YOUNG ONES de Jake Paltrow (2014)

Affiche du film Young Ones
Dans un avenir proche, la planète manque d’eau et les hommes se disputent les derniers puits.
Un fermier et ses deux adolescents tentent de survivre sur leur propriété desséchée avec l’espoir de faire revenir le précieux liquide sur des terres qu’ils croient encore fertiles. Mais leur exploitation suscite bien des convoitises…
Film d’anticipation plus proche de The Rover que de Mad Max, Young Ones intrigue par son atmosphère étouffante et une description plausible de notre futur. Jake Paltrow a, en outre, la bonne idée d’user avec parcimonie des effets spéciaux pour se concentrer sur ses personnages et son récit.
Mais malgré ses comédiens plutôt convaincants, l’intrigue (découpée en trois actes qui cherchent à lui donner des airs de tragédie familiale mâtinée de western) se cantonne finalement à une prévisible histoire de vengeance qui peine à susciter l’intérêt.
Faute d’avoir assez creusé ses idées, le cinéaste épuise rapidement un filon pourtant prometteur.

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INTERSTELLAR de Christopher Nolan (2014)

Affiche du film Interstellar
Pollution, surpopulation, ressources naturelles épuisées…
La vie de l’homme sur terre touche à sa fin.
Une expédition est envoyée dans l’espace, pour explorer une faille temporelle qui s’est formée à proximité de Saturne, afin de trouver un nouveau lieu de vie pour l’humanité.
Christopher Nolan a, depuis Inception, découvert l’art d’enfumer son public avec des discours abscons qui font passer ses films pour plus réfléchis qu’ils ne le sont !
Avec Interstellar, vous noterez le titre qui commence aussi par un « i », il tente une symbiose entre le métaphysique et le mystique, entre Kubrick et Malick, entre le spatial et le familial.
Dans ce long voyage vers l’inconnu, non dénué d’un certain charme visuel, les acteurs semblent être les premiers perdus et déblatèrent leur texte sans avoir vraiment l’air de comprendre ce qu’ils racontent.
Un film tellement fourre-tout qu’à quelques mots près, Audi aurait pu en faire la critique via sa dernière publicité.

La preuve :
Ce n’est pas un film, c’est une invitation.
Ce n’est pas de la mise en scène, c’est une expérience.
Ce n’est pas la fin du monde, ça n’existe pas.
Ce n’est pas un mur d’eau, c’est un challenge.
D’accord c’est de la glace, et alors ?
Ce n’est pas du stress, c’est de la passion.
Ce n’est un pas un trou de ver, c’est la prochaine étape.
C’est bien plus qu’en enfumage 4 étoiles, c’est la toute dernière Nolânerie Interstellar.
Sur tous les réseaux sociaux, la perfection.

Un film réservé aux amateurs de fumisterie et aux possesseurs d’une Audi Quattro.

Texte original de la publicité Audi Quattro :
Ce n’est pas une route, c’est une invitation
Ce n’est pas de la conduite, c’est une expérience
Ce ne sont pas de mauvaises conditions, ça n’existe pas
Ce n’est pas un torrent, c’est un challenge
D’accord c’est de la glace, et alors ?
Ce n’est pas du stress, c’est de la passion.
Ce n’est pas une montagne, c’est la prochaine étape.
C’est bien plus qu’un système 4 roues motrices, c’est la toute dernière technologie Quattro.
En toutes conditions, la perfection.

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LA PLANÈTE DES SINGES : L’AFFRONTEMENT de Matt Reeves (2014)

Affiche du film La planète des singes : l'affrontement
Un virus créé accidentellement par des scientifiques a anéanti une grande partie de l’humanité et a permis le développement d’une race évoluée de singes.
Dans les ruines de San Francisco, une petite communauté d’humains tente de survivre et d’entrer en contact avec d’autres rescapés sur la planète. Mais, à court d’énergie, ils doivent absolument faire redémarrer un barrage hydroélectrique situé au cœur d’une forêt contrôlée par les singes.
La confrontation entre les deux espèces ne va pas être sans danger.
Suite au départ de Rupert Wyatt, réalisateur de La planète des singes : Les origines, on pouvait légitimement craindre un changement d’orientation de cette habile remise au goût du jour de la série de films de la fin des années 60.
Heureusement, La planète des singes : l’affrontement retrouve les principales qualités de son prédécesseur et continue de privilégier les rapports entre les différents protagonistes tandis que les effets spéciaux, qui donnent vie aux étonnants singes en images de synthèse, sont toujours au service du récit. Même si celui-ci à tendance à devenir prévisible en renouant avec le classique affrontement entre les hommes et les singes.
La fable écologique du premier opus disparaît, avec le personnage de James Franco, au profit d’un discours politique et guerrier qui le rapproche du film de Franklin Schaffner… sans en avoir toutefois la portée.
La planète des singes : l’affrontement reste, quoiqu’il en soit, une suite fort recommandable grâce à la qualité de la mise en scène et à la performance d’Andy Serkis dont l’interprétation sensible de César surpasse largement les compositions de Jason Clarke et de Gary Oldman…
L’avènement du singe, même s’il n’est que numérique, est d’ores et déjà en cours à Hollywood.

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THE ROVER de David Michôd (2014)

Affiche du film The Rover
Australie. Dix ans après « la chute » de la société occidentale, les hommes tentent de survivre, le plus souvent par la violence, dans un monde en déliquescence.
C’est dans ce contexte qu’un homme se fait voler sa voiture par trois hommes.
Ivre de colère d’avoir été dépossédé de son seul bien, il se lance à la poursuite du petit groupe guidé par le jeune frère, blessé, d’un des membres de la bande.
C’est à un étonnant périple sanglant que nous convie le film de David Michôd.
Une poursuite qui doit autant au western, pour sa chasse à l’homme dans le désert, qu’à Mad Max pour l’étrange fascination qu’exercent la route et les voitures sur l’autochtone australien.
Âpre et violent, The Rover n’est pas qu’une simple relecture, façon film d’auteur, du long métrage de George Miller. D’ailleurs, malgré son budget restreint, le cinéaste parvient à rendre crédible sa société sur le déclin par petites touches suggestives, en prenant garde de laisser le contexte général dans un flou inquiétant. On ne sait rien de ce qui a provoqué « la chute », Michôd préférant se concentrer sur la vendetta de son anti-héros au bout du rouleau et sur l’étrange lien qu’il tisse avec le frère un peu simple d’esprit d’un de ses ennemis.
Dans le rôle principal, Guy Pearce, barbu et déplumé, est encore une fois presque méconnaissable. Il compose un personnage glaçant dont la détermination fait froid dans le dos. Face à lui… Euuuuh, euuuh… Robert Pattinson s’essaye lui aussi au rôle de composition mais reste… Euuuuh, euuuh… plus laborieux, même si sa prestation de simplet demeure sympathique.
Dommage que les caractères des deux protagonistes évoluent assez peu au cours du récit, empêchant l’empathie et laissant, un peu, le spectateur au bord de la route. Car, malgré ses défauts, The Rover est, par moment, un film qui a du chien…

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ANTIVIRAL de Brandon Cronenberg (2013)

Affiche du film Antiviral
Dans un futur proche, une clinique commercialise les virus des « people » à la mode afin de les injecter à des fans toujours plus avides d’osmose avec leurs stars préférées.
Devant le succès grandissant de cette pratique, un marché parallèle se met en place. Syd March, un des employés de la clinique, y revend les germes des célébrités qu’il récupère et les dissimule en se les inoculant. Mais les choses se gâtent le jour où il s’injecte un virus hautement nocif qui est en train de tuer l’actrice égérie de la clinique : la belle Hannah Geist.
Parabole d’une société vivant par procuration dans l’adoration des vedettes du grand et du petit écran, le film de Brandon Cronenberg pousse le concept de cette déification jusque dans ses recoins les plus morbides. Dans ce monde, pas si éloigné du nôtre, la cannibalisation des célébrités se fait au propre comme au figuré, les fans n’hésitant pas à absorber des steaks de cellules, cultivés en laboratoire, de leurs idoles préférées.
Une approche originale et dérangeante que le jeune cinéaste gâche par une mise en scène mollassonne et un esthétisme clinique au goût de déjà vu : des hommes en costumes noirs se déplacent dans des décors blancs régulièrement maculés de sang.
Une parabole qui pourrait aussi s’appliquer au réalisateur dans sa tentative d’assimiler l’univers et les préoccupations de sa célébrité de père – David Cronenberg – qu’il cite abondamment (de Vidéodrome à eXistenZ) et dont il reprend l’une des actrices : la belle Sarah Gadon.
Une fois passé le surprenant postulat de départ, Antiviral vaut surtout pour la performance de son acteur principal. Le teint livide, le corps exsangue couvert de tâches de rousseur, Caleb Landry Jones sidère par sa performance maladive : crachant sang et glaires ou la démarche voûtée, un thermomètre glissé dans la bouche.
Nul doute qu’avec David Cronenberg et ses obsessions anales, il se le serait fourré ailleurs. La face/fesse du film, et sa portée, en eût sans doute été changée !

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LOOPER de Rian Johnson (2012)

Affiche du film Looper
Joe est un looper.
Un tueur chargé d’éliminer et de faire disparaître des témoins gênants pour le compte de la Mafia… du futur.
Une activité plutôt expéditive et très lucrative.
Mais quand la machine à remonter le temps lui expédie son « lui » avec 30 ans de plus, le contrat de Joe s’avère beaucoup plus difficile à honorer.
Intéressant mélange entre thriller et science-fiction à base de paradoxes temporels, Looper séduit par son suspense et ses trouvailles scénaristiques. Car tout en s’amusant des effets qu’il met en place (la confrontation entre les deux Joe et ses conséquences valent effectivement le détour), le réalisateur n’oublie pas de jouer jusqu’au bout la carte de son récit d’anticipation.
Après L’Armée des 12 singes, Bruce Willis retrouve les joies du voyage dans le temps et prouve que, malgré les années, il a toujours le flair pour dénicher les projets originaux. Une originalité qui aurait certainement gagné à être plus ambitieuse et un peu moins bien pensante à l’approche du final.
Il n’empêche, cette boucle temporelle est assez maligne pour vous faire oublier le temps pendant presque deux heures.
Ce serait vraiment dommage de « looper » ça, non ?

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TIME OUT de Andrew Niccol (2011)

Affiche du film Time Out
Dans un temps futur,
le temps s’est arrêté pour tous à 25 ans.
Mais le temps, c’est de l’argent.
Et tandis que les riches vivent plus de cent ans,
les pauvres, eux, manquent de temps.
Will, jeune « manu-temps-tionnaire »,
ne veut plus s’en laisser conter.
Il va tenter de remettre tous les compteurs à zéro.
Quel taon a bien pu piquer le réalisateur de Bienvenue à Gattaca ?
Avec un sujet aussi séduisant, il y avait tant à faire et à dire.
Mais non, le cinéaste semble avoir manqué de temps.
Manqué de temps pour peaufiner un scénario qui sombre très rapidement dans le ridicule et les invraisemblances et où le héros, brave ouvrier volontaire, devient brusquement un véritable expert dans le maniement des armes et le combat au corps à corps.
Manqué de temps pour faire un véritable casting : Justin Timberlake, mâchoire crispée et regard inexpressif, semble avoir avalé une pendule.
Cillian Murphy, en gardien du temps, a autant de charisme qu’un horodateur.
Quant à Amanda Seyfried, elle sauve sa prestation grâce à son jeu… de jambes mis en valeur par une garde-robe encore plus courte que le temps qui lui reste à vivre.
Et tant pis si ce qui s’annonçait comme une intéressante métaphore sur l’enrichissement d’une minorité sur le dos du plus grand nombre (ainsi qu’une critique de la course au jeunisme) se transforme en une bête série B vaguement inspirée des exploits de Robin des Bois et de Bonnie and Clyde.
C’est d’autant plus dommage que, dans tout ce gâchis, quelques belles scènes surnagent comme cette course contre la montre entre une mère et son fils ou cet étonnant bras de fer temporel entre le héros et le méchant de service.
Si Andrew Niccol fut un excellent Lord of War, sa tentative en tant que Lord of Time ne laissera pas un souvenir impérissable. Pas plus que celle du distributeur français de traduire le titre original : In Time par le guère plus excitant Time Out.
Qu’il soit In ou Out, un conseil : n’y gaspillez pas votre temps !

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