SIN CITY : J’AI TUÉ POUR ELLE de Robert Rodriguez et Frank Miller (2014)

Affiche du film Sin City : j'ai tué pour elle
Retour à Sin City et à ses récits policiers graphiques, violents et sexy.
Neuf ans après le premier opus, Sin City : j’ai tué pour elle n’est plus qu’un joli écrin dont le contenu s’est éteint.
Une suite d’images chics pour des affrontements à peine chocs plombés de monologues tocs.
Quant au réalisateur et aux comédiens : chacun son péché.
Robert Rodriguez : j’ai rempilé pour elle.
Josh Brolin : j’ai cachetonné pour elle.
Mickey Rourke : j’ai cabotiné pour elle.
Jessica Alba : j’ai remué du popotin pour elle.
Joseph Gordon-Levitt : j’ai morflé pour elle.
Rosario Dawson : j’ai meublé pour elle.
Eva Green : j’ai ôté mes fringues pour elle. (Et fait mes gros yeux Green !)
Bruce Willis : j’ai hanté pour elle.
Juno Temple : j’ai été menottée pour elle.
Lady Gaga : j’ai gagatisé pour elle.
Ray Liotta : j’ai limé pour elle.
Dennis Haysbert : j’ai cogné pour elle.
Stacy Keach : j’ai été salement grimé pour elle.
Powers Boothe : j’ai grimacé pour elle.
Christopher Lloyd : j’ai rejoué au Doc pour elle.
Marton Csokas : j’ai débité deux répliques pour elle.
Christopher Meloni : j’ai fliqué à Mort pour elle.
Jaime King : j’ai joué double pour elle.
Jamie Chung : j’ai sabré à la chaîne pour elle.
Et le spectateur dans tout cela ?
Il devrait suivre l’exemple de Clive Owen, qui a judicieusement détalé devant elle.
Sinon, il risque fort de somnoler pour elle.

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RED 2 de Dean Parisot (2013)

Affiche du film Red 2
Un mystérieux « Projet Nightshade », convoité par les services secrets de différents pays occidentaux, oblige Franck Moses et ses anciens collègues de la CIA à reprendre du service.
Après un Red divertissant, cette suite avait de quoi éveiller l’intérêt par la présence, derrière la caméra, du réalisateur de l’hilarant Galaxy Quest. Mais c’était oublier un peu vite que, depuis cette excellente parodie de Star Trek, Dean Parisot n’avait plus fait d’étincelles au cinéma et semblait avoir décidé de couler une retraite paisible comme réalisateur de séries télévisées.
Les aventures bien barrées de ces barbouzes aussi ridés qu’increvables allaient-elles l’aider à redresser la barre et retrouver le chemin des étoiles ?
Peine perdue…
Si les acteurs du premier opus ont quasiment tous répondu présent à l’appel, ils ont l’air de beaucoup moins s’amuser que la première fois. Pire, ils donnent même l’impression d’être venus cachetonner uniquement pour faire du tourisme dans les grandes villes européennes (Paris, Londres, Moscou…) entre deux scènes d’action mollassonnes et quelques gags dispensés, sans conviction, par un John Malkovich qui semble dormir debout.
L’intrigue, guère passionnante, dévoile surtout la lassitude d’un Anthony Hopkins qui se traîne dans un rôle auquel personne ne croit pas et permet d’observer, tout à loisirs, les outrages du botox sur le visage désormais inexpressif de Catherine Zeta-Jones. Et ce ne sont pas les acrobaties martiales de Byung-Hun Lee qui parviennent à redonner du punch à l’ensemble tant elles font déplacées dans cet univers de gros bras où seule l’espièglerie d’Helen Mirren parvient encore à faire mouche.
Cette fois, c’est sûr, Franck Moses et ses compagnons peuvent prendre définitivement leur retraite, personne ne les regrettera…

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DIE HARD 5 : BELLE JOURNÉE POUR MOURIR de John Moore (2013)

Affiche du film Die hard 5 : Belle journée pour mourir
Papa McClane part en Russie.
Il a dans l’idée de renouer des liens avec fiston McClane.
Fifille McClane le dépose à l’aéroport et lui demande d’être sage.
Mais, comme d’habitude, papa McClane n’en fait qu’à sa tête et profite du séjour pour tout faire péter.
John McClane n’est plus que l’ombre de lui-même.
Il a, cette fois, manqué de flair et d’humour.
Pourtant, les indices pullulaient dans les titres de gloire de la filmographie du « réalisateur » John Moore.
En territoire ennemi : En Russie
Le vol du Phoenix : la résurrection de John McClane
666 la malédiction : était mal barrée
Max Payne : et sentait la merde.
Autant dire que confier les rênes du nouveau Die hard à ce tâcheron signait l’arrêt de mort de la série.
Mission accomplie !
Les nouvelles aventures de John McClane sont un spectacle abrutissant filmé à la truelle par un abruti. Avec mention spéciale à la course-poursuite la plus pachydermique de l’histoire du cinéma qui ferait presque passer celles des films de Michael Bay pour de l’art et essai.
Pour Die hard 6 : Belle journée pour dépérir, souhaitons que les hypothétiques retrouvailles entre McClane et sa femme restent dans le cadre familial par respect pour leur intimité et pour la tranquillité des neurones des spectateurs.

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DIE HARD 4 : RETOUR EN ENFER de Len Wiseman (2007)

Affiche du film Die hard 4 : Retour en enfer
Des cyberterroristes détruisent le réseau informatique qui gère les principales infrastructures des USA dans le but de créer un vent de panique dans le pays. Chargé d’escorté un jeune hacker mêlé involontairement à cette attaque, John McClane et ses bonnes vieilles méthodes explosives feront-ils le poids face à un ennemi insaisissable ?
Qui du pruneau ou du mulot va l’emporter ?
Après 12 ans d’absence, le retour de John McClane, héros emblématique des films d’action des années 1980 – 1990, avait tout de la fausse bonne idée et ressemblait à la volonté opportuniste d’un studio de se faire de l’argent facile en misant sur le capital sympathie d’une ancienne franchise à succès.
Contre toute attente, le résultat s’avère à la hauteur des espoirs suscités par le projet.
Si Len Wiseman n’apporte pas de plus value à la série et se contente de reprendre les ingrédients déjà présents dans les premiers films (action survoltée, humour pince-sans-rire et méchants masquant leurs méfaits sous de soi-disant revendications politiques), il le fait avec conviction et un indéniable sens du rythme.
Tout en reprenant l’idée du duo mal assorti initié par John McTiernan dans Die hard 3, le film enchaîne les morceaux de bravoure improbables dans la plus pure tradition Die hard : à l’image de ce combat dans une voiture bloquée dans une cage d’ascenseur.
Mais c’est surtout Bruce Willis qui reste la principale force de la saga. Il est John McClane et endosse à nouveau le rôle qui a fait sa gloire avec une réjouissante énergie. Chauve, toujours aussi cynique et entêté, les scénaristes ont la bonne idée de jouer avec son personnage de flic vieillissant et réfractaire (limite rétrograde…) qu’ils confrontent à une situation qui le dépasse et à des personnes qu’il ne comprend pas.
Ajoutez à cela le retour de sa fille, Lucy, devenue en grandissant aussi têtue que son père et vous obtenez un concentré d’action plutôt jouissif qui, s’il ne révolutionne pas le genre comme Piège de cristal en son temps, assure amplement le spectacle.

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DIE HARD 3 : UNE JOURNÉE EN ENFER de John McTiernan (1995)

Affiche du film Die Hard 3 : Une journée en enfer
De violentes explosions secouent New York.
Le cerveau de ces opérations terroristes, un certain Simon, n’acceptera d’y mettre un terme que si John McClane accepte de jouer avec lui.
Cinq ans après 58 minutes pour vivre, pâle photocopie de son Piège de Cristal, John McTiernan reprend en main la destinée du flic désabusé qu’il a créé. Sans doute conscient du risque de se répéter en remettant son héros dans une intrigue en vase clos, il décide de déplacer ses aventures au grand air et de le débarrasser de ses attaches familiales qui étaient au centre des deux premières intrigues. S’il prive son héros d’une de ses réjouissantes spécificités (celle de se glisser dans les endroits les plus exigus pour sauver sa peau), le cinéaste n’abandonne pas pour autant son goût pour les scènes spectaculaires, très souvent filmées caméra à l’épaule pour placer le spectateur au cœur de l’action. Mais à trop chercher la surenchère, McTiernan frôle plus d’une fois la caricature et l’invraisemblance comme dans cette scène où McClane est expulsé d’un tuyau par un geyser à la manière d’un personnage de dessin animé, au moment où Zeus, son compagnon d’infortune, passe comme par hasard en voiture.
L’apport d’un partenaire aux aventures du flic – autrefois solitaire – est aussi un changement radical dans la série qui se rapproche un peu plus de l’esprit des Armes fatales (autres grosses productions de Joel Silver à l’époque). Le scénario de ce Die hard 3 avait d’ailleurs été un temps pressenti pour être la quatrième aventure de Riggs et Murtaugh.
Heureusement, le tandem formé par Bruce Willis et Samuel L. Jackson fonctionne bien, le réalisateur étant parvenu à préserver au sein de leur équipe l’humour décalé et les répliques piquantes de John McClane.
Manipulateur à souhait, le méchant ne déçoit pas non plus. Jeremy Irons, sans faire oublier la prestation savoureuse d’Alan Rickman dans le premier opus, apporte une touche d’ambigüité bienvenue à son personnage de terroriste mauvais joueur.
Plus ludique et explosif que réellement novateur et inventif, le troisième volet des aventures de John McClane reste un agréable divertissement même s’il semble courir en vain après la réussite de ses débuts. C’est d’autant plus dommage que la présence des tours du World Trade Center dans de nombreux plans du film donne, à postériori, un indéniable aspect prophétique à cette histoire d’attentats terroristes.

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LOOPER de Rian Johnson (2012)

Affiche du film Looper
Joe est un looper.
Un tueur chargé d’éliminer et de faire disparaître des témoins gênants pour le compte de la Mafia… du futur.
Une activité plutôt expéditive et très lucrative.
Mais quand la machine à remonter le temps lui expédie son « lui » avec 30 ans de plus, le contrat de Joe s’avère beaucoup plus difficile à honorer.
Intéressant mélange entre thriller et science-fiction à base de paradoxes temporels, Looper séduit par son suspense et ses trouvailles scénaristiques. Car tout en s’amusant des effets qu’il met en place (la confrontation entre les deux Joe et ses conséquences valent effectivement le détour), le réalisateur n’oublie pas de jouer jusqu’au bout la carte de son récit d’anticipation.
Après L’Armée des 12 singes, Bruce Willis retrouve les joies du voyage dans le temps et prouve que, malgré les années, il a toujours le flair pour dénicher les projets originaux. Une originalité qui aurait certainement gagné à être plus ambitieuse et un peu moins bien pensante à l’approche du final.
Il n’empêche, cette boucle temporelle est assez maligne pour vous faire oublier le temps pendant presque deux heures.
Ce serait vraiment dommage de « looper » ça, non ?

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EXPENDABLES 2 : UNITÉ SPÉCIALE de Simon West (2012)

Affiche de Expendables 2 : Unité spéciale
Lorsqu’un des leurs est lâchement tué au cours d’une mission par un méchant français, les sympathiques Expendables en font une affaire personnelle et décident de venger la mort de leur compagnon d’armes.
Il y a deux ans, le retour des pachydermes du film d’action des années 80 et 90, réunis sous la houlette opportuniste d’un Sylvester Stallone surfant sur la nostalgie d’un public « adulescent », avait réjoui tous ceux qui regrettaient la disparition des héros invincibles et bodybuildés à l’humour (pas très) fin.
S’ils reviennent en force grâce à un pré-générique tonitruant et à de nouvelles recrues de poids, les mercenaires d’Expendables 2 : Unité spéciale font aussi un retour en farce, armés d’un second degré bienvenu qui faisait un peu défaut dans leur première mission.
Sauf qu’une fois ces joyeuses retrouvailles passées, l’hommage renoue aussi avec tous les travers agaçants des films dopés à la testostérone des années Reagan et Bush père.
Entre :
1- Des dialogues primaires :
– C’est quoi le plan ?
– Les traquer, les trouver, les tuer.
2- Du sentimentalisme grotesque : l’éloge funèbre de Barney Ross (Sylvester Stallone) à son compagnon assassiné frise le ridicule.
3- Une intrigue simpliste et sans enjeu, bourrée de poncifs et d’invraisemblances.
4- Un méchant monolithique et inexpressif incarné à la perfection par un Jean-Claude Van Damme nommé Jean Vilain (!!!), histoire de bien signifier aux spectateurs qui ont laissé leur cerveau à l’entrée de la salle qu’ils ont affaire au méchant et qu’en plus il est français ! Double impact !
5- Des adversaires nombreux et surarmés pas foutus de toucher un éléphant dans un couloir alors que nos héros les dézinguent sans les regarder tout en se balançant des vannes.
… la coupe est souvent pleine, quant elle n’a pas un goût amer.
Quelle tristesse de voir Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger se parodier lourdement en distribuant, sans conviction, les volées de plomb et les répliques qui ont fait leur gloire.
Bizarrement, seul Chuck Norris (pourtant le plus réac de ces revenants) surprend dans un déconnant numéro d’homme d’action minimaliste mais plutôt efficace. A moins que ce capital sympathie ne provienne des quelques notes d’Ennio Morricone qui ponctuent chacune des apparitions de l’ex Texas Rangers.
Cependant, ne vous y trompez pas. Expendables 2 : Unité spéciale, sous ses airs de film d’action à l’ancienne, est bien un film de son temps. Les explosions et les giclés de sang n’ont plus rien de réaliste et sentent les effets numériques aseptisés à plein nez. Quant aux baroudeurs burinés (les Richard Burton, Lee Marvin, Burt Lancaster…), ils sont bel et bien morts et ont laissé leur place à des aventuriers botoxés gonflés aux hormones.
Pas sûr que l’on ait gagné au change avec un tel lifting !

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