FAST & FURIOUS 8 de F. Gary Gray (2017)

Affiche du film Fast & Furious 8
Fa(s)t Dom entraîne les siens dans une nouvelle mission impossible motorisée avant de les trahir. Son équipe, incrédule et vraiment Furious, se lance à sa poursuite, bien décidée à comprendre la raison qui l’a poussé à quitter la famille.
Avec son début à Cuba à base de culasses et de culs haut perchés sous des mini-jupes, ce huitième épisode fait d’abord craindre le pire. Mais, plus réussi que Fast & Furious 7 qui frôlait la sortie de route pour tenter de rendre cohérent l’hommage au défunt Paul Walker, cette huitième aventure renoue avec l’esprit feuilletonnesque qui faisait le charme de Fast & Furious 6 tout en continuant d’enchaîner les cascades délirantes à la manière d’un dessin animé.
L’évasion musclée d’une prison ou la folle échappée de voitures zombies dans les rues de New York comptent parmi les meilleurs moments d’un récit un peu indigeste lorsqu’il nous gratifie des assommantes considérations familiales de chacun des protagonistes.
Heureusement que le casting continue de s’étoffer et que les acteurs ont visiblement l’air de s’amuser. Du moins quand Vin n’est pas là. Dwayne Johnson (dont c’est vraisemblablement le dernier tour de piste) ne s’adresse d’ailleurs jamais à lui, hormis lors d’un bref échange téléphonique. Il faut dire que monsieur Diesel, à défaut de mouiller sa chemise comme le reste de ses compagnons, préfère mettre les gaz bien calé au fond de son auto ou discuter pépère de ses affres de père en compagnie de la perverse Charlize Theron. Un manque de vélocité qui laisse à penser que les grâces qu’il impose avant chaque banquet familial lui sont aussi tombées sur le ventre. Ventre qui commence à s’arrondir sous le marcel.
Pas de quoi mettre à la casse cette franchise qui semble en avoir encore sous le capot.

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GIALLO de Dario Argento (2009)

Affiche du film Giallo
Un serial killer, amateur de jolies femmes, s’en prend à un jeune top model.
Linda, la sœur du mannequin, s’associe à un étrange inspecteur pour la retrouver.
Clin d’œil à un genre dont il fut autrefois l’un des maîtres, Dario Argento a créé un film monstrueusement con.
Son Giallo (jaune en italien) n’a en effet plus grand-chose à voir avec ses polars horrifiques teintés d’érotisme des années 70, mais fait référence à la couleur de peau de son assassin. Un tueur en série demeuré et ridicule (qui se paluche devant les photos de ses victimes défigurées tout en se gavant de crème chantilly) sosie, bandeau compris, de Sylvester Stallone période Rambo.
Le reste est à l’avenant.
Un scénario tiré par les cheveux filmé comme un mauvais téléfilm où l’unique scène d’action se résume à une course poursuite poussive dans l’escalier d’un hôpital qui se termine par la chute grotesque du policier contre un chariot de ménage.
Côté gore, Dario Argento se lâche à peine. Et quand il le fait, il vaudrait mieux que cela reste hors-champ tellement l’effet est pitoyable : à l’image de cette tête enfoncée au marteau ou de ce doigt coupé avec un sécateur.
Pitoyable. C’est le terme qui vient également à l’esprit devant la prestation des comédiens.
Emmanuelle Seigner et Elsa Pataky, plus connues pour leur plastique que pour leur talent d’actrices, n’ont certes pas à forcer un talent qu’elles n’ont pas. Mais voir Adrien Brody également contaminé par la nullité ambiante laisse songeur.
Giallo risque fort de rester comme une tâche sanglante et indélébile dans sa filmographie.
Bref, on est en droit d’attendre autre chose, que ce retour faisandé directement sorti en DVD en France, du réalisateur de Suspiria qui semble avoir perdu le respect de son travail et de sa filmographie depuis Le syndrome de Stendhal.
Giallo prouve au moins une chose, c’est que le ridicule ne tue pas.
La preuve, Dario Argento continue de tourner…

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FAST & FURIOUS 7 de James Wan (2015)

Affiche du film Fast & Furious 7
Dom et sa bande doivent affronter le grand frère du méchant de Fast & Furious 6 qui a juré leur perte…
On allait voir ce qu’on allait voir, le générique de fin du précédent opus – plutôt réussi – ayant révélé l’identité du futur gros bras devant affronter Vin Diesel et Dwayne Johnson : l’impayable Jason Statham et sa trogne de mal embouché.
Malheureusement, les moteurs ont beau rugir et Statham tout tataner, James Wan n’a rien d’un as du volant pour ce qui est de mettre en scène poursuites et bastons.
Si habile à nous faire peur dans Conjuring : Les dossiers Warren, le réalisateur parvient seulement à nous effrayer avec un montage surgonflé et des courses au radar, nous faisant regretter celles élaborées par Justin Lin (qui en avait un peu plus dans la culasse).
Un petit stage chez les réalisateurs de John Wick aurait certainement apporté un peu plus de fluidité à l’ensemble et permis l’antipatinage de cette nouvelle ode aux grosses caisses de destruction massive.
Bricolé sur un coin d’établi, le scénario semble uniquement conçu pour customiser ce qui était prévu comme le premier épisode d’une nouvelle trilogie en un film hommage à un de ses acteurs principaux – Paul Walker – disparu pendant le tournage.
Résultat, Dwayne Johnson et Jordana Brewster n’ont plus rien à se mettre sous la pédale et la série doit abandonner le côté feuilletonnant des trois derniers épisodes pour revenir aux interminables distributions de bourre-pifs et autres concours pour savoir qui aura la plus grosse bielle, histoire de permettre au beau gosse d’être une dernière fois de tous les plans, même lorsque c’est inutile.
Bref, avec sa recette approximative, Fast & Furious 7 finit rapidement par patiner dans l’huile. Car, plutôt que de choisir entre Igol ou Motul, James Wan a préféré forcé sur l’huile Puget ! (Les apparitions numériques de Paul Walker sont, par moment, aussi pathétiques que celles de Fernandel dans la publicité).
Autant dire qu’il va falloir un sérieux correcteur de trajectoire pour remettre la licence sur la bonne route.

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FAST & FURIOUS 6 de Justin Lin (2013)

Affiche du film Fast & Furious 6
Dom et sa bande sortent de leur paisible retraite lorsqu’ils apprennent qu’une amie qu’ils croyaient morte est toujours en vie et qu’elle participe à d’audacieux casses en Europe…
Pour ceux qui ne connaissent pas la série : pas de problème ! Le réalisateur leur a concocté un petit clip pendant le générique de début qui compile, de manière plutôt claire, les principaux évènements des cinq films précédents. C’est dire la complexité des scénarios depuis le début de la franchise.
Pour les autres, on pourrait ne rien dire de ce nouveau Fast & Furious puisque, comme d’habitude, les amateurs de grosses cylindrées, de cascades gonflées et de bimbos décérébrées vont adorer tandis que ses détracteurs vont hurler au film bourrin bien crétin.
Si le fan échappe étrangement aux lunettes 3D, il aura bien besoin d’un GPS pour se repérer car les courses poursuites, et plus particulièrement celles se déroulant en ville et de nuit, sont toujours aussi mal filmées et montées.
Difficile dans ces conditions de savoir qui fait quoi et qui poursuit qui.
Heureusement, les blagues misogynes sont toujours là pour venir détendre l’atmosphère. La meilleure vanne ? Un de nos héros avoue qu’entre lui et sa caisse c’est une union qui ressemble à un mariage. A ceci près que, lorsque tu la quittes, elle ne te prend pas la moitié de ton fric.
Et puis, il y a Dom, ses bières, ses merguez et son code de l’honneur familial.
Quoi de plus glamour que de le découvrir étendu dans un lit (donnant sur un balcon avec vue imprenable sur les Canaries), près d’une magnifique jeune femme blonde qu’il s’empresse de quitter pour se rendre sous une pergola afin de… bricoler, dos à la mer, un moteur posé sur des tréteaux ?
Faut dire qu’il est chamboulé le Dom. Lorsqu’il retrouve enfin sa copine laissée pour morte, elle lui tire dessus sans sourciller. Et là, il pourrait aller se faire retirer la balle qu’il a dans l’épaule par un médecin, puisque que cette fois son équipe bosse pour la police. Mais non… Les vieilles habitudes ont la vie dure : il se l’extrait lui-même le pruneau, et sans broncher, avec une pince à épiler… Sacré Dom !
Ajoutez à cela un Paul Walker toujours aussi insipide, une Michelle Rodriguez qui fait toujours aussi bien la gueule et une mignonne Jordana Brewster, hélas toujours aussi réduite au rang de faire-valoir : et vous obtenez le vrombissement routinier d’une série qui ronronne.
Sauf que si l’on parvient à faire abstraction de tout ce qui vient d’être dit, Fast & Furious 6 est certainement le meilleur épisode de la saga.
Les cascades qui étaient de plus en plus invraisemblables franchissent ici un cap pour devenir franchement surréalistes. La poursuite d’un tank sur une autoroute espagnole vire carrément au dessin animé et l’ébouriffant morceau de bravoure final voit les bolides de nos increvables héros opposés à un avion gros porteur.
Une scène d’action sans temps mort aussi longue et improbable que la piste de décollage…
L’autre force de la série c’est d’avoir su, depuis le quatrième opus, donner aux maigres intrigues une côté feuilletonnant avec plein de petits coups de théâtre qui finissent par devenir presque aussi importants que les cascades. Et pour ce qui est des surprises, ce 6ème épisode est particulièrement bien pourvu.
Dommage que, gavé de soirées barbecue, Vin se soit mis à rouler au Diesel et se fasse voler la vedette par l’hypertrophié Dwayne Johnson (alias The Rock !).
Il devrait se méfier car, à force de faire du gras, il risque de ne pas faire le poids face au futur gros bras que nous dévoile le générique de fin. A moins que le titre de cette suite annoncée ne devienne : Fat & Adipous 7.
Chiche !

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FAST & FURIOUS 5 de Justin Lin (2011)

Scénario du film agrémenté de quelques commentaires.

Vrraoummm (Voitures sport)
Iiiiiiiih ! (Freinage)
Badaboum (Bus)
Evasion
Générique – Rio – Corcovado
« J’ai un coup facile à vous proposer ! »
Tatagtatoum (Train)
Vroooum Vrroummm (Voitures tout terrain)
Paf Vlan Bourre Pif
Vraoum – Tatagtatoum – Tchou Tchou
Boooum
Plouf ! Plouf !
Clic Clic Clic (Armes)
« Vous autres, américains, vous êtes sur mon territoire. Où se trouve la voiture ?
Torturez-les ! »
Crraaac Craac (Nuques brisées)
Beuhar ! (Arrivée de Dwayne Johnson alias The Rock)
Tagada tagada (Poursuites sur les toits des favelas)
Pan Pan Pan
Paf Vlan Bourre Pif
Tiens, l’ex-copine de Michael Youn !
Pan Pan Pan
« Je vais les attirer. Non, reste, je suis enceinte.
On est une famille ! »
Slurp Slurp Burp (Dégustation bière, entre hommes, à la veillée)
« T’as connu ton père ?
– Ouais, je me souviens, on se faisait un barbecue avec lui après la messe.
– T’as de la chance, moi j’ai aucun souvenir du mien ».
Tuut Tuut ! Cui Cui ? Tuut Tuuuut ! (Bruit de la ville au petit matin)
« On va se venger ».
Sans le sou mais les mains dans le moteur, la « famille » va monter une équipe à la Danny Ocean avec du matériel dernier cri planqué dans une grande usine désaffectée en plein centre de Rio… pour rester discret.
Vraooum Vraouum
Pan Pan Pan (Cambriolage)
Paf Vlan Bourre Pif
Aaargh !!!! (Colère du méchant)
(…)
Ad libitum (Pause culturelle et tuning)
(…)
Ting Ting Ting (Bières entre coéquipiers)
« On est une famille ! »
Beuheuhar ! (The Rock à mis la main sur la « famille »)
PAF VLAN BOURRE PIF (Mais pas encore sur son bijou : Dom)
Clic Clic Clic Clic (Menottes)
Vraoum
Pan Pan Pan (Guet-apens)
« Nooooon ! Beuheuheu ! »
Boum !
« Fuir, ce n’est pas être libre ! » (Pensée fine Dom)
Beuhar pactise avec la Famille
« Oublie la finesse ! » (Zut, ça n’a pas duré !)
Braoum (cambriolage)
VRAAAOUUUUUM (Deux caisses et une grosse caisse)
Tululut, Tululut ! Badaboum ! Bling ! Badaboum !
Beuhar ! Pan !
Vrouuum !
Générique de fin
Beuhar ? (Surprise finale annonçant Fast and Furious 6)

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