L’ÂGE DE GLACE 5 : LES LOIS DE L’UNIVERS de Mike Thurmeier et Galen T. Chu (2016)

Affiche du film L'âge de glace 5
Scrat, toujours aussi gland, libère une soucoupe volante coincée dans la glace et provoque la création de notre système solaire accompagnée d’une pluie de météorites dont la plus grosse menace de détruire la terre. A moins que Manny, sa famille et ses nombreux amis ne parviennent à sauver le monde.
Après une dérive des continents qui laissait de glace, ce nouvel épisode rectifie le tir et choisit l’option du délire S.F. où Scrat et Sid mènent le bal. Diego se contentant de jouer les faire-valoir et Manny de nous faire barrir avec ses soucis domestiques.
Il est vraiment loin le temps où les trois amis, et l’électron libre Scrat, étaient le noyau dur d’une saga qui aujourd’hui se disperse autour d’un trop grand nombre de personnages et d’intrigues annexes.
Le scénario n’apporte pas grand-chose à son postulat de base et ce nouveau périple se contente de disséminer ses gags (plus ou moins bons) tout en jouant sur le capital sympathie de nos héros qui doivent, cette fois, affronter des méchants plus bêtes qu’effrayants.
Le Big Bang annoncé ressemble une fois de plus à un pétard mouillé, on aurait pourtant aimé que cet âge de glace se termine en beauté.

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LE MONDE DE DORY de Andrew Stanton et Angus MacLane (2016)

Affiche du film Le monde de Dory
Après Vice-Versa et Le voyage d’Arlo, Pixar continue de sombrer dans la mièvrerie et le sentimentalisme au détriment de l’inventivité qui était sa marque de fabrique.
Surfant sur le succès de Némo, Le Monde de Dory se laisse porter par le courant, se contentant de reprendre la recette du premier film (on assiste de nouveau à une quête) et de donner à un personnage secondaire (l’agaçante Dory et ses troubles de la mémoire) le rôle principal.
Même si la qualité de l’animation reste de mise (c’est bien la moindre des choses), l’histoire s’englue rapidement dans une bouillabaisse de bons sentiments et de blagues faciles donnant à l’ensemble un goût de poisson pas frais. Quelle tristesse de voir Pixar sombrer ainsi pendant que Disney reprend du poil de la bête avec l’excellent Zootopie.
Pas grave, les réalisateurs savent qu’ils peuvent compter sur les pertes de mémoire des enfants (et de leurs indulgents parents) qui adorent qu’on leur resserve la même soupe sous différents emballages.
Les pertes de mémoire de Dory : une idée bien pratique pour recycler une idée à l’infini et faire du profit. Ou vice-versa…
Euh… Qu’est-ce que je disais… Où j’en suis, moi, dans cette critique ???
Ah oui, vice-versa !
Après Vice-Versa et Le voyage d’Arlo, Pixar continue de sombrer dans la mièvrerie et le sentimentalisme au détriment de l’inventivité qui était sa marque de fabrique.
Surfant sur le succès de Némo, Le Monde de Dory se laisse porter par le courant, se contentant de reprendre la recette du premier film (on assiste de nouveau à une quête) et de donner à un personnage secondaire (l’agaçante Dory et ses troubles de la mémoire) le rôle principal.
Même si la qualité de l’animation reste de mise (c’est bien la moindre des choses), l’histoire s’englue rapidement dans une bouillabaisse de bons sentiments et de blagues faciles donnant à l’ensemble un goût de poisson pas frais. Quelle tristesse de voir Pixar sombrer ainsi pendant que Disney reprend du poil de la bête avec l’excellent Zootopie.
Pas grave, les réalisateurs savent qu’ils peuvent compter sur les pertes de mémoire des enfants (et de leurs indulgents parents) qui adorent qu’on leur resserve la même soupe sous différents emballages.
Les pertes de mémoire de Dory : une idée bien pratique pour recycler une idée à l’infini et faire du profit. Et vice-versa…
Euh… Qu’est-ce que je disais… Où j’en suis, moi, dans cette critique ???
Ah oui, vice-versa !
Après Vice-Versa et Le voyage d’Arlo… (Ad libitum)

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ZOOTOPIE de Byron Howard et Rich Moore (2016)

Affiche du film Zootopie
Zootopie est une cité où les animaux (proies comme prédateurs) vivent en harmonie et où chacun à la même chance de réussite. Du moins, en théorie. C’est ce que découvre Judy qui, promue officier de police, doit faire face à l’indifférence de ses collègues : de grands mammifères peu disposés à partager leur pré carré avec une jeune lapine. Alors, quand des animaux disparaissent mystérieusement en ville, Judy voit la chance de prouver à tous ses talents d’enquêtrice, même si, pour cela, elle doit s’allier à un renard… rusé, comme il se doit.
Cette fois ça y est, les studio Disney viennent de détrôner Pixar – en perte de vitesse depuis quelques films – en revenant à l’anthropomorphisme animal dont ils ont le secret et en accouchant d’un scénario brillant, rempli de gags et de trouvailles visuelles.
Doté de plusieurs niveaux de lecture qui réjouiront petits et grands de tout poil, Zootopie aborde, sur un ton proche de la satire, des sujets aussi sensibles que la discrimination, le racisme ou l’utilisation de la peur à des fins électorales pour mieux prôner la tolérance et l’ouverture d’esprit.
Le scénario digne d’un polar noir (la visite nocturne dans un inquiétant hôpital devrait vous faire hérisser quelques poils) ménage son lot de surprises tout en s’amusant du thème, classique, du couple d’enquêteurs mal assortis.
Dénué de toutes chansons sirupeuses – si ce n’est un titre de Shakira : seule faute de goût de ce dessin animé – mais pas exempt de l’éternelle morale Disney, Zootopie frise la perfection et devrait dérider jusqu’au plus « paresseux » d’entre vous.

PS : A noter que, pour la version française, le doublage des deux héros se passe des services de « stars » de la télévision et c’est très bien comme ça.

Photo de Zootopie : Judy et Nick avec Flash le paresseux

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HÔTEL TRANSYLVANIE 2 de Genndy Tartakovsky (2015)

Affiche du film Hôtel Transylvanie 2
Tout va pour le mieux à l’Hôtel Transylvanie depuis que les humains y sont les bienvenus.
Mavis, la fille de Dracula, et Johnny, un simple mortel, se sont mariés et ont donné naissance à un petit garçon : Dennis.
Un petit fils un peu trop à croquer pour le comte Dracula, qui va tout faire pour le transformer en un véritable vampire.
Il faut vraiment avoir les canines limées pour s’amuser devant ce dessin animé à l’humour aussi exsangue et formaté que le premier Hôtel Transylvanie.
Sur une trame plus fine qu’une aile de chauve-souris, les gags gentiment lourdauds et les lieux communs sur les monstres de cinéma finissent tous par s’engluer dans un sentimentalisme gnangnan.
De quoi prendre un coup de sang devant cette bande de monstres pathétiques et connectés (ils abusent du téléphone portable et de Facebook !) à côté desquels les membres de La famille Adams passeraient presque pour de dangereux psychopathes de la comédie enfantine.

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LES MINIONS de Pierre Coffin (2015)

Affiche du film Les Minions
Les Minions sont déprimés. Depuis des siècles ils cherchent à servir les êtres les plus méchants qu’ils croisent, mais ceux-ci font rarement de vieux os (surtout quand ils sont dans les parages).
Dans les années 60, trois Minions décident de conjurer le sort et partent en quête du méchant le plus redoutable de leur époque.
Après le très réussi Moi, moche et méchant 2, il était évident que les petits troufions jaunes en salopettes bleues allaient vouloir prendre le pouvoir et se démarquer de leur maître Gru.
C’est chose faite avec ce film qui s’avère être… une vraie déception.
Les principaux gags, pour ne pas dire la première demi-heure, sont dévoilés dans les différentes bandes annonces qui circulent depuis quelques mois et le récit se suit avec un sourire plus poli que polisson. Rapidement, il devient évident que le fait d’avoir centré l’intrigue sur trois Minions finit par nuire au comique de destruction massive dont faisait preuve le groupe. Pierre Coffin, cette fois seul aux commandes, semble avoir oublié que, comme chez les Lapins Crétins dont les Minions sont une – jaune – pâle copie, l’uniformisation – sans distinction – faisait la force de ses petits bonshommes délirants.
Reste un hommage gentillet au « Swinging London », une méchante sans envergure (au nom pourtant aussi ronflant qu’un titre de James Bond) et une intrigue qui exploite – sans imagination et jusqu’à la corde du string – le filon Minion.
Bref, cette fois, Les Minions c’est du bidon !

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LE MANOIR MAGIQUE de Ben Stassen et Jérémie Degruson (2013)

Affiche du film Le manoir magique
Un chaton abandonné par sa famille trouve refuge dans un manoir où vit un vieux magicien excentrique entouré d’animaux et de créatures mécaniques.
Mais, suite à un malencontreux accident qui envoie le vieil homme à l’hôpital, la surprenante bicoque attire la convoitise du neveu du magicien : un petit agent immobilier sans scrupule dont la devise semble être : « Extorquer plus pour gagner plus ».
Heureusement, le jeune chat a plus d’un tour dans son sac pour sauver sa nouvelle demeure et ses nouveaux amis.
Ce petit film d’animation, destiné aux plus jeunes, ne brille ni par son scénario gentillet, ni par son animation qui, bien que fluide, a un peu trop tendance à utiliser la technique de la vision subjective chère aux jeux vidéo. Résultat : les galopades du chaton dans les arbres ou dans les couloirs du manoir finissent rapidement par donner le tournis.
Et puis quelle tristesse de voir que ce film d’animation belge préfère situer son action aux États-Unis sans doute pour mieux se vendre sur le marché anglo-saxon.
Mais chassez l’humour belge du scénario, il revient au galop par le biais d’un des personnages. Un humour d’ailleurs plutôt destiné aux parents puisque le fourbe neveu qui cherche par tous les moyens à s’emparer des biens du vieux magicien à les traits de Nicolas Sarkozy ! Sans doute parce que Le manoir magique le vaut bien…

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ASTÉRIX : LE DOMAINE DES DIEUX de Alexandre Astier et Louis Clichy (2014)

Affiche du film Astérix : Le domaine des dieux
Plutôt que d’employer la force pour soumettre les irréductibles Gaulois, Jules César décide de construire un domaine résidentiel dans la forêt bordant leur village. Très vite, le mode de vie des nouveaux arrivants romains va contaminer la plupart des compagnons d’Astérix et Obélix.
L’appât du gain et l’attrait du confort seraient-ils plus dangereux pour nos Gaulois que toutes les légions romaines ?
Jolie surprise que cet Astérix : Le domaine des dieux qui adapte, sans le trahir, l’album de Goscinny et Uderzo.
Il faut dire que, 43 ans après sa sortie, les thèmes développés dans cette bande dessinée restent toujours d’actualité. Et si le développement des grands ensembles semble moins criant de nos jours que dans les années 70 (encore que…), il est toujours possible de comparer l’invasion culturelle et commerciale romaine avec l’hégémonie anglo-saxonne qui s’est intensifiée ces dernières années au détriment des cultures et langues européennes. D’ailleurs, même Alexandre Astier et Louis Clichy n’y échappent pas en nommant l’un des personnages, inventé pour l’occasion, Apeldjus.
C’est là une des rares faute de goût de ce dessin animé qui trouve le bon dosage entre l’humour des années 70 et celui des années 2010 et conserve l’esprit bon enfant voulu par leurs créateurs. Comme ce fut le cas avec Astérix et Cléopâtre (1968) ou Astérix chez les Bretons (1986), c’est en choisissant de rester fidèle au récit d’origine, sans chercher à le mêler à un autre album de la série, que le film garde sa cohérence et son efficacité comique.
Si les clins d’œils à la bande dessinée sont légions, ceux aux précédents films d’animation de nos deux Gaulois sont également présents. La technique de construction de l’immeuble du Domaine des dieux est d’ailleurs la même que celle utilisée pour édifier le palais dans le dessin animé Astérix et Cléopâtre.
L’animation fluide participe à la réussite de cette transposition. Les graphismes sont conformes à ceux de la bande dessinée et l’on retrouve « presque » à l’identique l’univers d’Astérix. « Presque » car on peut aussi être gêné par le rendu plastique des personnages créés numériquement. Un rendu trop lisse qui enlève les traces des coups de crayon et rend l’ensemble un peu plat.
Heureusement, la joie d’entendre – une nouvelle et dernière fois – Roger Carel prêter sa voix intemporelle à Astérix fait vite oublier ces quelques réticences visuelles. Entouré d’un excellent casting où se démarquent surtout les prestations de Laurent Lafitte, dans le rôle du pointilleux esclave Duplicatha, et de Élie Semoun, épatant en petit légionnaire revendicatif.
Seul gros bémol, la voix d’Obélix qui n’arrive pas à égaler les performances vocales de Jacques Morel ou de Pierre Tornade. Pire, avec son timbre plus fluet et son petit cheveu sur la langue, Guillaume Briat ne parvient jamais à rendre justice au personnage bourru et enfantin qu’est Obélix. C’est sans doute là que réside l’unique déception de ces nouvelles aventures animées d’Astérix qui n’en restent pas moins une très bonne cuvée, par Bélénos!

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