DOCTOR STRANGE de Scott Derrickson (2016)

Affiche du film Doctor Strange
Suite à un grave accident de voiture, le docteur Steven Strange, neurochirurgien aussi renommé qu’imbu de sa personne, perd l’usage de ses mains. Dans l’impossibilité d’exercer son métier, il part pour Katmandou dans l’espoir de guérir ses blessures.
Là-bas, il va faire la découverte d’un monde lui permettant d’avoir accès à des dimensions alternatives. Ces nouvelles aptitudes métaphysiques vont le transformer à jamais…
Après avoir largement déployé l’aspect gros bras de ses super-héros, Marvel s’attaque, cette fois, au côté magique de son univers et lance sur les écrans un personnage peu connu du grand public mais très apprécié des fans de comics : Doctor Strange.
Comme pour Les gardiens de la galaxie ou Ant-Man, le fait que ce personnage soit moins connu semble avoir laissé plus de latitudes au réalisateur qui nous offre une adaptation plutôt fidèle à la bande dessinée (les graphismes des sorts apparaissent bien à l’écran), rehaussée d’effets ébouriffants entre trips psychédéliques des années 70 et villes kaléidoscopiques façon Inception.
Un film qui possède aussi pas mal de points communs avec le Iron Man de Jon Favreau. Même personnage arrogant qui se bonifie à la suite d’un évènement tragique, même humour pince sans rire et, surtout, même acteur charismatique.
Très proche physiquement de son modèle de papier, Benedict Cumberbatch a autant de magnétisme que Robert Downey Jr et exerce un réel pouvoir de fascination. Les présences de Tilda Swinton, Chiwetel Ejiofor et Mads Mikkelsen, à ses côtés, achèvent d’emporter l’adhésion.
Laissez-vous envoûter par les charmes magiques du Doctor Strange qui prouve que Marvel, loin d’être à bout de souffle, a encore de nombreux sortilèges efficaces en sa possession.

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ZOOLANDER N°2 de Ben Stiller (2016)

Affiche du film Zoolander 2
Derek Zoolander, le célèbre mannequin, s’est retiré du monde et de la mode depuis la catastrophe qui a touché sa fondation et causé la mort de sa femme. Mais pour récupérer la garde de son fils, il est prêt à tout. Même à remonter sur les podiums – en compagnie de son ancien ami et rival Hansel – et à affronter une terrible organisation de tueurs.
Avec Zoolander, Ben Stiller avait taillé un costard sur mesure au monde de la mode et son petit milieu de couturiers et de mannequins aussi bêtes qu’égocentriques.
Malheureusement, Zoolander 2 est à Zoolander ce que le prêt à porter est à la haute couture : une reprise sans imagination du modèle original qui tente de recycler d’anciennes trouvailles en les agrémentant de quelques gags qui peinent à faire du spectateur une victime de la mode.
Affiche bis du film Zoolander 2 Avec son défilé de vedettes du podium et du show-business, la comédie de Ben Stiller perd de sa superbe et finirait presque par rentrer dans le rang si la folie transgenre de Benedict Cumberbatch et transgressive de Will Ferrell (avec sa coiffure de caniche) ne venait mettre, un peu, le feu à tout ce parterre « people » !
Trop tard, toutefois, pour masquer la mauvaise qualité du patron et les finitions approximatives de ce produit de grande consommation qui risque de ne satisfaire personne.

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STRICTLY CRIMINAL de Scott Cooper (2015)

Affiche du film Strictly Criminal
1975, un petit caïd irlandais de Boston devient un baron de la pègre avec l’aide d’un agent du FBI, à qui il fournit des informations pour éliminer la mafia italienne qui contrôle la ville.
Basé sur des faits réels, Black Mass (traduit en « français » par un titre tout aussi nébuleux : Strictly Criminal) avait tout le potentiel nécessaire pour faire un grand film de gangsters. Mais Scott Cooper n’est ni Martin Scorsese, ni Sergio Leone et se contente – comme pour son film précédent : Les brasiers de la colère – de miser sur le potentiel de ses acteurs.
En l’occurrence, de son acteur ! Car si Johnny Depp retrouve enfin un rôle à sa mesure, sa prestation est en partie gâchée par un grimage ridicule et par un numéro un peu trop solitaire, faute d’acteurs à qui donner la réplique.
Face à lui, Joel Edgerton ne fait absolument pas le poids et le reste de la distribution n’a rien à se mettre sous la dent. Un comble quand on à sa disposition des acteurs de la trempe de Kevin Bacon ou de Benedict Cumberbatch et un récit aussi riche. Une histoire vraie que le réalisateur ne parvient pourtant jamais à rendre palpitante, en dépit de quelques surprenants éclairs de violence.
Il serait criminel de ne pas vous avertir, Strictly Criminal est un film strictement réservé aux inconditionnels de Johnny Depp, du moins s’ils arrivent à le reconnaître.

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REVIENS-MOI de Joe Wright (2008)

Affiche du film Reviens-moi
1935. Accusé à tort d’une agression par la jeune sœur de la femme qu’il aime, le fils d’une domestique est incarcéré.
1940. Afin de quitter sa cellule, Robbie accepte de s’engager dans l’armée et de rejoindre le front, en France.
Tandis que pour tenter de se racheter de ce mensonge qui a brisé le cœur de sa grande sœur, Briony devient infirmière de guerre.
Dès le premier plan, somptueux, Reviens-moi séduit par la qualité sa mise en scène et la beauté de ses images.
Joe Wright y compose un écrin idyllique, propre aux films romantiques, dans lequel il introduit son personnage principal et l’élément perturbateur du récit : Briony et son goût pour les histoires. Car, plus qu’à une romance contrariée ou à drame de la jalousie, c’est surtout à une réflexion sur le pouvoir des mots – et leurs mensonges – que nous convie le réalisateur.
Jouant de multiples points de vue et de différentes temporalités, Joe Wright alterne aussi trois lieux (la demeure victorienne, l’hôpital, la plage embrumée de Dunkerque) qui sont autant de représentation intérieure de ses personnages.
Les acteurs, la superbe musique de Dario Marianelli, les sons et les décors… Tout est au diapason de l’admirable mise en scène qui culmine dans un fabuleux plan séquence de cinq minutes, au milieu des troupes anglaises défaites attendant leur rapatriement sur la plage de Dunkerque.
Malheureusement, la grande maîtrise de Wright d’un point de vue formel est également sa faiblesse. Aussi pensée et élaborée soit-elle, sa fresque ne génère que peu d’émotions.
Très vite, on se moque du destin des deux amants et de celui de Briony qui s’avère d’ailleurs plutôt antipathique, quel que soit son âge. (Personnage démiurge, il est le seul à se transformer physiquement au cours du récit et à se voir incarné par trois actrices différentes).
Moins irréprochable mais plus naturel, Orgueil et préjugés avait paradoxalement plus de charme. Ces réserves mises à part, Reviens-moi confirme l’indéniable talent de Joe Wright.

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LE HOBBIT : LA BATAILLE DES CINQ ARMÉES de Peter Jackson (2014)

Affiche du film Le Hobbit : La bataille des cinq armées
Le dragon a pris du plomb dans l’aile.
Avec l’aide de Bilbon, Thorain et sa troupe de Nains ont repris possession de la Montagne Solitaire et s’opposent aux Humains venus réclamer leur part de butin.
Alors quand les Elfes et leur roi Thranduil viennent à leur tour en jeter sur le feu, la friture entre les trois communautés est proche.
A moins que l’attaque imminente des Orques et des Wrags ne réconcilie les trois armées dans un ultime combat contre les puissances du mal.
Le Hobbit : La bataille des cinq armées serait-il le film de Trop ?
Trop long côté durée.
Trop creux côté scénario.
Trop répétitif côté batailles.
Trop numérique côté personnages.
Trop balourd côté humour.
Trop fatigué côté acteurs.
Trop attendu côté mise en scène.
Et pourtant, il se dégage dans la dernière demi-heure une indéniable mélancolie qui rattrape, un peu, le délayage intempestif du récit à des fins mercantiles.
Une émotion bienvenue qui avait cruellement fait défaut à Un voyage inattendu et à La désolation de Smaug.
Pas de quoi, cependant, redorer le blason d’une trilogie qui ne sera jamais parvenue à se hisser à la hauteur de celle du Seigneur des anneaux.

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LES PINGOUINS DE MADAGASCAR de Simon J. Smith et Eric Darnell (2014)

Affiche du film Les pingouins de Madagascar
Les pingouins de Madagascar quittent leur cirque pour défendre leurs congénères contre une redoutable pieuvre nommée Dave…
Après un pré-générique sur la banquise drôle et prometteur, nos quatre héros – pourtant pas manchots en vannes – ne font qu’enchaîner les voyages carte postale et les gags qui ne volent pas toujours très haut : au mieux leurs blagues sentent le gâteau apéritif au fromage, au pire le prout.
Le tout pimenté d’une vague parodie des films de James Bond.
Pour le reste, l’histoire se résume à une course poursuite interminable et effrénée comme c’était déjà le cas dans Madagascar 3, dont ce film est la suite directe.
Sans être foncièrement mauvais, puisque cette fois on ne se coltine pas les autres évadés du zoo, Les pingouins de Madagascar fatigue rapidement par ses excès. D’ailleurs, à ce niveau, ce n’est plus à un dessin animé auquel DreamWorks convie les enfants, mais à un dessin agité.
Pas de quoi s’en claquer cinq, les p’tits gars !

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LE HOBBIT : LA DÉSOLATION DE SMAUG de Peter Jackson (2013)

Affiche du film Le Hobbit : La désolation de Smaug
Le pâle Hobbit et ses 13 nains poursuivent leur route parsemée d’embûches – entre araignées géantes, elfes des bois et humains crétins – en direction de l’antre de Smaug…
Il a de quoi être désolé le pauvre dragon Smaug car, avant d’arriver à son repère souterrain pour les scènes les plus réussies du film, il faut se cogner un très, très long périple qui s’avère à peine plus passionnant que celui du précédent opus : Le Hobbit : Un voyage inattendu.
Si Peter Jackson a, cette fois, la bonne idée de mettre en avant certains membres de la compagnie, il ne sait pas quoi en faire et développe, pour maintenir l’attention, des intrigues secondaires qui n’ont que peu d’intérêts comme cette improbable amourette entre une elfe et un des nains.
Délayée sur trois films alors que deux auraient largement suffi, la suite des aventures de Bilbon et de Thorin Écu-de-Chêne enfonce définitivement le clou du projet commercial. Les scènes d’action sont allongées au maximum, quitte à friser le ridicule et à nager en plein humour balourd comme dans cette interminable descente de rapides à bord de tonneaux.
Reste le jeu convaincant de Martin Freeman, Ian McKellen et Richard Armitage, qui n’ont hélas plus grand-chose à défendre, ainsi que les sympathiques prestations d’Evangeline Lilly et du toujours impeccable Luke Evans.
Seul Orlando Bloom n’est pas à la fête dans son rôle fétiche de Legolas. Un rôle qui n’a plus rien de bandant (je parle de son arc !), les prestations les plus spectaculaires du comédien ayant été doublées par un clone numérique qui renforce le côté jeu vidéo de l’entreprise (on croirait parfois regarder le cinéaste jouer à Gauntlet) mais désincarne totalement le récit.
Et lorsqu’enfin le dragon – visuellement réussi – apparaît, Peter Jackson plante là son public sans se donner la peine de composer un fin, un peu comme si cette critique ne…
(A suivre…)

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