des filles que le film patine et que l’artificialité du scénario se fait ressentir. La balade romantique et la course poursuite qui clôturent le film traînent en longueur et peinent à enthousiasmer. Deville a beau tenter – pour la première fois – de donner des couleurs à ses images dans le dernier plan, rien n’y fait, son polar enjoué retombe comme un soufflé. Heureusement, son talent pour diriger ses actrices et les mettre en valeur reste intact : Mylène Demongeot, Sylva Koscina, Renate Ewert sont parfaites.
Photo Sami Frey et les trois filles

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A CAUSE, A CAUSE D’UNE FEMME de Michel Deville (1963)

Affiche du film A cause, à cause d'une femme
Le beau Rémi s’amuse d’une femme à l’autre.
De Lisette à Agathe, de Nathalie à Chloé.
Mais à force de trop jouer, d’un meurtre l’une d’elle va l’accuser.
Pour sortir de ce mauvais pas, il doit à tout prix prouver son innocence.
A la recherche du coupable, il va croiser Cécilia et sa douce insouciance.
A cause d’elle, plus rien ne sera jamais pareil…
Pour sa troisième collaboration avec sa scénariste et dialoguiste Nina Companeez, Michel Deville aborde le genre policier mais en l’adaptant à son style et à son goût pour les chassés croisés amoureux.
Sa mise en scène, souvent ludique, commence vraiment à s’exprimer ici, à coups d’ellipses savamment orchestrée et de mouvements de caméra brillamment composés. Le tout emballé par un montage vif et inventif. L’amusante course poursuite au rythme d’un concerto de Mozart – où Lisette (Mylène Demongeot) tente d’échapper à la surveillance d’un policier, joué avec une joyeuse bonhommie par Louis Velle – est représentative du style du cinéaste qui commence aussi à avoir recours aux grands compositeurs classiques.
On retrouve également dans A cause, à cause d’une femme des thématiques qui, depuis Ce soir ou jamais, deviennent récurrentes : la danse, les miroirs… Et toujours, chez Deville, l’importance du jeu des regards.
Bref, rien n’est laissé au hasard et tout concourt à mettre en valeur le talent des interprètes. Si Mylène Demongeot sort enfin de ses rôles de jolies blondes sensuelles pour nous offrir un numéro plein d’espièglerie, ce sont surtout les prestations de Juliette Mayniel et de Marie Laforêt qui retiennent l’attention par leurs savoureuses ambiguïtés. (On est encore loin, toutefois, de la troublante perversité à l’œuvre chez ces dames dans les films du cinéaste à partir des années 70).
Dans le rôle principal, Jacques Charrier séduit autant qu’il agace par la désinvolture de son personnage. Même si, par petites touches, le cinéaste parvient à le rendre attachant en charmeur découvrant enfin l’amour.
Photo de Cécilia riant sous la pluieIl faut dire que Jill Haworth est magnifique et que la mise en scène de Deville sait la sublimer à l’image de cette scène où elle apparaît à Rémi sur le balcon d’un hôtel battu par la pluie.
Finalement, seuls les amateurs de polar pur et dur ne trouveront pas leur compte devant cette sympathique, quoiqu’un peu mièvre, fantaisie policière où plane étrangement, par instant, une certaine tristesse, comme le laissent entendre les vers de Verlaine qui ont inspiré le titre : « Ô triste, triste était mon âme
A cause, à cause d’une femme. »

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LES PETITES DEMOISELLES de Michel Deville (1962) Court métrage TV

Photo du titre Les petites demoiselles
Quatre jeunes femmes de bonne famille sont bien décidées à ne pas s’en laisser conter par les hommes et les conventions. Aussi, décident-elles de créer une entreprise de : « Bonnes à tout faire »…
Contrairement à nombre de ses confrères, c’est après deux longs métrages (Ce soir ou jamais et Adorable menteuse) que Michel Deville décide de réaliser son premier court.
Pour l’occasion, il retrouve la fantaisie de ses premiers films et la verve de sa scénariste attitrée Nina Companeez.

Photo d'une affiche présentant Bonnes à tout faire
Si cette sympathique esquisse ne lui permet pas de confectionner les plans élaborés dont il a le secret, Les petites demoiselles a bien la patte du cinéaste avec sa mise en scène rythmée et ses héroïnes fantasques à la langue bien pendue qui rêvent d’indépendance devant leur miroir tout en continuant à espérer celui qui les emmènera danser. L’occasion pour Deville de renouer avec certaines de ses actrices : Macha Méril, Anne Tonietti, Marina Vlady et surtout Françoise Dorléac qui, une nouvelle fois, dévore l’écran de sa présence. C’est d’ailleurs à elle qu’échoit la plus longue scène du film : un déjeuner dans un restaurant où elle doit résister aux assauts d’un séduisant beau parleur forcément… manipulateur.
Une séquence que le réalisateur termine par un clin d’œil amusé au dessin animé de Disney : La Belle et le Clochard (1955).

Photo d'un baiser spaghetti
Léger mais pas inoubliable, Les petites demoiselles est une charmante parenthèse dans la filmographie de Michel Deville qui s’autorise, pour la première et dernière fois de sa carrière, une fugace apparition en forme d’autoportrait.

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FAIS-MOI PLAISIR ! de Emmanuel Mouret (2009)

Affiche du film Fais-moi plaisir !
Jean-Jacques, un inventeur gaffeur, séduit sans le vouloir une inconnue croisée dans un bar en testant la technique de drague d’une de ses connaissances.
Jalouse, sa petite amie Ariane lui propose un étrange marché : il doit accepter d’avoir une aventure avec cette femme pour couper court, pense-t-elle, à ses fantasmes.
Cela tombe bien, l’inconnue l’invite à une soirée qu’elle organise dans son appartement. Une réception mondaine qui ne va pas être de tout repos pour ce maladroit séducteur malgré lui.
Fais-moi plaisir ! est une heureuse surprise et fait figure d’ovni au milieu du nombre de comédies françaises sinistrées par une standardisation destinée, pense-t-on, à plaire au plus grand nombre.
Retrouvant, dans un premier temps, l’élégance des jeux amoureux et des joutes verbales élaborés par Michel Deville et Nina Companeez au début de leur carrière, le réalisateur élabore un univers où propos sérieux et répliques fantaisistes se renvoient la balle avec humour et raffinement. Mais loin de se reposer sur la qualité de ses dialogues, qui pourraient virer au brillant bavardage, il fait progressivement basculer son film vers un comique de situation et plonge son personnage de gentil gaffeur dans des situations burlesques d’autant plus inextricables que Jean-Jacques ne sait pas dire non et se refuse à peiner les gens. Rien n’est permis quand on est trop poli semble s’amuser le comédien cinéaste.
Jacques Tati ou Pierre Étaix ne sont pas loin dans la façon qu’à Emmanuel Mouret de s’amuser des absurdités du quotidien mais c’est surtout à La Party de Blake Edwards que l’on pense lors de la fameuse soirée organisée par la belle inconnue. Sans en atteindre le génie comique, il élabore une série de gags qui s’enchaînent avec une réjouissante fluidité, soutenue par une mise en scène élégante et inventive qui exploite avec efficacité la variété des décors (des extravagantes pièces de l’appartement d’Élisabeth à la cellule d’une prison symbolisée par un raie de lumière trouant l’obscurité) et des situations.
Dans le rôle titre, Emmanuel Mouret se sort plutôt bien de son rôle de séducteur candide et maladroit, mais ce sont surtout ses partenaires féminines qui retiennent l’attention. Judith Godrèche, Frédérique Bel et Déborah François, pétillantes et enjouées, sont le trio de charme d’une comédie qui fait, enfin, vraiment plaisir !

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ADORABLE MENTEUSE de Michel Deville (1962)

Affiche du film Adorable menteuse
Juliette ment !
A tous ! Tout le temps !
A sa sœur, à ses amis, à ses nombreux amants.
Mais ils lui pardonnent car Juliette est charmante.
D’ailleurs personne ne lui résiste.
Sauf ce voisin qui a une tête ennuyeuse, remplie de choses pas très drôles.
Il est amusant de constater que le titre du deuxième long métrage de Michel Deville contient déjà deux des thèmes majeurs de son cinéma : la séduction et la manipulation. Une œuvre où, bien souvent, les femmes mènent le jeu et ne s’en laissent pas conter.
Juliette est un peu la grande sœur de toutes les héroïnes qui jalonneront les films de Deville mais aussi une sorte d’alter ego du cinéaste. Tout comme le réalisateur, elle invente des histoires pour distraire son auditoire. Une activité qu’elle revendique comme un art. Elle le dit d’ailleurs à sa sœur Sophie : « Mentir (…) c’est amusant. C’est comme un roman. Seulement, au lieu d’écrire ce qu’on invente, on le vit. » Et de la vie, Juliette n’en manque pas grâce à la prestation enjouée de la belle Marina Vlady, ni Sophie jouée par la mutine Macha Méril. A elles deux, elles portent le film sur leurs épaules et lui impriment, dès les premières scènes, un rythme fluide et enlevé.
Une nouvelle fois, les brillants dialogues de Nina Companeez sonnent juste, rehaussés par la mise en scène élégante et très élaborée du cinéaste.
Mais, contrairement au huis clos de Ce soir ou jamais, Adorable menteuse s’ouvre cette fois sur le monde extérieur. De la campagne à Pigalle, on pense à Renoir et à son Déjeuner sur l’herbe (1959) mais aussi au polar noir américain avec lequel Deville semble moins à son aise (à la limite de l’onirisme, l’agression nocturne de Juliette par une bande de voyous ne convainc pas vraiment).
Entre classicisme et Nouvelle Vague, entre film d’auteur et film grand public, le jeune réalisateur trace sa route et impose sa vision du monde en marge des modes et des courants cinématographiques.
Dommage que la liberté de ton et l’inventivité de la réalisation ne parviennent pas à compenser un scénario bien trop léger. Aussi fantaisiste soit-elle, cette histoire d’amour entre un quarantenaire très sérieux et une ravissante poupée blonde est amenée d’une façon trop improbable pour être crédible, malgré le talent de Michel Vitold et de Marina Vlady.
On peut néanmoins voir dans cette Adorable menteuse, le brouillon du chef d’œuvre que sera huit ans plus tard L’Ours et la poupée, point d’orgue (avec Benjamin ou les mémoires d’un puceau) du marivaudage ludique orchestré par Michel Deville et Nina Companeez.

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CE SOIR OU JAMAIS de Michel Deville (1961)

Affiche de Ce soir ou jamais
Laurent, jeune metteur en scène, réunit le temps d’une soirée l’équipe de son prochain spectacle.
Apprenant que la comédienne principale ne pourra participer à sa comédie musicale, il décide de lui trouver sur-le-champ une remplaçante, avec l’aide de ses amis.
A-t-il oublié Valérie qui tient l’un des seconds rôles et qu’il cherche pourtant à séduire ?
La jeune femme veut en avoir le cœur net et va tout mettre en œuvre pour obtenir le rôle.
Pour elle, c’est ce soir ou jamais…
Réalisateur à part dans la production française, Michel Deville s’est tout de suite différencié des cinéastes de son époque, ceux de la Nouvelle Vague, en affirmant un style très personnel. Sa mise en scène alerte, précise et raffinée, s’accordant parfaitement à l’art des dialogues de sa scénariste Nina Companeez.
Dès l’ouverture de son premier film, Michel Deville affiche sa singularité en remplaçant la musique du générique par une voix de femme fredonnant un petit air. Puis, dans un même mouvement de caméra, on découvre cette femme en train de pleurer, puis d’essuyer ses larmes devant un miroir avant de revenir à la table où… elle épluchait des oignons.
Avec cette première scène, Ce soir ou jamais porte déjà en germe ce que sera le cinéma de Deville, un cinéma du jeu où sont étroitement liées légèreté et gravité.
Une lucidité ludique qui se retrouve dans les brillantes répliques de Nina Companeez (« Tu as du temps à perdre ou plutôt tu ne perds pas de temps ! » dit Valérie à sa meilleur amie qui cherche, elle aussi, à séduire le metteur en scène) autant que dans la chorégraphie mise en place par le cinéaste pour dévoiler le jeu de dupes qui s’installe progressivement entre Laurent, Valérie et leurs compagnons de soirée. Par de rapides panoramiques, la caméra de Deville passe habilement d’un personnage à l’autre, saisissant avec acuité, au milieu de la cacophonie ambiante, le jeu discret des regards et des baisers. Dans cette volonté de s’amuser avec les sentiments, on peut voir les prémisses de ce que seront les futurs marivaudages élaborés par le tandem Deville/Companeez où les personnages parlent et racontent plus qu’ils n’agissent. Gardant leurs sentiments pour eux-mêmes ou ne les dévoilant que devant des miroirs, objet cher au cinéaste, tout à la fois reflet de leurs émotions et partenaires de leur jeu.
La qualité de l’interprétation – une constante chez Deville – de Claude Rich à Anna Karina conforte le charme de l’ensemble. Et si, pour ses débuts cinématographiques, Guy Bedos ne convainc par vraiment, l’abattage de Françoise Dorléac, le temps d’une courte scène, sidère littéralement.
Toutefois, en réalisant un film sur une soirée où il ne se passe quasiment rien, le cinéaste atteint très rapidement les limites de son projet qui finit par s’apparenter à un exercice de style parfaitement maîtrisé mais un brin futile.
Sous ses allures de théâtre filmé (l’intrigue y respecte l’unité de lieu, de temps et d’action), Ce soir ou jamais ouvre pourtant la voie à une constante que l’on retrouvera régulièrement dans l’œuvre de Michel Deville du Paltoquet à Nuit d’été en ville : celle de son attrait pour le théâtre, ses dialogues ciselés et ses intrigues en huis clos avec, comme aboutissement, Un fil à la patte, son dernier film, transposition cinématographique réussie de la pièce de Georges Feydeau.
La boucle est bouclée…

Cliquez ici pour voir la belle performance de Françoise Dorléac.

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LA DISCRÈTE de Christian Vincent (1990)

La discrète - Affiche
Antoine, séducteur invétéré et beau parleur, vient de se faire larguer. Un ami, libraire, lui propose de mettre à profit cette rupture pour écrire un texte, à la manière d’un journal intime, où il se vengerait des femmes. Pour donner de la matière à son récit, il devra séduire une inconnue et s’en faire aimer afin de mieux l’abandonner…
Pour son premier film, Christian Vincent fait mouche en abordant le terrain d’un cinéma littéraire où le scénario et surtout les dialogues prennent le pas sur la mise en scène.
Il y a un peu de Choderlos de Laclos dans ces aventures amoureuses, mais aussi de La Maman et la putain de Jean Eustache (1973) pour les dialogues très écrits, ainsi que du Michel Deville dont on retrouve, ici, l’une des thématiques majeures : la manipulation à travers la séduction. Le sujet du personnage qui se fait guider par un mentor pour arriver à ses fins est d’ailleurs très proche de celui du Mouton enragé (1973)
Malheureusement, la mise en scène de Christian Vincent n’a ni la maîtrise, ni la fluidité de ses deux ainés. Le coup de génie de Christian Vincent vient donc surtout d’avoir su s’entourer de trois excellents acteurs pour mettre en valeur les mots qu’il a finement ciselés avec son coscénariste Jean-Pierre Ronssin.
Fabrice Luchini – qui était cantonné aux films de Rohmer ou aux seconds rôles dans de petites comédies comme celles de Patrick Schulmann – explose littéralement avec ce film et révèle aux spectateurs son art du verbe et du récit. Antoine est proche de son tempérament et il trouve avec ce personnage son meilleur rôle. Il suffit de le voir raconter avec délectation le voyage en train de Tristan Bernard pour en être totalement persuadé.
Face à lui, Judith Henry en impose par ses silences et son apparente ingénuité. Nous ne sommes plus au 18ème siècle et Catherine est bien une fille de son temps. D’ailleurs, elle seule est en mesure de faire taire Antoine. Il l’apprend à ses dépends lors d’une des scènes les plus mémorables du film où la jeune femme lui raconte son unique expérience d’entraîneuse dans un bar. Effectivement, face à elle, il « ne peut pas lutter » et choisit donc, enfin, de se taire.
Quant à Maurice Garrel, en Marquise de Merteuil moderne, il donne à son rôle de libraire, instigateur du complot amoureux, une dimension plus pathétique que réellement machiavélique, jouant habilement avec les zones d’ombre que le scénario lui a ménagé. Une part sombre et secrète que possède, d’ailleurs, chacun des personnages mais que le récit n’évoque le plus souvent qu’à demi-mot. Comme un contrepoint nécessaire aux discours incessants des protagonistes.
La Discrète est un film en état de grâce dont la petite musique des mots et les variations sur la Mélodie hongroise D817 de Franz Schubert charment durablement. Chaque visionnage est une nouvelle source de découvertes. Car il en va, bien souvent, des films comme des êtres humains : quand on les regarde pour la première fois, on n’en voit que la moitié…

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