X-MEN : APOCALYPSE de Bryan Singer (2016)

Affiche du film X-Men Apocalypse
Le plus ancien et le plus puissant des mutants se réveille d’un long sommeil et décide de reprendre le contrôle de la Terre, aidé par quatre des siens dont le redoutable Magnéto.
Seul le Professeur Xavier, et son équipe de jeunes X-Men, semble en mesure de s’opposer à son envie de dominer le monde.
Bryan Singer remet le couvert après le très réussi X-Men : Days of Future Past et abandonne définitivement les anciens X-Men qu’il avait contribué à lancer en 2000 pour la jeune génération concoctée par Matthew Vaughn dans X-Men : Le commencement.
Si X-Men : Apocalypse sait se montrer divertissant et parfois assez sombre (comme le montre le destin tragique de la famille de l’un des mutants), il déçoit dans sa manière de recycler sans ingéniosité une thématique utilisée depuis cinq film, à savoir l’incompréhension entre mutants et humains, et de réutiliser – certes en le peaufinant – un effet déjà vu dans le précédent film : les exploits supersoniques et musicaux de Vif-Argent.
Dommage également que le méchant, malgré son titre de mutant originel, soit si peu effrayant et que certains des X-Men soient au service des acteurs qui les interprètent plutôt que l’inverse. Mystique se retrouve avec un rôle surévalué par rapport au reste du groupe pour cause de Jennifer Lawrence et Jean Grey se récupère la momolle Sophie Turner pour cause de succès du Trône de fer. Sa prestation est pourtant loin d’être aussi convaincante que celle de Famke Janssen.
Ni déshonorant, ni vraiment séduisant, ce produit hybride montre qu’il est peut-être temps que Bryan Singer passe lui aussi la main, histoire d’apporter un peu de sang neuf à la tête de cette saga qui a du mal à sortir les griffes sans la présence de Wolverine.

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EDDIE THE EAGLE de Dexter Fletcher (2016)

Affiche du film Eddie The Eagle
Les Jeux Olympiques d’hiver de 1988 vont devenir un véritable filon pour scénaristes en quête d’histoires improbables.
Comme Rasta Rockett sorti en 1994, Eddie The Eagle est une comédie sportive qui s’inspire d’une histoire vraie survenue à Calgary et raconte le parcours improbable d’un sportif (vraiment) amateur bien décidé à participer à cette olympiade.
La comparaison s’arrête là, le film de Dexter Fletcher s’envolant rapidement vers des sommets d’humour anglais, porté par des dialogues joyeusement caustiques.
Un film qui, sous ses dehors fantaisistes, peut aussi se regarder comme un bel éloge à la persévérance, un message d’espoir pour tous ceux qui n’entrent pas dans les normes et une critique des instances dirigeantes du sport qui ont peu à peu oublié qu’en sport, comme ailleurs, l’important est souvent de participer.
Un idéal que portent avec flamme Taron Egerton, épatant avec ses cheveux ébouriffés et ses lunettes à double foyer, et Hugh Jackman qui, s’il a rentré ses griffes, n’a heureusement pas laissé sa langue dans sa poche.
A défaut d’avoir gagné les compétitions de saut à ski auquel il a participé, Eddie The Eagle permet au film de Dexter Fletcher de prendre de la hauteur et de remporter la médaille d’or de l’humour.
Joli palmarès, non ?

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PAN de Joe Wright (2015)

Affiche du film Pan
Le nouveau film de Joe Wright n’a rien de la PANacée tant attendue dans le domaine des multiples adaptations hollywoodiennes cherchant à nous vendre les origines de tels ou tels personnages de contes de fées
Si le cinéaste utilise bien toute la PANoplie propre au Pays Imaginaire, son approche du sujet laisse un peu PANtois car plus proche de la PANtalonnade que de la féérie.
Des grotesques chansons de mineurs adaptant des airs connus (notamment la chanson de Nirvana : « Smells Like Teen Spirit »), aux effets spéciaux plus lourds qu’une attaque de PANzers, en passant par des acteurs aussi inexpressifs que des PANtins (à l’image de Garrett Hedlund qui joue le rôle de Crochet), le film manque constamment de PANache.
PANade temporaire ou véritable PANne d’inspiration pour le réalisateur d’Orgueil et préjugés, qui ne parvient ici à surprendre qu’en de rares occasions !
Un résultat PANtouflard qui risque fort de lui coûter un PANPAN cucul au box-office.

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CHAPPIE de Neill Blomkamp (2015)

Affiche du film Chappie
2016 – Afrique du Sud
Pour faire face à la recrudescence de la violence et de l’insécurité, un programme de policiers entièrement robotisés a été mis sur pied. Mais le créateur de ce projet a aussi dans l’idée de donner une conscience à ses créatures en titane. Pour ce faire, il décide de reprogrammer Chappie, l’un de ses androïdes policiers.
Dès lors, le savant et son « enfant » surdoué vont devoir affronter des sentiments bien humains : l’incompréhension, la peur et la jalousie.
De District 9 à Chappie, en passant par Elysium, l’éveil de la conscience par la mutation semble être un thème cher à Neill Blomkamp qui tente, à chacun de ses films, de concilier réflexion et action. Une ambition louable qui, sur l’écran, a du mal à se concrétiser.
Difficile d’être à la fois Spielberg, Verhoeven et Cronenberg.
D’autant que Blomkamp donne surtout l’impression de courir après l’originalité de son premier film au lieu de chercher à se renouveler.
Chappie a beau être un attachant personnage de cinéma, le réalisateur en atténue le charme en le plongeant dans un monde rempli de personnages caricaturaux à la bêtise aussi énorme que les armes qu’ils emploient.
Cet aspect grossier ruine en partie les efforts du réalisateur pour développer un peu d’émotion dans un récit qui pourtant ne manque pas d’intérêt. L’interprétation n’arrange rien, malgré la présence de Hugh Jackman et de Sigourney Weaver étrangement sous employés.
Neill Blomkamp manquerait-il d’ambition ? La question mérite d’être posée puisqu’il finit toujours par sortir l’artillerie lourde pour plomber son propos !

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LA NUIT AU MUSÉE 3 : LE SECRET DES PHARAONS de Shawn Levy (2015)

Affiche du film : La nuit au musée 3 : Le secret des pharaons
La cartouche égyptienne, qui fait revivre pendant la nuit les objets inanimés du musée de New-York, est atteinte d’une étrange corrosion qui risque de faire disparaître sa magie.
Bien décidé à sauver ses amis, Larry, le veilleur de nuit, s’envole pour le Musée d’histoire naturelle de Londres dans l’espoir de trouver une solution auprès des parents d’Ahkmenrah.
C’est avec ce troisième film que Shawn Levy semble avoir décidé de fermer les portes de sa saga nocturne au musée.
Tant mieux, car plus personne ne semble croire au potentiel humoristique d’un sujet qui ne manquait pourtant pas de charme, notamment en donnant vie à de nombreuses œuvres d’art.
Le réalisateur se contente de jouer au vieux conservateur de musée qui n’ose bouleverser sa première exposition gagnante de peur de décevoir son public et son comédien principal s’amuse visiblement plus en incarnant un homme des cavernes abruti qu’en réendossant son uniforme de veilleur de nuit.
Les gags, poussiéreux, peinent à se renouveler et les effets spéciaux, principale attraction de ces musées, ont tellement perdu de leur saveur qu’ils touchent le fond du sarcophage avec ce secret des pharaons qui est surtout prétexte à une vaine tentative de changement d’air.
Ne reste que quelques apparitions savoureuses (celle dansante de Dick Van Dyke – le ramoneur de Mary Poppins – ou auto-parodique de Hugh Jackman) et la tristesse de voir Mickey Rooney et Robin Williams venir gâcher une dernière fois leur talent dans un musée cinématographique condamné à sombrer dans l’oubli.
Triste fin de parcours !

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X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST de Bryan Singer (2014)

Affiche du film X-Men : Days of Future Past
Par peur des mutants et de leurs pouvoirs, les humains ont créé Les sentinelles : robots capables de s’adapter aux différentes attaques de leurs ennemis et de les retourner contre eux. La guerre qui a suivi a ravagé la planète et quasiment décimé les mutants qui n’ont d’autres choix que d’envoyer l’un des leurs dans le passé pour tenter d’empêcher que tout ne commence.
Dans la lignée de X-Men 2 et X-Men : Le commencement, X-Men : Days of Future Past est une bonne surprise.
Il relance la franchise Marvel dédiée aux mutants et fait oublier le mauvais souvenir laissé par X-Men 3 : L’affrontement final, tout en réhabilitant le personnage de Wolverine (et l’image de son acteur Hugh Jackman) mis en pièce par les deux films calamiteux qui lui ont été consacrés :X-Men Origins : Wolverine et Wolverine : Le combat de l’immortel.
Le retour de Bryan Singer aux commandes de la saga et la présence de Matthew Vaughn à la production ne sont certainement pas pour rien dans ce revirement inespéré qui soigne tout autant les scènes d’action (virtuoses et aériennes, comme cette intervention de Vif Argent pendant l’évasion de Magnéto) que la psychologie des personnages.
Un habile dosage initié par le film de Vaughn sur les débuts des X-Men et que Singer reprend à son compte en même temps que ses principaux acteurs : les convaincants Michael Fassbender et James McAvoy dans les rôles de Magnéto et du Professeur Xavier.
Mais si X-Men : Days of Future Past séduit, c’est surtout grâce à son scénario malin, à base de voyage dans le temps, qui permet de réunir dans le même film les jeunes et les anciens X-Men, avec le personnage de Wolverine comme fil rouge.
Une habile manière de lancer également, sans en avoir l’air, une remise à plat de la franchise.
Et même si tout n’est pas parfait (le récit ne s’embarrasse guère de cohérence quand il s’agit de relier entre eux les différents films : l’intrigue fait notamment l’impasse sur la manière dont le Professeur Xavier, mort dans X-Men 3, a pu revenir à la vie), la qualité de l’interprétation, de la réalisation (Bryan Singer se remet en selle après plusieurs films navrants) ainsi qu’un constant mélange entre humour et noirceur font de ce X-Men : Days of Future Past un agréable divertissement et l’un des meilleurs opus de la série.

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PRISONERS de Denis Villeneuve (2013)

Affiche du film Prisoners
Deux petites filles de six ans sont enlevées dans la banlieue de Boston.
Le détective Loki, en charge de l’affaire, sait qu’il a peu de temps pour retrouver les fillettes saines et sauves.
Commence pour lui une enquête d’autant plus compliquée que le père d’un des deux enfants a décidé de tout faire pour les retrouver.
Thriller efficace et très noir, Prisoners aborde et entremêle de front l’enquête policière pour retrouver les deux fillettes et la terrifiante dérive des parents face à l’inacceptable. Tout en décrivant avec une certaine habileté la lente dislocation de deux familles, le cinéaste tente de nous montrer comment les actes inconsidérés et répréhensibles d’un père interfèrent dans le bon déroulement des investigations et mettent en péril la vie de son enfant.
Pour arriver à ses fins et faire naître le malaise, Denis Villeneuve installe son film dans la durée afin de rendre la tension palpable. Louable intention, du moins si le réalisateur d’Incendies n’en rajoutait pas dans les scènes sordides, insistant notamment sur la torture infligée à un suspect. Critique ou complaisance ? La question mérite d’être posée.
La charge contre la loi du talion et les valeurs nationalistes qui gangrènent les États-Unis ne fait, par contre, aucun doute avec la description de ce père lancé dans une vengeance aveugle. Un rôle difficilement tenable, oscillant en permanence entre empathie et dégoût, qu’incarne pourtant avec conviction Hugh Jackman. Face à lui, Jake Gyllenhaal apporte un peu plus de nuances à son flic pugnace, lui aussi taraudé par d’anciens traumatismes.
Avec son ambiance hivernale pesante, Prisoners fait tout de même preuve d’une réelle intensité dramatique tant au niveau de l’intrigue, pourtant émaillée de nombreuses coïncidences, que de la musique : nappes angoissantes utilisées avec parcimonie. Tandis que la mise en scène (un peu trop) démonstrative de Denis Villeneuve parvient à tenir en haleine jusqu’à la toute dernière seconde.

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