FAST & FURIOUS 8 de F. Gary Gray (2017)

Affiche du film Fast & Furious 8
Fa(s)t Dom entraîne les siens dans une nouvelle mission impossible motorisée avant de les trahir. Son équipe, incrédule et vraiment Furious, se lance à sa poursuite, bien décidée à comprendre la raison qui l’a poussé à quitter la famille.
Avec son début à Cuba à base de culasses et de culs haut perchés sous des mini-jupes, ce huitième épisode fait d’abord craindre le pire. Mais, plus réussi que Fast & Furious 7 qui frôlait la sortie de route pour tenter de rendre cohérent l’hommage au défunt Paul Walker, cette huitième aventure renoue avec l’esprit feuilletonnesque qui faisait le charme de Fast & Furious 6 tout en continuant d’enchaîner les cascades délirantes à la manière d’un dessin animé.
L’évasion musclée d’une prison ou la folle échappée de voitures zombies dans les rues de New York comptent parmi les meilleurs moments d’un récit un peu indigeste lorsqu’il nous gratifie des assommantes considérations familiales de chacun des protagonistes.
Heureusement que le casting continue de s’étoffer et que les acteurs ont visiblement l’air de s’amuser. Du moins quand Vin n’est pas là. Dwayne Johnson (dont c’est vraisemblablement le dernier tour de piste) ne s’adresse d’ailleurs jamais à lui, hormis lors d’un bref échange téléphonique. Il faut dire que monsieur Diesel, à défaut de mouiller sa chemise comme le reste de ses compagnons, préfère mettre les gaz bien calé au fond de son auto ou discuter pépère de ses affres de père en compagnie de la perverse Charlize Theron. Un manque de vélocité qui laisse à penser que les grâces qu’il impose avant chaque banquet familial lui sont aussi tombées sur le ventre. Ventre qui commence à s’arrondir sous le marcel.
Pas de quoi mettre à la casse cette franchise qui semble en avoir encore sous le capot.

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RED 2 de Dean Parisot (2013)

Affiche du film Red 2
Un mystérieux « Projet Nightshade », convoité par les services secrets de différents pays occidentaux, oblige Franck Moses et ses anciens collègues de la CIA à reprendre du service.
Après un Red divertissant, cette suite avait de quoi éveiller l’intérêt par la présence, derrière la caméra, du réalisateur de l’hilarant Galaxy Quest. Mais c’était oublier un peu vite que, depuis cette excellente parodie de Star Trek, Dean Parisot n’avait plus fait d’étincelles au cinéma et semblait avoir décidé de couler une retraite paisible comme réalisateur de séries télévisées.
Les aventures bien barrées de ces barbouzes aussi ridés qu’increvables allaient-elles l’aider à redresser la barre et retrouver le chemin des étoiles ?
Peine perdue…
Si les acteurs du premier opus ont quasiment tous répondu présent à l’appel, ils ont l’air de beaucoup moins s’amuser que la première fois. Pire, ils donnent même l’impression d’être venus cachetonner uniquement pour faire du tourisme dans les grandes villes européennes (Paris, Londres, Moscou…) entre deux scènes d’action mollassonnes et quelques gags dispensés, sans conviction, par un John Malkovich qui semble dormir debout.
L’intrigue, guère passionnante, dévoile surtout la lassitude d’un Anthony Hopkins qui se traîne dans un rôle auquel personne ne croit pas et permet d’observer, tout à loisirs, les outrages du botox sur le visage désormais inexpressif de Catherine Zeta-Jones. Et ce ne sont pas les acrobaties martiales de Byung-Hun Lee qui parviennent à redonner du punch à l’ensemble tant elles font déplacées dans cet univers de gros bras où seule l’espièglerie d’Helen Mirren parvient encore à faire mouche.
Cette fois, c’est sûr, Franck Moses et ses compagnons peuvent prendre définitivement leur retraite, personne ne les regrettera…

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RED de Robert Schwentke (2010)


Après les vieux mercenaires de Expendables où l’on découvrait qu’après avoir forcé sur les stéroïdes, les papis flingueurs étaient devenus de fervents adeptes du Botox.
Voici venus les anciens de la CIA menés par un Bruce Willis au jeu aussi épuré que ses cheveux mais qui vieillit plutôt mieux que ses collègues hollywoodiens aux facies devenus inexpressifs à force d’injections répétées.
Face à l’humour qui tâche et l’action « viandarde » censés redonner du rouge aux joues liposucées de Stallone et de ses copains, Robert Schwentke joue la carte du classicisme côté action (explosions, fusillades et ralentis) et de la dérision côté comédie.
Du prévisible, certes, mais pas désagréable à suivre grâce à une belle brochette de comédiens qui s’en donnent à cœur joie. Morgan Freeman, Helen Mirren, Brian Cox et un Richard Dreyfuss méconnaissable (bouffi, chauve et visiblement adepte des UV) s’amusent et nous amusent.
Surtout, le réalisateur nous offre un numéro comique très réussi de John Malkovich – en ancien barbouze parano mais pas trop – qui justifie, à lui seul, la vision de ce film.
Bref, même si il n’y a pas de quoi tomber « Red », il serait bien dommage de bouder son plaisir devant ce joyeux divertissement.