SPECTRAL de Nic Mathieu (2016)

Affiche du film Spectral
Un scientifique travaillant pour le département de la Défense des États-Unis est envoyé en Moldavie où règne une violente guerre civile. Il doit tenter de percer le mystère de la mort de plusieurs soldats américains attaqués par des entités invisibles et invincibles.
Avec son impressionnant décor de ville en ruine, ses effets spéciaux convaincants et ses combats plutôt bien menés, Nic Mathieu compose un intéressant mélange entre film de guerre et science-fiction. Malheureusement, s’il parvient à créer une atmosphère intrigante et glauque plutôt crédible, il peine à faire décoller son sujet en raison de personnages sans nuances qui cumulent les poncifs.
Comment croire à ce MacGyver scientifique capable, en quelques heures seulement, de comprendre de quoi il retourne et de fabriquer des prototypes d’armes futuristes avec trois bouts de ficelle ? Ou de s’intéresser aux bidasses stéréotypés qui l’entourent ? C’est sans doute pour cela que le film n’a pas trouvé le chemin des salles, tout en faisant le bonheur de Netflix qui en a racheté les droits.
Une fois encore, la preuve est faite qu’un thème original et des moyens conséquents ne sont rien si la psychologie des protagonistes reste fantomatique.

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STAR TREK INTO DARKNESS de J.J. Abrams (2013)

Affiche du film Star Trek Into Darkness
Un homme aux capacités intellectuelles et physiques hors norme s’en prend à Starfleet dans des attentats de grande ampleur.
Désireux de se venger, le capitaine Kirk entraîne son équipage à la poursuite du terroriste au risque de déclencher une guerre globale avec une race extraterrestre hostile : les Klingons.
Après avoir donné en 2009 un salutaire coup de jeune à une série qui avait fini par sombrer sur grand écran dans une suite de films kitsch et poussifs, J.J. Abrams reprend à nouveau en main la destinée du capitaine Kirk et de son équipage qu’il parvient à propulser, grâce à une mise en scène d’une extrême fluidité, dans des péripéties encore plus trépidantes.
Si action, humour et émotion forment le même cocktail de base, Star Trek Into Darkness bénéficie cette fois d’un méchant d’envergure, campé par un formidable Benedict Cumberbatch qui efface la fade prestation d’Eric Bana dans l’opus précédent. Tandis que face à lui, Chris Pine, Zachary Quinto, Simon Pegg et le reste de la distribution reprennent avec conviction les personnages qu’ils avaient contribué à dépoussiérer il y a 4 ans.
Côté scénario, Abrams continue d’explorer avec intelligence les multiples possibilités offertes par le paradoxe temporel déclenché dans le Star Trek de 2009. En revisitant à l’envers Star Trek II : La colère de Khan, il adresse de savoureux clins d’œil aux fans sans perturber les spectateurs qui ne connaissent rien à l’univers créé par Gene Roddenberry.
Dommage que la 3D n’apporte rien, sinon obscurcir une image déjà volontairement sombre, et que quelques scènes d’émotion (la dispute amoureuse entre Spock et Uhura…) cassent bêtement le rythme du récit en d’inutiles et improbables conversations.
Efficace, drôle et inventive cette nouvelle aventure est certainement la mission la plus réussie de l’Enterprise.

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