JOHN WICK 2 de Chad Stahelski (2017)

Affiche du film John Wick 2
Maintenant qu’il est sorti de sa retraite volontaire, l’implacable John Wick se voit contraint d’honorer une dette envers un ancien associé.
Au risque de se mettre à dos une confrérie de tueurs internationaux, il prend la direction de Rome pour y administrer ses derniers sacrements….
Après l’ébouriffant exercice de style qu’était John Wick, la suite de ses aventures se devait d’être à la hauteur, voire de le surpasser. Pari relevé par l’un des réalisateurs du premier opus qui entre, dès la première scène, dans le vif du sujet pied au plancher.
Fidèle au cahier des charges, Chad Stahelski enchaîne les scènes d’action virtuoses et chorégraphie à nouveau de longues scènes de combats rapprochés au couteau ou à l’arme de poing, les fameux « Gun-Fu », qui avaient fait le succès du premier film. Une fluidité et une élégance dans la mise en scène assez rare pour ce genre de film d’action trop souvent abonné aux caméras secouées et au montage saccadé. Même si, à trop vouloir nous en mettre plein la vue, le réalisateur se perd un peu dans ses affrontements répétitifs heureusement non dénués d’humour.
Saluons également la bonne idée du cinéaste d’approfondir l’intrigant univers de la pègre ébauché dans le premier film, avec sa galerie de tueurs impitoyables soumis à des règles de bonne conduite qu’ils ne doivent surtout pas transgresser.
Dans le rôle-titre, Keanu Reeves – froid félin flinguant – impressionne toujours autant. Et c’est un plaisir que de retrouver à ses côtés d’anciens survivants du film précédent : Ian McShane, Lance Reddick ou John Leguizamo.
Finalement, à part la sympathique apparition de Franco Nero (le Django de 1966), ce sont plutôt les nouveaux venus qui déçoivent. Laurence Fishburne n’apporte pas grand-chose à l’intrigue et Riccardo Scamarcio compose un méchant bien fade à côté de celui qu’interprétait Michael Nyqvist. « Plus réussi est le méchant, plus réussi sera le film » disait Hitchcock, un conseil avisé que Chad Stahelski serait bien inspiré de suivre s’il veut terminer sa trilogie en beauté.
Quoiqu’il en soit, même plus prévisible, John Wick 2 reste un spectacle efficace qui ne démérite pas. Vivement la suite…

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L’ÂGE DE GLACE 5 : LES LOIS DE L’UNIVERS de Mike Thurmeier et Galen T. Chu (2016)

Affiche du film L'âge de glace 5
Scrat, toujours aussi gland, libère une soucoupe volante coincée dans la glace et provoque la création de notre système solaire accompagnée d’une pluie de météorites dont la plus grosse menace de détruire la terre. A moins que Manny, sa famille et ses nombreux amis ne parviennent à sauver le monde.
Après une dérive des continents qui laissait de glace, ce nouvel épisode rectifie le tir et choisit l’option du délire S.F. où Scrat et Sid mènent le bal. Diego se contentant de jouer les faire-valoir et Manny de nous faire barrir avec ses soucis domestiques.
Il est vraiment loin le temps où les trois amis, et l’électron libre Scrat, étaient le noyau dur d’une saga qui aujourd’hui se disperse autour d’un trop grand nombre de personnages et d’intrigues annexes.
Le scénario n’apporte pas grand-chose à son postulat de base et ce nouveau périple se contente de disséminer ses gags (plus ou moins bons) tout en jouant sur le capital sympathie de nos héros qui doivent, cette fois, affronter des méchants plus bêtes qu’effrayants.
Le Big Bang annoncé ressemble une fois de plus à un pétard mouillé, on aurait pourtant aimé que cet âge de glace se termine en beauté.

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AMERICAN ULTRA de Nima Nourizadeh (2015)

Affiche du film American Ultra
Un jeune homme vivote dans la petite ville morne de Liman entre sa copine, ses joints et son travail de nuit à la supérette locale. Mais lorsque deux hommes l’agressent un soir sur le parking de sa boutique, il se transforme en redoutable tueur rompu à toutes les méthodes de combat. Mike Howell découvre alors que sa réalité est factice et qu’il est un agent dormant dont on a effacé les souvenirs.
Version parodique de La mémoire dans la peau (la ville où se situe l’action se nommerait-elle Liman en hommage à Doug Liman, initiateur des aventures de Jason Bourne ?), American Ultra démarre plutôt bien avec un amusant, quoique pas toujours méga fin, second degré sur les films d’action et leurs héros invincibles. Le film, beaucoup moins convaincant dès qu’il s’essaye au mélange des genres en tentant de glisser un peu de romance ultra ordinaire entre les deux tourtereaux, devient rapidement hypra convenu lorsqu’il sombre dans une ultra violence gratuite et graphique très en vogue depuis Kingsman : Services secrets.
Ajoutez à cela un méchant super pathétique aux motivations hyper opaques, un Jesse Eisenberg et une Kristen Stewart dans des rôles finalement ultra stéréotypés et vous obtenez un produit de consommation américain qui n’a d’ultra que le titre.

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JOHN WICK de David Leitch et Chad Stahelski (2014)

Affiche du film John Wick
Un homme se fait agresser chez lui par trois voyous qui lui volent sa Ford Mustang de collection et tuent son petit chien, cadeau de son épouse défunte.
Grave erreur ! Car, sans le savoir, ils se sont attaqués à un tueur impitoyable. Une véritable légende dans le milieu de la pègre : John Wick.
Présenté ainsi, le scénario simpliste semble surtout prétexte à une suite de règlements de compte sanglant et sans imagination. Sauf que les réalisateurs ont l’intelligence de transformer cette trame basique en un brillant exercice de style.
Tourné principalement de nuit, le film se réapproprie les codes du film noir et réinvente différents lieux emblématiques de New-York comme le Flatiron Building (baptisé « le fer à repasser » en raison de sa forme triangulaire) transformé en hôtel de standing pour les membres de la pègre. Un univers sombre et cohérent où, malgré l’extrême violence dont ils font preuve, les truands doivent obéir à une certaine éthique et à des codes de « bonne conduite ».
Les deux cinéastes prennent donc leur temps avant de déchaîner la vengeance de leur héros et font habilement monter la tension en créant tout un mythe autour de lui. « Ce n’est pas ce que tu as fait, fiston, mais à qui tu l’as fait !» reproche le chef de la pègre à son fils qui a agressé le célèbre tueur.
Tous ces éléments méticuleusement mis en place préparent idéalement le spectateur aux bagarres à venir qui sont la principale attraction de John Wick. Des combats qui sortent de l’ordinaire, David Leitch et Chad Stahelski faisant preuve d’une indéniable maîtrise dans l’élaboration des différents affrontements qu’ils chorégraphient en de longs plans fluides et efficaces. Notamment grâce à une nouvelle forme de lutte élaborée pour l’occasion : le Gun-Fu qui mêle, de façon très graphique, fusillades et affrontements au corps à corps.
Tiré à quatre épingles, Keanu Reaves – qui trouve là son meilleur rôle depuis… Matrix ? – incarne un John Wick aussi séduisant que dangereux. Athlétique et mutique, il donne une vraie épaisseur à son personnage de croquemitaine implacable.
Face à lui, Michael Nyqvist est parfait en chef mafieux violent, fasciné – jusqu’à l’amusement – par les exploits invraisemblables de son ancien homme de main.
Alors, à condition de ne pas énerver John Wick, vous devriez passez un bon moment devant ce surprenant thriller de série B.

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CARTEL de Ridley Scott (2013)

Affiche du film Cartel
Alors c’est l’histoire d’un avocat amoureux qui va acheter un diamant…
Ou l’histoire d’un avocat cupide qui s’associe à un couple sulfureux ?
Ou l’histoire d’un couple sulfureux aimant les guépards et le bling-bling ?
Ou l’histoire d’un intermédiaire donneur de leçons aux allures de cowboy ?
Ou l’histoire d’un camion qui sent la fosse septique ?
Ou l’histoire d’un baron de la drogue qui se la pète poète et philosophe ?
Difficile de savoir…
A défaut de retourner dans l’espace pour donner une suite à Prometheus, histoire de ne plus entendre ses fans crier, Ridley Scott a préféré s’associer à un écrivain de renom (Cormac McCarthy) pour, cette fois, les entendre ronfler.
Mission réussie : son film est d’une vacuité intersidérale.
Pauvres acteurs glamours, obligés de se farcir des personnages antipathiques, un récit interminable, une intrigue alambiquée, des dialogues pompeux, des décors blancs, des images léchées, un érotisme qui ne l’est pas assez et une fin qui ne ressemble à rien sous la direction d’un cinéaste qui a visiblement oublié la réplique pleine de bon sens de Tuco dans Le bon, la brute et le truand de Sergio Léone : « Quand on tire, on raconte pas sa vie ! ».
Devant un tel cocktail, Fassbender, Diaz, Bardem, Cruz et Pitt auraient dû se méfier : Cartel n’a aucune chance de faire un carton.

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KICK-ASS 2 de Jeff Wadlow (2013)

Affiche du film Kick-Ass 2
Depuis la mort de Big Daddy, Kick-Ass et Hit Girl continuent de nettoyer la ville de ses malfrats tout en poursuivant tant bien que mal leurs études.
Doivent-ils renoncer à la vie de justicier et reprendre une vie normale ou aller de l’avant en s’associant à d’autres apprentis super-héros ?
L’arrivée d’une bande de super-vilains dirigée par Mother Fucker va les aider à prendre les décisions qui s’imposent.
Sans être complètement raté, Kick-Ass 2 ne retrouve qu’en de rares occasions le ton noir et déjanté qui animait les premières aventures du justicier amateur et l’absence de Matthew Vaughn à la réalisation se fait cruellement sentir.
Il faut dire que sous la houlette de Jeff Wadlow, cette suite opportuniste se contente d’exploiter le côté ludique du sujet en prenant soin de gommer la brutalité inquiétante de l’opus précédent. Reste une violence graphique destinée à plaire au plus grand nombre et principalement aux adolescents. Un parti pris qui, s’il n’est pas désagréable à l’œil, enlève toute ambigüité et zones d’ombre au profit de gags potaches lourdingues à base de taser vide boyaux.
Heureusement qu’Aaron Taylor-Johnson et surtout Chloë Grace Moretz restent convaincants dans les rôles titres. Jim Carrey ne faisant que passer sans vraiment forcer son talent.
Souhaitons que le prochain épisode – évoqué dans le générique de fin – se tourne rapidement afin que les deux comédiens puissent reprendre leur rôle avant qu’ils ne soient trop vieux et que Matthew Vaughn botte définitivement le cul de son remplaçant pour remettre la franchise sur des voies un peu plus sinueuses et, surtout, moins consensuelles.

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L’ÂGE DE GLACE 4 : LA DÉRIVE DES CONTINENTS de Steve Martino et Mike Thurmeier (2012)

Affiche du film L'âge de glace 4
Après avoir échappé aux mâchoires d’un redoutable tyrannosaure, Manny le mammouth, Sid le paresseux et Diego le tigre à dents de sabre doivent affronter un danger encore plus terrible : la dérive des continents qui va les séparer de leur famille et de leurs amis.
Quelques semaines avant la sortie de Rebelle, les animateurs américains seraient-ils la proie de leur progéniture adolescente ou d’une sérieuse crise d’originalité ? Car si le retour de la sympathique horde de l’ère glaciaire était prévisible après le succès du troisième opus, L’Âge de glace 4 est malheureusement beaucoup moins inspiré que les trois films précédents. Le juste équilibre entre joyeux délire et émotion ayant laissé place aux jérémiades et aux soupirs amoureux de Pêche, la fille de Manny.
Même Scrat, l’impayable petit écureuil, ne chasse plus le gland avec autant de véhémence !
Heureusement que la fameuse dérive des continents à la bonne idée d’éloigner l’horripilante gamine de nos héros qui retrouvent leur humour et du poil de la bête dans la seconde partie du récit.
Quoiqu’il en soit, il serait sans doute préférable que la franchise s’arrête là. Car entre une planète qui prend l’eau, une adolescente chiante, la mémé sénile de Sid, Diego qui bave devant une de ses congénères, Scrat qui fait fuir une île et un public qui, peu à peu, s’emmerde, L’Âge de glace 5 risque fort de se retrouver affubler du sous-titre : La dérive des incontinents !

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