OBLIVION de Joseph Kosinski (2013)

Affiche du film Oblivion
2077.
Suite à une attaque extraterrestre la terre est devenue en partie inhabitable et ses habitants ont dû être évacués vers Titan, une lune de Saturne.
Il ne reste plus qu’un couple, chargé de surveiller l’extraction des dernières ressources de la planète afin de permettre la survie de l’humanité.
Guidé par Vika, depuis leur appartement tour de contrôle situé dans les nuages, Jack à en charge les drones qui veillent à la bonne marche des opérations et à l’élimination des dernières poches de résistance aliens.
Une vie bien réglée soudain chamboulée par le crash d’un mystérieux vaisseau spatial qui va remettre en cause bien des certitudes…
Avec ses décors époustouflants de la terre après l’apocalypse (buildings à moitié enterrés et énormes navires échoués dans un paysage désertique) la première partie du film de Joseph Kosinski séduit et intrigue, du moins jusqu’à ce que le scénario nous fasse découvrir la cabane cachée de Jack au milieu d’une végétation luxuriante (pour rappel, la terre est mourante) qui ferait pâlir d’envie les télétubbies. Là, allongé dans l’herbe verte, sa casquette de baseball vissée sur la tête, Tom Cruise écoute de vieux standards américains sur un électrophone (le fin du fin, même si on se demande comment il parvient à le faire fonctionner) tout en se rappelant, en noir et blanc, comment c’était mieux avant. Du temps où la bannière étoilée volait au vent, au sommet de l’Empire State Building.
Dès lors, le film de SF contemplatif ne tient plus ses promesses et prend les chemins convenus d’un fantastique formaté qui recycle des thèmes déjà exploités ailleurs ces cinquante dernières années, de La planète des singes (avec la flamme de la statue de la liberté enfouie dans le sol) à Star Wars Épisode 1 (la course poursuite dans un canyon) en passant par Matrix
Rien ne nous est épargné et l’on se prend à trouver le temps long, d’autant que le récit réserve bien peu de surprises et que les quelques seconds rôles n’ont pas grand-chose à jouer face à la star qui monopolise l’écran, jusqu’à l’écœurement.
Après Tron, l’héritage, Joseph Kosinski confirme son goût pour les jolis paquets cadeaux dépourvus de contenu.
Voilà ce qui arrive quand on va chercher d’anciens publicitaires pour faire du cinéma, il y a forcément risque de tromperie sur la marchandise.
À Oblivier…

Cliquez ici pour voir la bande annonce.
(A éviter si vous ne voulez pas vous gâcher les quelques éléments de surprise du film)

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2 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. GUDULE MAPOTHER VII
    Juin 05, 2013 @ 10:36:55

    N’empêche, c’est pas un film, c’est un documentaire, OBLIVION ! Oui, pas un film, mais un vrai documentaire tourné en 2077 !!
    Pour une fois, Marcorèle n’avait pas l’info !
    Je le sais, parce que c’est un pote à moi qui l’a laissé traîner à HOLLYWOOD, lors d’un récent voyage dans le temps, en rendant visite à Joseph (Kosinski), qui était justement en mal d’inspiration…

    Avec leur sens inné du pragmatisme, les amerloques l’ont envoyé direct sur les écrans. Joseph s’est fait engueuler par le journaliste (le vrai auteur, c’est Brandon Cronenberg, l’arrière petit fils de David, celui qui a mal tourné…), mais ils se sont dit que les étasuniens n’y verraient que du feu, finalement … Ils n’ont pas eu tord !

    Alors, les jeunes, au lieu de gloser sur la qualité de OBLIVION, je vous conseille d’aller vite fait voir ça, histoire de savoir ce qui vous attends si vous continuez d’aller voir FAST AND FURIOUS 19 ou DIE HARD je ne sais plus combien au cinoche…

    Moi, je ne suis pas sûr d’être encore là en 2077, mais je vais me mettre au régime pour tenter le coup, en espérant voir votre tête …

    Je sais bien que personne ne me croira, mais je vous aurai prévenu ! Alors, maintenant, à vous de voir ! Vous pouvez continuer d’aller voir benoitement FAST AND FURIOUS 19 ou DIE HARD …

    Ha oui, je vois…l’argument choc : Mais c’est Tom Cruise, le gentil, dans le film, donc ce n’est pas un documentaire de 2077 !
    Alors là, je vous le dit tout net, l’argument ne tient pas : Tom Cruise, de son vrai nom Thomas Cruise Mapother IV, n’est pas gentil, et c’est surtout l’un des premiers voyageurs dans le temps : Il est arrivé à Syracuse (NY) (Vous remarquez aussi : dès le début, tout est faux : le nom, le pseudonyme de la vile de naissance…) en 1962, et bénéficie des appuis indéfectibles de la compagnie de voyage dans le temps des scientologues, la plus puissante du monde… Il prête les traits de son visage pour pas mal de films et documentaires en 2077, vu que c’est un cabot de première et qu’il ramasse un tas de pognon comme ça sans rien foutre… Et puis son visage inexpressif, je n’ose même pas vous en expliquer la cause, parce que c’est d’ordre privé …

    Et puis, zut, après tout, vous croyez ce que vous voulez !
    Moi, je me mets tout de suite aux fruits et aux légumes, dix fois par jours… La tête que vous allez faire en 2077. Dormez bien !

    Répondre

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