LAST KNIGHTS de Kazuaki Kiriya (2015)

Affiche du film Last Knights
Pour avoir refusé de se soumettre au racket imposé par l’un des plus influents ministres de l’Empereur, Bartok, un seigneur de guerre intègre obéissant aux anciens codes de l’honneur chevaleresque, est condamné à mort. Son royaume est aussitôt démantelé et sa troupe de chevaliers d’élite, menée par le loyal commandant Raiden, dissoute.
Inquiet pour sa sécurité, le ministre ordonne de surveiller les agissements du commandant qui, peu à peu, sombre dans l’alcool…
Inspirée d’une légende japonaise – et déjà victime d’une adaptation ratée façon jeu vidéo : 47 Ronin avec Keanu Reeves – cette nouvelle transposition de la vendetta d’un groupe de guerriers se déroule cette fois dans un improbable moyen-âge où se côtoient différentes ethnies. Étrange salmigondis médiéval qui ne s’avère ni crédible, ni passionnant malgré les présences de Clive Owen et Morgan Freeman qui se contentent, hélas, du minimum syndical. Sans doute pour être en règle, eux aussi, avec leurs impôts.
Le réalisateur du gloubi-boulga visuel Casshern a beau tenter de nous éblouir avec ses effets visuels, rien n’y fait. Paysages, châteaux, costumes : tout paraît complètement anachronique.
Les combats, qui se voudraient épiques, ne valent guère mieux. Filmés avec lourdeur et montés à l’excès, ils tentent une ridicule synthèse entre le film de cape et d’épée et le film de sabre sans jamais parvenir à trouver le bon dosage.
Aussi sérieux et dénué d’humour que son héros, Last Knights devrait logiquement lancer sa dernière charge directement en vidéo sans passer par le grand écran.
Un destin mérité pour ce seppuku cinématographique et artistique.

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SCARAMOUCHE de George Sidney (1952)

Affiche du film Scaramouche
Pour venger la mort de son meilleur ami, tué en duel par le redoutable marquis de Maynes, André Moreau décide de se former à l’art de l’escrime tout en se cachant parmi une troupe de comédiens où il dissimule son identité derrière le masque d’un personnage de la commedia dell’arte : Scaramouche.
Grâce à son duel à l’épée de plus de six minutes – considéré comme le plus long de l’histoire du cinéma – Scaramouche est devenu le fleuron du film de cape et d’épée. Une réputation méritée tant le film est représentatif de l’âge d’or hollywoodien des années 40/50 où l’on savait réunir les plus grands talents au service de films fastueux et spectaculaires.
Cinéaste plutôt spécialisé dans les comédies musicales, George Sidney est un choix artistique déterminant puisqu’il va mettre en scène les différents duels qui ponctuent le film à la manière de numéros de danse. Il faut dire que le cinéaste avait pu affuter ses armes et sa technique dès 1948 sur Les trois mousquetaires où il avait eu la bonne idée de faire jouer à Gene Kelly, l’inoubliable interprète de Chantons sous la pluie, le bondissant d’Artagnan.

Affiche américaine du film Scaramouche C’est sans doute grâce à cette expérience, qu’il engage un ancien danseur, Mel Ferrer, pour incarner le marquis de Mayne et, pour jouer André Moreau, un acteur anglais (formé à l’escrime et à l’équitation) qui démarrait depuis peu une carrière à Hollywood. Après Douglas Fairbanks et Errol Flynn, Stewart Granger allait devenir grâce à ce film l’un des plus grands bretteurs de l’histoire du cinéma.
Fort de ces deux comédiens, qui réalisent presque toutes leurs cascades, George Sidney élabore ses différents combats à l’épée comme des ballets.
Des chorégraphies qu’il magnifie grâce à de nombreuses inventions de mise en scène – les fougères qu’un des duellistes coupe pour dégager sa vue – et l’utilisation systématique de plans larges à l’intérieur desquelles se déroulent des affrontements fluides et graphiques.

Photo de l'affrontement entre de Maynes et Moreau
(Rien à voir avec la mode actuelle des caméras secouées et des montages épileptiques en plans serrés censés donner de l’énergie aux films d’actions mais qui sont généralement là pour dissimuler le manque de préparation des comédiens ou de la mise en scène).
Ces duels spectaculaires, et d’une grande lisibilité pour le spectateur, sont habilement contrebalancés par un récit beaucoup plus ambigu.
Le réalisateur n’hésite pas à mélanger les genres et passe du drame à la comédie avec un goût certain pour les ruptures de ton, tandis que le scénario joue astucieusement sur les apparences et les faux semblants qui sont aussi la marque du théâtre. Or c’est précisément là qu’André Moreau trouve refuge, instaurant une subtile mise en abyme qui le montre en train de rejouer sur scène des moments de sa vie. C’est également dans un théâtre que va se dérouler la dernière confrontation entre les deux adversaires, devant un parterre de spectateurs médusés.

Photo du duel final dans le théâtre
Les comédiens participent pleinement à l’ambiguïté qui parcourt tout le film.
Mel Ferrer campe un méchant plein de charme tandis que Stewart Granger compose un André Moreau bien trouble, entre séduction et désenchantement.
Face à eux, Eleanor Parker et Janet Leigh, chacune dans leur style, ne manquent pas de caractère et apportent une véritable touche de modernité à leur personnage.

Photo Eleanor Parker et Janet Leigh
Des femmes qui mènent la danse depuis les coulisses et n’ont rien des potiches souvent associées à ce genre de productions.
Autant de qualités qui font de ce film chatoyant un chef d’œuvre indémodable.
Aussi fin et virtuose dans sa psychologie que dans ses combats, Scaramouche donne tout son sens au terme « panache » !

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BRAVEHEART de Mel Gibson (1995)

Affiche du film Braveheart
Écosse, XIème siècle.
Le destin extraordinaire d’un chef de guerre écossais nommé William Wallace qui est parvenu à unir les différents clans de son pays contre l’envahisseur anglais au nom d’une même idée : la liberté.
Bravoure, amitié virile, passion, amour éternel, résistance à l’oppression et combats épiques, Braveheart renoue avec la tradition du film de chevalerie à l’ancienne mais en y insufflant les obsessions toutes personnelles de son réalisateur : mélange de fantasmes morbides, de violences exacerbées et de sacrifices christiques. Des obsessions qu’il poussera à l’extrême dans le très discutable : La passion du Christ, mais qui ici se marient bien avec le caractère entier et sans concession de son personnage.
Tous les sentiments (qu’ils soient amoureux, de vengeance ou d’émancipation) sont habilement poussés à l’extrême pour atteindre leur paroxysme – et un indéniable souffle lyrique – lors des spectaculaires batailles inspirées par le montage des chevauchées d’Alexandre Nevski d’Eisenstein et par les percussions des packs de rugby pour le choc des affrontements.
On est loin des batailles à la Ridley Scott – et de nombres de ses suiveurs actuels – qui confondent agitation (de la caméra) et action. Que ce soit dans la stratégie guerrière ou au cœur de la mêlée, les faits d’armes sont d’une étonnante justesse et extrêmement bien découpés et chorégraphiés.
Ce soin tout particulier apporté à la mise en scène – mais aussi au montage – est à mettre au crédit de Mel Gibson. Ainsi que la convaincante distribution venue l’épauler : de Patrick MacGoohan à Brendan Gleeson en passant par la séduisante et émouvante Catherine McCormack.
Mel Gibson, entièrement habité par son personnage, s’offre la part du lion et ne ménage ni son physique, ni sa voix. Le charisme avec lequel il harangue ses troupes avant la bataille de Stirling en est certainement le plus bel exemple.
Baigné par les magnifiques envolés de Uileann pipes composées par James Horner, (instrument irlandais que Mel Gibson confond avec une cornemuse écossaise !), Braveheart est une œuvre imposante et un peu folle, que seul Les 3 Royaumes de John Woo est parvenu depuis à surpasser.

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LE SANG DES TEMPLIERS de Jonathan English (2011)

Affiche du film : Le sang des Templiers
1215, un templier et six compagnons doivent défendre la forteresse de Rochester contre le roi Jean sans Terre qui, après avoir été contraint de signer une charte – la Magna Carta – garantissant le droit à la liberté individuelle, a décidé de reprendre en main son royaume avec l’aide de guerriers danois. A vingt contre toute une armée, les assiégés pourront-ils tenir leur position en attendant l’hypothétique arrivée de renforts venus de France ?
Si le Templier est à la mode cette année, il est malheureusement tendance à être accommodé à toutes les sauces cinématographiques. Après la version exorciste du Dernier des Templiers, voici venir la version guerrière façon Il faut sauver le château Rochester.
Basé sur un fait historique, Le sang des Templiers (étrange titre puisqu’il n’y a qu’un Templier à l’écran) donne une vision âpre et sombre du moyen-âge, assez proche de l’esprit du film de Franklin J. Schaffner : Le seigneur de la guerre (1965) auquel on aurait rajouté la férocité des combats du débarquement du film de Steven Spielberg.
Cette approche sans concession, qui détaille les différentes étapes d’un siège avec ses machines de guerre, ses affrontements sanglants et les tortures infligés aux prisonniers, est certainement l’aspect le plus intéressant du film. Hélas, avec son esthétique de téléfilm fauché et ses images systématiquement secouées pour donner l’illusion d’être sur le champ de bataille, Le sang des templiers finit vite par décevoir. D’autant que le réalisateur ne peut s’empêcher de parasiter son sujet en nous resservant une inutile et prévisible histoire d’amour entre l’énigmatique chevalier Templier et la jolie dame du château marié à un vieux beau. James Purefoy, avec sa longue épée de moine soldat, ne manque pourtant pas de charisme et de prestance. Mais il est bien le seul ! Dans cette version moyenâgeuse des 7 samouraïs/mercenaires, ses six compagnons d’armes sont plus des stéréotypes (Le gros balèze, le voleur, l’archer, le jeune écuyer naïf) que des personnages véritablement attachants. La palme du grotesque revenant à Paul Giamatti nous rejouant pour la énième fois son rôle de méchant grimaçant et atrabilaire.
Un scénario un peu plus étoffé et des références cinématographiques un peu moins marquées auraient certainement profité au film qui ne se distingue que par la surprenante crudité de ses batailles. Pas de quoi prendre d’assaut son cinéma pour aller le voir, le siège de votre télé – bien calé dans votre canapé – devrait amplement suffire.

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LES TROIS MOUSQUETAIRES de Paul W.S. Anderson (2011)

les-3-mousquetaires
D’Artagnan, jeune Gascon sans le sou, se rend à Paris pour devenir mousquetaire. Sur son chemin, il croisera l’infâme Rochefort, la perfide Milady et se liera d’amitié avec Athos, Porthos et Aramis.
La suite est connue. Quoique…
Après les adaptations bâclées de Mortal Kombat et Resident Evil, apprendre que Paul W.S. Anderson s’attaquait au célèbre roman d’Alexandre Dumas avait de quoi faire frémir d’horreur les admirateurs des mousquetaires et mettre en garde les amateurs de films de cape et d’épée.
S’il est vrai que l’on ne retrouve le roman que dans ses très grandes lignes (on a plus affaire ici à une variation sur le thème des 3 mousquetaires qu’à une adaptation fidèle), il faut pourtant bien avouer que le spectacle est au rendez-vous.
Moins édulcorée que la fadasse adaptation de Stephen Herek de 1994 avec Charlie Sheen et Kiefer Sutherland, moins ridicule que le D’Artagnan de Peter Hyams (2001) avec ses mousquetaires ninjas et son insupportable Jean-Pierre Castaldi, le film d’Anderson est efficace et avance sans temps mort même si il passe parfois par des raccourcis regrettables, un humour parfois lourd (on dresse un PV à d’Artagnan pour avoir mal « garé » son cheval !) et un certain nombre d’anachronismes.
Peu importe que cette nouvelle version emprunte ses salles piégées à Indiana Jones ou à Haute Voltige de Jon Amiel et qu’il abuse des ralentis lors des scènes d’action, Anderson joue avec un certain panache la carte de la fantaisie au détriment de la vraisemblance. En se libérant du carcan du roman, il offre ainsi quelques surprenantes séquences comme le prologue vénitien ou l’apparition au-dessus de Notre Dame de Paris d’improbables « vaisseaux dirigeables ».
Ne choisissant pas l’option de la caméra tremblotante pour donner l’impression d’être au milieu de la mêlée, ni celle des gros plans faciles montés à l’excès pour les nuls en mise en scène, il compose également de beaux combats à l’épée à l’ancienne, amples et fluides, les mieux réglés qu’il ait été donné de voir ces dernières années.
Surtout, se rappelant sans doute que plus les méchants sont réussis plus le film l’est aussi, le cinéaste a la bonne idée de s’entourer d’un casting de trognes connues pour les interpréter : Til Schweiger, Orlando Bloom, Mads Mikkelsen et le toujours onctueux Christoph Waltz dans le rôle de Richelieu s’en donnent à cœur joie. Seule Milla Jovovich déçoit, plus Alice (Resident Evil) que réellement Milady. Quant aux comédiens interprétant D’Artagnan et ses compères mousquetaires, moins célèbres, ils ne manquent pourtant pas de charme. Logan Lerman a, pour une fois, vraiment l’âge du personnage principal et Ray Stevenson (découvert dans la série « Rome ») campe un Porthos hâbleur et souriant loin de l’image de gros balourd qui lui est habituellement attribuée.
Moins réussie que les versions de George Sidney (1948) et Richard Lester (1973), Les trois mousquetaires 3D n’en restent pas moins un agréable divertissement qui peut, en outre, s’enorgueillir d’un effet de relief plutôt convaincant. (Comme ce fut déjà le cas pour le précédent film de Paul W.S. Anderson : Resident Evil : Afterlife).
Même si l’adaptation idéale du roman de Dumas est certainement encore à faire, la fin ouverte et le dernier plan du film éveillent la curiosité et donnent envie de retrouver les personnages dans des aventures qui se libéreraient définitivement des romans dont elles sont censées s’inspirer.
Affaire à suivre ?

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PIRATES DES CARAÏBES : LA FONTAINE DE JOUVENCE de Rob Marshall (2011)


Jack Sparrow est de retour pour de nouvelles aventures bondissantes à la recherche de la Fontaine de Jouvence.
On prend le même et on recommence, pourrait-on dire, car cette fois le pirate déjanté joué par Johnny Depp se libère de ses anciens faire valoir de la trilogie (William Turner/Orlando Bloom et Elizabeth Swann/Keira Knightley) pour voler de ses propres ailes. Toutefois, que les fans se rassurent, Gibbs et Barbossa font toujours partie du voyage !
Sans doute le meilleur épisode de la saga après l’excellent second opus (Le secret du coffre maudit), La Fontaine de Jouvence bénéficie de nouveaux comédiens plutôt convaincants : Ian McShane dans le rôle de Barbe Noire et Penelope Cruz dans celui de sa fille.
Mais le grand changement vient surtout du cinéaste, Gore Verbinski ayant laissé sa place au metteur en scène de Chicago et de Nine. Si l’idée de prendre un réalisateur plutôt spécialisé dans les comédies musicales peut sembler incongrue pour mettre en scène un film d’aventure, c’est oublier que l’un des plus beaux films de cape et d’épée de l’histoire du cinéma, Scaramouche, a été réalisé par George Sidney – lui même réalisateur de comédies musicales : Escale à Hollywood, Showboat… – qui avait su apporter son sens de la chorégraphie et du timing dans l’élaboration des combats et des scènes d’action.
Si Rob Marshall est loin d’avoir les qualités de son ainé côté comédie musicale, il se sort honorablement de ces aventures de pirates et compose, en début de film, une belle scène d’action « à l’ancienne » qui suit l’évasion rocambolesque du Capitaine du Black Pearl à Londres. Enlevée et drôle, cette séquence fait regretter que le reste du scénario n’ait pas la même folie et finisse par se perdre dans les bavardages inutiles et les effets spéciaux lourdingues.
Malgré ces réserves, et si l’on excepte la nouvelle prestation molle d’Astrid Bergès-Frisbey (après La fille du puisatier de Daniel Auteuil) dans le rôle d’une sirène au phrasé piteux, Pirates des Caraïbes, La Fontaine de Jouvence – à défaut d’être du grand cinéma – reste un joyeux divertissement et un cru fort convenable pour qui souhaite s’y désaltérer.

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LES AVENTURES DE PHILIBERT, CAPITAINE PUCEAU de Sylvain Fusée (2011)


Palsambleu ! N’est-il pas bel et fier le jeune Philibert !
N’a-t-il pas bel allure dans ses collants rouge, jaune et vert ?
Se croyant Breton, fils de producteur d’artichauts
Il se découvre Comte, mais toujours puceau.
Qu’importe, venger son vrai père devient sa quête
A un infâme Bourguignon il doit faire sa fête.
Chemin faisant, se battant avec hardiesse.
Il portera secours à une dame en détresse.
Et tout en festoyant d’un croupion de groin.
Il lui promettra son épée, sa fleur et son machin.
Mais le Bourguignon ne l’entend point de cette oreille
Courroucé par les exploits de ce vengeur à nul autre pareil !
Réalisé par un ancien de Grosland et scénarisé par Jean-François Halin (ancien auteur des Guignols de l’info et scénariste des OSS 117 avec Jean Dujardin), Philibert aurait pu être une parodie corrosive truffée de dialogues insolents. Malheureusement, le film est également produit par M6 et plutôt que l’ancien esprit Canal +, il semble que ce soit l’humour des sitcoms de la « petite chaine qui monte » qui ait primé. La présence d’Alexandre Astier au générique (créateur et acteur de Kaamelott) ne faisant que renforcer cette impression.
Sylvain Fusée se cantonne donc le plus souvent à un gentil pastiche des films de cape et d’épée. Ceux d’André Hunebelle en général et du Robin des bois avec Errol Flynn en particulier. Pas désagréable, mais pas hilarant non plus, le film est une succession de petites saynètes s’amusant des poncifs du genre. Certains gags font mouche (le garde qui passe et repasse sur le chemin de ronde sans voir le héros escaladant la muraille du château ou l’éternel galérien Turc, forcément chauve avec une queue de cheval) mais d’autres tombent un peu à plat comme ces accélérés systématiques dès qu’a lieu un combat ou une chevauchée.
Bref, si Philibert mérite qu’on débourse quelques écus c’est surtout au talent des comédiens qu’il le doit et plus particulièrement à l’interprétation réjouissante de Jérémie Renier dans le rôle titre. Avec ses airs naïfs et son rire tonitruant, les mains bien posées sur les hanches, il mouille sa chemise et joue à fond son personnage de candide bretteur adepte des collants moule paquet. Manu Payet (en clone de Bourvil) et Elodie Navarre (en potiche éplorée) complètent idéalement sa bondissante prestation en ne lésinant pas sur le frottage d’entrejambe pour l’un et les baisers chastement appuyés pour l’autre. Seul Alexandre Astier déçoit en méchant un peu convenu.
Divertissantes, Les aventures de Philibert devraient plaire aux plus jeunes ainsi qu’à tous les nostalgiques des films de Jean Marais auquel le Capitaine Puceau rend finalement un respectueux et souriant hommage.

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