MAMA de Andrés Muschietti (2013)

Affiche du film Mama
Deux jeunes sœurs, portées disparues le jour du décès de leurs parents, sont retrouvées cinq ans plus tard dans une inquiétante cabane au fond des bois. Confiées à leur oncle et à sa petite amie, elles tentent de se réadapter à la vie en société, mais un être malfaisant semble les avoir accompagnées…
Au carrefour de deux styles horrifiques en vogue – l’un japonais avec son fantôme de femme désarticulée aux longs cheveux et l’autre espagnol avec sa mère courage et ses enfants en proie à l’au-delà – Mama se démarque pourtant du tout venant des films d’horreur en jouant la carte du conte fantastique et de l’ambiguïté.
Andrés Muschietti dispense avec parcimonie ses effets pour mieux faire peur et à le bon goût de donner une réelle épaisseur à sa revenante (dangereuse mais aimant vraiment les deux fillettes) ainsi qu’à Jessica Chastain, moins lisse et insipide qu’à l’accoutumée.
Plus qu’à une banale histoire de spectre revanchard, c’est finalement à l’affrontement de deux mères adoptives pour la garde de leurs enfants que nous convie ce film. Un changement de point de vue qui fait toute la différence et rend cette Mama plutôt fréquentable.

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WHITE HOUSE DOWN de Roland Emmerich (2013)

Affiche du film White House Down
De passage à la Maison-Blanche, en compagnie de sa fille, un policier se retrouve mêlé à une prise d’otages à la Maison-Blanche. Face à un groupe de mercenaires armés jusqu’aux dents, il va tout faire pour protéger sa fille et le président des États-Unis.
Sorti la même année que le pitoyable La chute de la Maison-Blanche d’Antoine Fuqua, sur un sujet similaire, il y avait tout à craindre du nouveau film de Roland Emmerich, le plus américain des réalisateurs étrangers tournant aux USA.
Contre toute attente, White House Down, s’il fournit effectivement son lot de fusillades et de catastrophes en tous genres, est plutôt une bonne surprise. Roland Emmerich ayant le bon goût de lever le pied sur ses habituels élans patriotiques pour proposer un divertissement dans la lignée des films d’action de la fin des années 80, façon Piège de cristal. Si Channing Tatum n’a pas le charisme de Bruce Willis, son duo avec Jamie Foxx (moins agaçant que d’habitude) ne manque pas d’humour. Et puis c’est toujours un plaisir de voir James Woods jouer les ordures de service.
Moins bête que l’invasion de terroristes nord-coréens filmée par Fuqua, le cinéaste imagine une attaque de la Maison-Blanche assez plausible organisée de l’intérieur par des nationalistes et des industriels de l’armement. Un éclair de lucidité qui ne gâche en rien l’efficacité de ce festival de bagarres et d’explosions, bien au contraire.

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BOUNTY KILLER de Henry Saine (2013)

Affiche du film Bounty Killer
Dans le futur, les états ont perdu leur autorité au profit de multinationales qui ont pris le pouvoir et se font la guerre, détruisant une partie de la planète et de l’humanité.
Pour lutter contre ces bandits en cols blancs et restaurer la paix, un conseil de sages fait appel à des chasseurs de primes. Très populaires, on les appelle les Bounty Killers.
Véritable fourre-tout cinématographique empruntant autant aux films de Robert Rodriguez (même violence gore et effets bon marché) qu’aux univers de Tank Girl ou de Mad Max, Bounty Killer est une indéniable série Z mais dans le bon sens du terme.
Le film de Henry Saine se laisse suivre sans déplaisir grâce à un scénario caustique qui dénonce par l’absurde les agissements sans pitié de cadres zélés en costume cravate. Une réjouissante liberté de ton – dont aurait pu s’inspirer un certain George Miller qui s’échine depuis plus de trente à nous resservir la photocopie du même film – servie par des comédiens plutôt acceptables, dont un Gary Busey (L’arme fatale, Drop Zone) à la dentition toujours aussi blanche et carnassière.

Christian Pitre dans Bounty Killer
Mais c’est surtout la prestation de Christian Pitre qui séduit l’œil. Dangereuse pin-up aussi mal embouchée que sexy, elle donne chair à cette improbable équipée (sortie directement en DVD) dont elle est l’atout le plus séduisant.

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LE MANOIR MAGIQUE de Ben Stassen et Jérémie Degruson (2013)

Affiche du film Le manoir magique
Un chaton abandonné par sa famille trouve refuge dans un manoir où vit un vieux magicien excentrique entouré d’animaux et de créatures mécaniques.
Mais, suite à un malencontreux accident qui envoie le vieil homme à l’hôpital, la surprenante bicoque attire la convoitise du neveu du magicien : un petit agent immobilier sans scrupule dont la devise semble être : « Extorquer plus pour gagner plus ».
Heureusement, le jeune chat a plus d’un tour dans son sac pour sauver sa nouvelle demeure et ses nouveaux amis.
Ce petit film d’animation, destiné aux plus jeunes, ne brille ni par son scénario gentillet, ni par son animation qui, bien que fluide, a un peu trop tendance à utiliser la technique de la vision subjective chère aux jeux vidéo. Résultat : les galopades du chaton dans les arbres ou dans les couloirs du manoir finissent rapidement par donner le tournis.
Et puis quelle tristesse de voir que ce film d’animation belge préfère situer son action aux États-Unis sans doute pour mieux se vendre sur le marché anglo-saxon.
Mais chassez l’humour belge du scénario, il revient au galop par le biais d’un des personnages. Un humour d’ailleurs plutôt destiné aux parents puisque le fourbe neveu qui cherche par tous les moyens à s’emparer des biens du vieux magicien à les traits de Nicolas Sarkozy ! Sans doute parce que Le manoir magique le vaut bien…

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CONJURING : LES DOSSIERS WARREN de James Wan (2013)

Affiche du film Conjuring : Les dossiers Warren
Au cinéma, les deux principaux pigeons d’une maison hantée sont les médiums et les pauvres.
Les premiers, comme dans La maison des damnés, y vont de leur plein gré, tellement content de prouver l’existence des fantômes qu’ils se font souvent posséder eux-mêmes.
Les seconds, comme dans Les messagers, y vont un peu forcés, trop content d’avoir trouvé, pour un prix étrangement modique, une grande ferme perdue au fin fond de la campagne où monsieur va pouvoir laisser seuls femme et enfants pendant qu’il part travailler à plusieurs heures de là.
Avec Conjuring, James Wan nous propose la rencontre de ces deux pigeons, non sans avoir élaboré au préalable une projection test de sa future production (Annabelle) présentée sous forme d’une introduction tout à fait dispensable.
Heureusement, dès le que le couple Warren, spécialisé dans les enquêtes paranormales, se penche sur le cas d’une famille terrorisée dans leur maison par une présence maléfique, l’affaire repart sur les bonnes rails du classique train fantôme. Une attraction qui n’est pas dénuée de charme d’autant que le récit se déroule dans les années 70 et que l’horreur patte d’eph et rouflaquettes donne à l’ensemble un intéressant côté vintage. Que renforcent certaines séquences caméra à l’épaule reproduisant l’esthétique des films en super 8.
La première heure, particulièrement réussie, permet à James Wan de jouer avec habileté sur le versant frissonnant de l’horreur, une approche d’autant plus inquiétante qu’il l’associe à un jeu d’enfants : le cache-tape ou comment repérer, les yeux bandés, la cachette d’un des joueurs qui vous guide en tapant dans ses mains. Un jeu qui atteint son climax sur le palier d’une cave où l’un des protagonistes se retrouve enfermé. Sursaut garanti.
Dommage que la fin du film ne soit pas hantée par le même souci de faire naître la peur et tombe dans le travers facile du grand guignol. Tout d’abord en nous infligeant à nouveau Annabelle, l’horrible poupée de porcelaine, puis en transformant cette intrigante histoire de maison hantée en cas de possession qui vire à l’exorcisme grotesque et sanguinolent.
Un beau potentiel horrifique gâché, in fine, par un spectre un peu limité dans le domaine de l’épouvante, c’est peut être ça qui est finalement le plus effrayant.

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ALBATOR, CORSAIRE DE L’ESPACE de Shinji Aramaki (2013)

Affiche du film Alabator, corsaire de l'espace
« Albator, Albator
Du fond de la nuit d’or
Albator, Albator
De bâbord à tribord
Tu veilles sur la galaxie
Sur la liberté aussi… »
Mais tu n’as visiblement pas l’œil sur ton adaptation cinématographique qui prend l’eau. Car si vaisseaux et affrontements stellaires impressionnent par leur réalisme, les différents personnages déçoivent avec leurs étranges faces de raies inexpressives aux yeux de merlan frit.
Côté intrigue, difficile de mordre à l’hameçon. Le scénario – très, très nébuleux – semble avoir été écrit par un plongeur en apnée au cerveau mal irrigué. Sinon, comment expliquer que le capitaine borgne fasse plus de cas d’une pâquerette que de la vie de ses adversaires qu’il éperonne ou pilonne avec une allégresse faisant passer le capitaine Achab pour un marin d’eau douce.
Même les fameuses Sylvidres ont été jetées avec l’eau du bain au profit d’une guerre pour un retour sur Terre sans queue ni tête.
De quoi prendre sa bitte d’amarrage et se la mordre devant cette bouillabaisse indigeste aux effluves de fond de cale et de poissons pas frais.

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MACHETE KILLS de Robert Rodriguez (2013)

Affiche du film Machete Kills
Machete, le vengeur mexicain, a la lame qui le démange !
On a tué une de ses amies très sexy !
Ça tombe bien, le Président des États-Unis a besoin de lui pour une mission dangereuse.
Péter la gueule d’un chef de cartel mexicain qui menace de balancer un gros missile sur le sol américain…
On prend le même et on recommence.
Machete revient pour un nouveau festival rigolard d’explosions, d’exécutions, de pendaisons, de décapitations, d’éventrations et de démembrements avec cette fois un – mauvais – goût prononcé pour les hélices : du hors-bord à l’hélicoptère.
Si les filles sexy, très sexy et très, très sexy sont toujours aussi « caliente » (Amber Heard ainsi que Sofia Vergara et sa bande envoient du bois !) et les invités de marque toujours adeptes du second degré (Mel Gibson, Charlie Sheen, Antonio Banderas et tous leurs comparses s’en donnent à cœur joie !) Robert Rodriguez filme cette fois son Machete comme un manche et donne à son film l’esthétique lisse d’un téléfilm de seconde zone.
Même si le budget restreint est sans doute pour beaucoup dans le rendu final, le cœur du réalisateur de Sin City semble las de toute cette salsa.
Adieu le rendu crapoteux qui allait si bien au teint buriné de Danny Trejo, adieu aussi les nombreuses piques contre la politique répressive des USA face à l’immigration mexicaine. Robert Rodriguez se contente ici de quelques clins d’œil cinématographiques faciles (de Star Wars à Moonraker en passant par Braveheart et Docteur Folamour) avant de sombrer dans l’autocitation : le destin de Michelle Rodriguez ressemblant étrangement à celui de Johnny Depp dans Desperado 2 : Il était une fois au Mexique.
Du bricolage/recyclage qui a de plus en plus de mal à faire rire même si, par moment, certaines outrances emportent l’adhésion et prouvent que le pote de Tarentino peut encore faire mouche.
Quant à Danny Trejo, même s’il a encore de beaux restes, souhaitons lui de ne pas remettre ça dans Machete kills again in space qu’annonce une amusante bande annonce. Car, c’est bien connu, Machete n’aime pas se faire mettre… surtout en orbite !

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