INSAISISSABLES 2 de John M. Chu (2016)

Affiche du film Insaisissables 2
Un an après leurs premières et Insaisissables aventures, les quatre cavaliers – célèbres magiciens redresseurs de torts – affrontent cette fois… Harry Potter !
Ou, plutôt, un ersatz barbant et ridicule, pieds nus dans ses mocassins.
Insaisissables 2 tente, une nouvelle fois, de nous mettre le doigt dans l’Oeil en nous faisant passer pour de la magie de simples tours de cinéma mêlant effets de montage, effets spéciaux, ellipses bienvenues, tours improbables non explicités, hypnose tirée du chapeau pour retourner la situation d’un claquement de doigts et beaucoup de baratins pour assommer le spectateur et l’empêcher de réfléchir. Rien de magique en somme, juste un piètre tour d’enfumage cinématographique.
« Ils reviennent pour un incroyable braquage » nous dit l’accroche.
Vu la tête des comédiens sur l’affiche, il fallait s’attendre à un tour de con.

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AVENGERS 2 : L’ÈRE D’ULTRON de Joss Whedon (2015)

Affiche du film Avengers 2 : l'ère d'Ultron
Pour maintenir la paix sur la planète et protéger l’humanité en cas de nouvelles attaques extraterrestres, Tony Stark décide de créer Ultron : une intelligence artificielle supérieure capable notamment de contrôler la légion des Iron Man.
Mais Ultron se retourne contre son créateur en décidant que les humains sont la première menace à éliminer sur terre.
Face à cette entité aux pouvoirs exponentiels, les Avengers risquent d’être rapidement dépassés. A moins que des nouveaux venus…
La barre était haute à franchir pour Joss Whedon après le succès planétaire de son Avengers et grande devait être la tentation de reproduire la même formule gagnante pour ne pas décevoir les fans. Mais, en oubliant d’insister sur les fêlures et les gros conflits d’égo de ses personnages pour ne se concentrer que sur les nombreuses batailles, le réalisateur s’est hélas fourvoyé dans le dosage de ses ingrédients.
Alors, pendant 2h20, le spectateur voit se succéder de longues bouillies guerrières (les actions vont si vites – et sont si mal filmés – qu’on les devine plus qu’on ne les voit vraiment) et de courtes bouillies romantiques (l’improbable vie de famille d’Œil de Faucon et l’idylle entre Bruce Banner et Natasha Romanoff) pour un brouet qui devient vite indigeste et aussi lourd que le marteau de Thor.
Il faut dire qu’Ultron est loin d’avoir le charme de Loki et qu’il finit par rendre les affrontements à son image : terriblement mécaniques, désincarnés et chiants !
Heureusement qu’un peu d’humour subsiste çà et là – merci Robert Downey Jr – et que l’apparition de nouveaux personnages, Vision notamment, permettent de capter un peu l’attention ailleurs que sur ces répétitifs combats destinés à savoir qui aura la plus grosse… explosion.
En parlant de destruction, saluons tout de même Joss Whedon dont la principale réussite, avec ses deux Avengers, sera d’être parvenu à mettre au point des films de guerre « propre » où des villes entières sont pulvérisées sans qu’il n’y ait jamais de pertes humaines – du moins visible à l’écran – et sans que cela ne choque personne.
Une guerre à l’échelle planétaire aussi insipide qu’un jeu vidéo pour enfants, vous en rêviez ?
Marvel l’a fait.

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LE DERNIER CHÂTEAU de Rod Lurie (2002)

Affiche du film Le dernier château
Dans une prison militaire de haute sécurité aux allures de château, l’arrivée d’un prestigieux détenu impressionne autant les prisonniers que le personnel pénitentiaire.
Il faut dire qu’Eugene Irwin est un général connu et respecté pour ses nombreux faits d’armes. Souhaitant purger tranquillement sa peine, le célèbre officier va pourtant devoir sortir de sa réserve en découvrant les méthodes sadiques que le colonel en charge de la prison fait subir à ses compagnons de cellule.
L’intérêt du Dernier château réside principalement dans la confrontation entre Robert Redford et James Gandolfini (l’un charismatique, l’autre veule et pathétique), ainsi que dans l’habileté du récit à faire monter la tension jusqu’à son paroxysme, transformant la chronique carcérale attendue en véritable film de guerre.
Mais toute médaille a son revers et Rod Lurie, qui met en scène cet affrontement avec classicisme et efficacité, plombe rapidement son film par un affligeant sous texte patriotique.
Les détenus sont dépeints comme de braves garçons un peu forte tête mais respectueux de la de la bannière étoilée qui flotte sur le pénitencier. Une vision simpliste et très hollywoodienne qui tente de nous convaincre que ces condamnés n’attendent finalement qu’une chose pour regagner le droit chemin : un esprit de corps sous l’impulsion d’un chef juste et exemplaire.
Un discours convenu qui n’oublie pas l’éternelle morale sur la valeur du sacrifice comme moyen de victoire et de rédemption.
De quoi vous dissuader de prendre d’assaut ce Dernier château qui ne manquait pourtant pas d’attraits.

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IN THE CUT de Jane Campion (2003)

Affiche du film In the cut
Frannie est professeur de Lettres à New-York.
Jolie mais coincée de la fesse, elle vit seule et préfère se réfugier dans l’étude des romans policiers et de l’argot plutôt que de s’envoyer en l’air.
Un soir, dans les toilettes d’un bar, elle découvre une femme prodiguant une gâterie à un homme portant un curieux tatouage sur le poignet.
Une scène torride qui va la faire fantasmer jusque dans son lit, alors qu’en bas de chez elle une femme se fait assassiner.
Un crime qui lui permet de rencontrer Malloy, le policier chargé de l’enquête : un moustachu qui n’a vraiment pas sa langue dans sa poche… dans tous les sens du terme. A son contact, la belle va lentement sombrer dans un univers où jouir et souffrir sont les deux faces de la même pièce.
Le polar, qui plus est érotique, revisité par une femme de la trempe de Jane Campion, voilà qui avait de quoi susciter le désir, sinon l’intérêt. D’autant que la réalisatrice de La leçon de piano est parvenue à débaucher pour son film la reine de la comédie romantique : la sage Meg Ryan qui avait su charmer nos oreilles par ses cris de jouissance débridés dans Quand Harry rencontre Sally.
Mais Eros n’en fait qu’à son bon plaisir et n’a visiblement pas daigné se pencher sur In the cut, laissant le soin au demi-dieu ayant conseillé David Hamilton de souffler ses mots flous aux oreilles de Campion. S’en suit un banal thriller nocturne, à l’enquête aussi vague et stéréotypée que ses images, qui s’évertue à faire ressentir le trouble de son héroïne à grands renforts de plans pas nets et mal cadrés. Une mise en scène chichiteuse d’autant plus frustrante que la mise en bouche dans le bar louche démarrait plutôt bien.
De là à penser que Jane Campion a mis plus de fougue à frustrer son public qu’à peaufiner son intrigue qui ne tient que sur des banals faux-semblants…
Quant à Meg Ryan, encore épargnée par les ravages de la chirurgie esthétique, elle ne dévoile pas grand-chose (même si l’argumentaire de l’affiche française prétend le contraire), limitant son interprétation sulfureuse à une poitrine dénudée, à quelques masturbations tout juste explicites et à des airs de jouissance qui évoquent une nouvelle fois la simulation plus que la réelle extase.
Pas de quoi s’extasier non plus devant la prestation moustachue soi-disant sexy du falot Mark Ruffalo !
Une vraie tromperie sur la marchandise qui fait dire que, si pour les amateurs de polar, In the cut n’atteint pas son but, les amateurs d’érotisme, eux, l’ont vraiment In the cul !

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INSAISISSABLES de Louis Leterrier (2013)

Affiche du film Insaisissables
La police n’en croit pas ses yeux.
Comment arrêter quatre insaisissables magiciens qui organisent un casse à l’autre bout du monde ou détournent des fonds pendant leurs spectacles ?
Quelles sont leurs motivations ?
Comment s’y prennent-ils ?
C’est sur un rythme abrutissant que Louis Leterrier nous entraîne dans son histoire de magiciens. Images, montage, musique : tout est tonitruant, sans doute pour tenter de masquer la vacuité de son récit.
D’ailleurs, la magie n’est pas le cœur de son spectacle. Elle en est juste l’artifice, destiné à justifier les invraisemblances de scénario les plus énormes. Tout comme le casting prestigieux, à qui le réalisateur donne des rôles aussi volatiles que le papier flash (papier qui s’enflamme instantanément sans laisser de traces) utilisé par les quatre héros.
Le plus insaisissable dans cette histoire, c’est que le réalisateur multiplie les mauvais tours :
– En se concentrant sur les amourettes d’un flic américain avec une française d’Interpol – Mélanie Laurent dans un rôle improbable – plutôt que sur les relations au sein de l’équipe de magiciens.
– En offrant à Michael Caine un simple rôle de faire-valoir.
– En agitant sa caméra à tout propos mais, hélas, sans à-propos.
– En offrant un épilogue prévisible et une explication simpliste qui donnent l’impression d’avoir assister à beaucoup de bruit pour rien.
Au final, seul le numéro de mentaliste de Woody Harrelson parvient à tirer quelques sourires…
Un conseil si vous aimez les magiciens, (re)découvrez plutôt Le Prestige de Christopher Nolan et surtout le merveilleux Illusionniste de Neil Burger, plutôt que ce film artificiel sur la magie qui ne fait pas longtemps illusion.

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IRON MAN 3 de Shane Black (2013)

Affiche du film Iron Man 3
En proie à des crises d’angoisse suite à ses éprouvantes aventures avec les Avengers, Tony Stark (alias Iron Man) doit affronter une nouvelle menace : Le Mandarin, un super vilain sanguinaire qui va s’en prendre à tous ceux qu’il aime.
Après le méconnu mais divertissant polar Kiss Kiss Bang Bang (première réalisation du scénariste de L’Arme fatale) les retrouvailles de Robert Downey Jr avec le cinéaste Shane Black avaient tout pour faire des étincelles.
Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on n’est pas déçu. Iron Man 3 surpasse même le premier opus qui avait pourtant habilement remis au goût du jour le héros à l’armure rouge et or.
Tout en inscrivant son récit dans la droite ligne du film Avengers, Shane Black met à profit les erreurs d’Iron Man 2 et replace Tony Stark au centre de l’intrigue. Il en profite pour explorer avec humour les ambivalences de l’industriel playboy, ses comportements enfantins et sa difficulté à nouer des relations apaisées avec ceux qu’il aime. Surtout, le cinéaste a l’intelligence de s’approprier le personnage et son univers quitte à en pervertir joyeusement certains aspects. La représentation du Mandarin, ennemi emblématique d’Iron Man, risque fort de faire hurler les fans purs et durs de la bande dessinée mais a au moins le mérite de surprendre et de faire sortir la saga des sentiers balisés où elle s’était endormie.
Il faut saluer la qualité de l’écriture qui, au milieu des nombreuses scènes d’action, sait ménager d’imprévisibles coups de théâtre et préfère étoffer les motivations des différents protagonistes plutôt que de miser uniquement sur un déluge d’effets spéciaux. Côté clin d’œil, l’impressionnante attaque de la villa de Stark par trois hélicoptères venant de la mer n’est pas sans rappeler une scène emblématique de L’Arme fatale.
Se mettant au diapason de l’interprétation tout en dérision de Robert Downey Jr, la mise en scène lui offre de vraies scènes à jouer avec des partenaires qui ont enfin du répondant. Ben Kingsley compose un réjouissant Mandarin tandis Guy Pearce semble se délecter de son statut de mauvais garçon.
Gwyneth Paltrow hérite, quant à elle, d’un rôle plus étoffé qui permet de développer intelligemment la relation entre Tony Stark et Pepper Potts.
Seul bémol : le personnage de Rebecca Hall, sacrifié sur l’autel de l’efficacité scénaristique.
Quoiqu’il en soit, les bons divertissements se font si rares qu’il serait vraiment dommage de manquer celui-ci. Alors, une fois n’est pas coutume, vivement la suite…

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AVENGERS de Joss Whedon (2012)

Affiche du film Avengers
Une attaque extraterrestre menace la terre et rien ne semble pouvoir l’arrêter.
Sauf, peut-être, Nick Fury qui a l’idée de mettre sur pied un groupe de justiciers pour contenir l’invasion imminente.
Pari risqué. L’association de tous ces héros pouvant se révéler tout aussi explosive.
Si le pari est effectivement risqué pour le célèbre agent du S.H.I.E.L.D., il l’est tout autant pour Joss Whedon en charge du film de super-héros le plus attendu par tous les fans de comics. LE film qui doit réunir plusieurs héros de la Marvel dont les aventures ont été jusque là portées à l’écran de manière indépendante, avec plus (Iron Man, Captain America) ou moins (Hulk, Thor) de succès.
C’est qu’avec tous ces super-pouvoirs réunis, il y avait matière à un film super-indigeste enchaînant bêtement les super-combats et les prouesses technologiques jusqu’à l’écœurement.
Super ! Il n’en est rien et le choix de Joss Whedon s’avère particulièrement judicieux. Réalisateur presque novice au cinéma mais qui a fait ses armes à la télé en créant la série Buffy contre les vampires, il applique pour Avengers les recettes de sa série (recettes qui sont finalement assez proches de celles qui ont fait le succès de la Marvel) et prend le temps, le film dure 2h20, de mettre l’accent sur les personnalités et les fêlures de ses personnages ainsi que sur les conflits d’égo surdimensionnés que provoque ce regroupement de Vengeurs.
Il faut dire qu’ils sont tous un brin caractériel et particulièrement asociaux.
Normal. Imaginez ce que peut donner la rencontre entre un dieu nordique, un industriel de génie : fêtard, cynique et imbu de lui-même, un scientifique qui a peur de se transformer en géant vert et un super soldat de la seconde guerre mondiale fraîchement décongelé mais un peu rigide et droit dans ses rangers.
Leur réunion ne peut-être qu’explosive et… divertissante ! C’est ce dernier point qu’à particulièrement bien compris le réalisateur et c’est là l’autre réussite de Avengers : avoir su injecter une bonne dose d’humour aux situations conflictuelles entre ses héros.
Si Tony Stark, alias Iron Man, remporte la palme de l’ironie (mention spéciale à Robert Downey Jr), un personnage – jusqu’alors sacrifié par deux films un peu lourdingues – s’attire enfin la sympathie des spectateurs par des gags qui semblent tout droit sortis d’un dessin animé. Redonner à Hulk (car c’est de lui qu’il s’agit) une certaine forme de légèreté n’est pas un mince exploit. Même si au passage l’excellent Edward Norton à laissé sa place, dans le rôle du Dr Banner, au beaucoup plus falot Mark Ruffalo.
Pour le reste, que les amateurs de combats titanesques se rassurent. Le film réserve aussi son lot de bagarres truffées d’effets spéciaux plutôt convaincants. Même si l’on peut se demander pourquoi les méchants extraterrestres s’obstinent à venir se faire mettre minable dans le quartier fréquenté par nos héros alors qu’une ville toute entière s’ouvre à eux !
Quoi qu’il en soit, Avengers est vraiment un pari gagné pour Joss Whedon et son groupe de super-héros mal embouchés.
Vivement la suite !

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